Dépression: les parents de familles recomposées seraient plus à risque

Dépression: les parents de familles recomposées seraient plus à risque

Cette nouvelle fait partie de nos archives. Il se peut que son contenu ne soit pas à jour.


Les parents de familles recomposées qui remplissent plusieurs rôles parentaux seraient plus sujets à la dépression selon une étude américaine.
Agence Science-Presse

13 février 2015 | Les parents de familles recomposées qui remplissent plusieurs rôles parentaux seraient plus sujets à la dépression, avance une étude américaine réalisée auprès de 6 276 parents.

Dans une famille recomposée, les parents doivent souvent assumer plusieurs responsabilités : être parents de leurs propres enfants, beaux-parents des enfants du conjoint et parfois même, parents d’un nouveau bébé. Selon les chercheurs, plus un parent cumulerait de rôles, plus son risque de dépression augmenterait. Ainsi, les parents assumant les 3 rôles à la fois auraient 57 % plus de risque de souffrir de dépression que ceux qui n’en endossent qu’un seul, ont noté les chercheurs.

De plus, les pères seraient plus sujets à la dépression si leurs enfants biologiques ne vivent pas avec eux. En effet, consacrer plus de temps aux « nouveaux » enfants qu’aux leurs causerait un sentiment de culpabilité chez ces hommes.

D’après les chercheurs, les parents vivant dans une famille recomposée cherchent à bien réussir dans chacun de leurs rôles, ce qui leur mettrait beaucoup de pression. De plus, le rôle de beau-parent n’est pas aussi bien défini que celui de parent. Par exemple, le nouveau conjoint doit créer des liens avec sa nouvelle famille, s’adapter au caractère de chacun, établir son autorité, sans toutefois avoir la légitimité d’un « vrai » parent. Cette situation serait donc une source de stress importante qui pourrait déclencher la dépression.

Les chercheurs espèrent que ces découvertes encourageront les parents, surtout les pères, à aller chercher l’aide dont ils pourraient avoir besoin. Ils soulignent d’ailleurs que les hommes sont généralement moins enclins à faire appel à de l’aide professionnelle que les femmes.


Sources : ScienceDaily et Social Work

Partager

À lire aussi