Votre enfant marche sur la pointe des pieds? Pas de quoi s'inquiéter

Votre enfant marche sur la pointe des pieds? Pas de quoi s'inquiéter

Cette nouvelle fait partie de nos archives. Il se peut que son contenu ne soit pas à jour.


Cette démarche rigolote ne serait pas le signe qu’il développera un trouble de développement

2 août 2012 - Ne soyez pas inquiet si votre enfant marche sur la pointe des pieds. Cette démarche rigolote, qui consiste à poser uniquement les orteils sur le sol pour avancer - au lieu de la voûte plantaire et du talon – ne serait pas le signe qu’il développera un trouble de développement, soutient une récente étude suédoise.

« On ignore pourquoi les enfants marchent parfois de cette manière atypique. Il pourrait s’agir d’un mauvais apprentissage de la marche, mais nous ne pouvons encore l’affirmer. Les causes pourraient aussi être multiples, l’une d’elles pourraient être l’habitude », précise Pahr Engstrom, chercheur en pédiatrie au Karolinska Institute de Stockholm.

Dans cette nouvelle étude publiée dans la revue Pediatrics, le chercheur et son équipe ont analysé la démarche de 1 436 jeunes suédois, âgés d’environ 5 ans. Il ressort qu’un enfant sur 20 – ou 5 % - marcherait sur les orteils, généralement pendant 1 ou 2 ans, avant de revenir à une marche plus régulière. La moitié d’entre eux ont toutefois cessé de marcher sur le bout des pieds au moment de l’étude.

Plus de 40 % des enfants présentant un retard de développement ou des troubles neuropsychiatriques, comme l’autisme, marcheraient ou auraient marché sur la pointe des pieds. Cette étude confirme que la marche sur les orteils a une grande prévalence chez les enfants ayant un trouble cognitif. Mais aucune relation de cause à effet n’a encore cependant été démontrée.

Bien que la marche sur la pointe des pieds puisse entraîner des problèmes d’équilibre et d’hypertrophie du mollet chez les jeunes enfants, elle n’est en aucun cas le signe annonciateur d’un retard de développement ou d’un trouble neurologique, concluent les chercheurs.

 

Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

Partager

À lire aussi