Circoncision: plus de bienfaits que de risques, mais pas essentielle

Circoncision: plus de bienfaits que de risques, mais pas essentielle

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31 août 2012 – La circoncision présente davantage de bienfaits que de risques, affirme l’ American Academy of Pediatrics (AAP) dans la récente édition de la revue Pediatrics. Elle prévient les infections urinaires durant la première année de vie et plus tard, les infections transmises sexuellement (ITS), y compris le VIH.

Il s’agit d’un changement de position pour l’AAP qui en 1999 se montrait plus prudente au sujet des bienfaits de la circoncision. L’AAP ne croit toutefois pas que la circoncision soit essentielle à la santé des petits garçons et ne recommande pas qu’elle soit pratiquée systématiquement. Elle juge cependant que les familles qui en font le choix devraient y avoir accès plus facilement et que les frais devraient être pris en charge par le système public et les assurances privées.

La Société canadienne de pédiatrie soutient aussi qu’en dépit des bienfaits, la circoncision néonatale ne devrait pas être faite systématiquement.

La circoncision consiste au retrait total ou partiel du prépuce – le petit repli de peau couvrant le gland du pénis. Elle se fait souvent pour des raisons religieuses ou culturelles. Toutefois, le choix de faire circoncire un jeune garçon après sa naissance revient aux parents du nouveau-né.

L’AAP recommande d’ailleurs que les parents aient accès à une information non biaisée expliquant en détails les techniques employées, de même que les bénéfices et les risques liés à la procédure. Ils devraient aussi être sensibilisés aux soins à prodiguer aux parties génitales de leur enfant, qu’ils décident de le faire circoncire ou non.

 

Agence Science-Presse et Équipe Naître et grandir

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