Dépression postnatale: les pères aussi à risque

Dépression postnatale: les pères aussi à risque

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Selon les auteurs de l’étude, il est important d’identifier la dépression chez les nouveaux papas afin d’être en mesure de les aider.
Agence Science-Presse

29 avril 2014 | C’est durant les 5 années suivant la naissance d’un enfant que les pères seraient les plus vulnérables à la dépression, révèle une étude américaine. Durant cette période, la gravité des symptômes de dépression pourrait augmenter de 68 % chez les pères qui en sont atteints.

Selon les auteurs de l’étude, il est important d’identifier la dépression chez les nouveaux papas afin d’être en mesure de les aider. Des études précédentes ont déjà démontré que 5 à 10 % des pères souffrent de dépression.

Puisque la période de 0 à 5 ans est particulièrement importante pour l’établissement du lien d’attachement, la dépression paternelle dans les années suivant la naissance affecte le développement de l’enfant. Un père dépressif s’impliquerait en effet moins auprès de son enfant, crierait davantage et ferait plus souvent appel aux châtiments corporels.

Le tout-petit est donc plus à risque d’avoir des troubles de langage et de comportement. En aidant les nouveaux pères qui souffrent de dépression, c’est le bien-être de toute la famille que l’on favorise, concluent les chercheurs.

Pour expliquer l’augmentation des symptômes dépressifs chez les nouveaux pères, les auteurs de l’étude mentionnent le manque de sommeil, les variations hormonales, la dépression post-partum de la mère et l’évolution du rôle de père au cours des dernières décennies.

Ces observations sont le résultat de l’analyse d’une étude longitudinale sur la santé des adolescents qui a suivi 10 623 hommes pendant 23 ans. Pendant cette période, 3 425 d’entre eux sont devenus pères. Parmi ces nouveaux papas, ceux qui vivaient avec leur enfant étaient plus à risque de développer des symptômes de dépression durant les 5 années suivant sa naissance que ceux qui n’habitaient pas avec leur tout-petit.


Sources : Santé log, Reuters et Pediatrics

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