Violence conjugale: des effets dès la petite enfance

Violence conjugale: des effets dès la petite enfance

Cette nouvelle fait partie de nos archives. Il se peut que son contenu ne soit pas à jour.


Être témoin de violence conjugale en bas âge entraînerait des problèmes de comportement à long terme.
Agence Science-Presse

10 décembre 2014 | Être témoin de violence conjugale entraînerait des problèmes de comportement dès la petite enfance et affecterait différemment les garçons et les filles. C’est la conclusion d’une étude américaine réalisée auprès de 1 125 enfants suivis par les services de la protection de la jeunesse.

Les chercheuses ont remarqué que les filles exposées à la violence conjugale avaient tendance à se replier sur elles-mêmes alors que les garçons s’exprimaient plutôt par de l’agressivité. Bien que ces réactions soient différentes, elles ont toutes deux pour résultat d’isoler les tout-petits et de les empêcher de développer des relations harmonieuses avec les autres enfants, rappellent les chercheuses. La violence conjugale pourrait ainsi déclencher une réaction en chaîne affectant l’enfant à la garderie et à l’école.

En moyenne, les enfants de 3 à 4 ans avaient été témoins de 17 actes de violence physique et ceux de 5 à 7 ans, de 13 actes de violence physique dans l’année qui précédait l’étude.

En effet, vers l’âge de 3 ans, 14 % des tout-petits étudiés présentaient un grave problème d’agressivité et 46 % démontraient de faibles habiletés sociales. Deux ans plus tard, à l’entrée à la maternelle, 18 % des enfants exposés à la violence étaient agressifs alors que 34 % avaient peu d’aptitudes sociales.

Pour arriver à ces résultats, les chercheuses ont évalué le comportement d’enfants témoins de violence conjugale à deux moments importants de leur vie : l’entrée à la garderie et la maternelle. Les chercheuses ont demandé aux mères de mesurer la fréquence à laquelle les enfants étaient exposés à de la violence. Ces dernières devaient aussi décrire le comportement de leur enfant, à savoir s’il était agressif, confiant en lui, responsable, coopératif et s’il était capable de se contrôler.


Sources : Medical Xpress et Journal of Interpersonal Violence

Partager

À lire aussi