Traiter différemment ses enfants affecterait toute la famille

Traiter différemment ses enfants affecterait toute la famille

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Dans les familles où il y a beaucoup de différences dans la façon de traiter les enfants, ces derniers ont davantage de problèmes psychologiques.

19 février 2013 - Dans une famille, chaque enfant a son tempérament, l’un plus facile, l’autre plus capricieux. Les parents devraient toutefois éviter de les traiter différemment, car cette façon de faire affecterait tous les enfants de la famille, relève une récente étude canadienne.

Les chercheurs ont suivi 397 familles canadiennes composées de 2 à 4 enfants. Ils ont observé les interactions entre les mamans et leurs enfants âgés de 2 à 5 ans, lors de séances de lecture ou de jeu en commun. Ils ont remarqué que certaines mères n’agissaient pas de la même manière avec l’un ou l’autre. Par exemple, elles étaient plus positives avec l’un et plus négatives avec l’autre ou elles s’occupaient davantage d’un enfant plus difficile.

Selon les chercheurs, les mères qui vivaient des difficultés - monoparentalité, bas revenu, isolement, etc. - étaient plus enclines à traiter leurs enfants différemment que les celles qui subissaient moins de stress.

Ce « favoritisme » - le plus souvent non intentionnel de la part des mères - affecterait l’ensemble des enfants de la famille et non seulement l’enfant concerné. Les chercheurs ont remarqué que dans les familles où il y avait beaucoup de différences dans la façon de traiter les enfants, ces derniers avaient davantage de problèmes psychologiques (anxiété, agressivité, problèmes de socialisation, etc.) Et même l’enfant qui bénéficiait d’une attention positive pouvait en être affecté.

Jennifer M. Jenkins, co-auteure de cette étude, recommande d’expliquer aux enfants pourquoi l’un reçoit plus d’attention que l’autre : il est plus petit, il a pleuré ou il a du mal à dormir, par exemple.

Il est aussi utile de rappeler aux enfants qu’ils occupent la même place dans le cœur du parent, même si l’un demande plus d’attention ou de soins, souligne-t-elle.

 

Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

 

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