Bébé a une bonne oreille pour les mots

Bébé a une bonne oreille pour les mots

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Bébé distingue les paroles des simples sons émis par des humains ou des animaux.

20 juillet 2012 - Bien avant son premier anniversaire, bébé distingue les paroles des simples sons émis par des humains ou des animaux. Cette reconnaissance vocale sophistiquée l’aiderait à apprendre ses premiers mots, soutient une nouvelle étude américaine.

Les adultes sont capables de reconnaître des paroles parmi divers sons générés par des sources non humaines, comme des ordinateurs ou des perroquets. Des chercheuses du département de psychologie de l’Université New York se sont demandé si les nourrissons possédaient aussi cette habileté.

Pour le savoir, elles ont fait écouter à 32 bébés de 9 mois des paroles humaines, des vocalisations de perroquet et des sons divers (toux, sifflements humains, claquements de becs et autres gazouillis, dont ceux du perroquet gris d’Afrique réputé bon parleur).

Afin de vérifier si le contexte visuel pouvait influencer la perception des nourrissons, elles ont choisi de montrer à l’enfant un visage ou un damier selon les différentes séquences sonores.

Résultats : les bébés porteraient une plus grande attention aux paroles humaines – ils regardaient plus longtemps dans la direction de l’enregistrement — qu’aux sons, même émis par une personne. Et cela, même si l’on ne présente aucun visage à l’enfant.

Les bébés sont aussi plus intéressés aux vocalisations du perroquet qu’à ses claquements de becs, si elles sont associées à un visage. Ils sont donc capables de distinguer des paroles différentes (humaines et animales) des simples sons, mais ont besoin d’un contexte visuel lorsqu’il s’agit d’un animal.

« Les parents doivent savoir que lorsqu’ils parlent à leur bébé, peu importe le contexte, il écoute leurs paroles et essaie d’apprendre. Quand il entend des paroles plus ambiguës, il a besoin du contexte, un visage par exemple, pour percevoir les sons comme des mots et être capable de les retenir », explique Athena Vouloumanos, coauteure de l’étude.

 

Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

 

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