Préparation à l'école: la famille et le quartier ont un rôle important

Préparation à l'école: la famille et le quartier ont un rôle important

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Une récente étude de l’Institut de la statistique du Québec met en lumière les principaux obstacles à une entrée scolaire réussie.

25 mai 2012 - La famille et le quartier joueraient un grand rôle dans la préparation à l’école de l’enfant, selon une récente étude de l’Institut de la statistique du Québec. Ce rapport met en lumière les principaux obstacles à une entrée scolaire réussie.

C’est à partir des données de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec que les chercheurs ont identifié différents facteurs reliés à la vulnérabilité des enfants. Un enfant est considéré comme vulnérable si son développement physique, moteur ou socioaffectif n’est pas suffisant pour assurer un bon déroulement lors de l’entrée à l’école.

Les résultats de cette étude indiquent qu’un enfant sur quatre est considéré comme vulnérable au Québec, dans au moins l’un ou l’autre des domaines suivants : la santé physique et le bien-être, les compétences sociales, la maturité affective, le développement cognitif et langagier ainsi que les habiletés de communication et les connaissances générales. Ce score est similaire à celui révélé par Statistique Canada, soit entre 20 % et 35 %. Et dans certains quartiers défavorisés de Montréal, il pourrait même grimper jusqu’à 40 %, rapportent les chercheurs.

Tous les enfants considérés comme vulnérables à la maternelle ne sont pas condamnés à échouer. Toutefois, ils auraient plus de difficultés à profiter des apprentissages scolaires, mettent en garde les chercheurs.

Les principaux obstacles

Être élevé par une mère sans diplôme d’études secondaires, avoir au moins trois frères ou soeurs, parler une langue maternelle différente du français et habiter dans un quartier où les adultes ont moins tendance à s’entraider seraient autant de freins à un bon départ à l’école.

Une plus grande proportion d’enfants vulnérables se retrouverait dans des familles monoparentales (33,8 %). Cette proportion tomberait à 21,7 % pour les familles dont le père et la mère vivent ensemble et à 25,1 % pour les familles recomposées.

Les familles nombreuses constitueraient aussi un risque à la vulnérabilité : 44,1 % des enfants identifiés comme vulnérables à la maternelle vivaient avec au moins 3 frères ou sœurs. Les enfants uniques présenteraient tout de même un risque légèrement plus élevé (28,5 %) que les enfants ayant un seul frère ou une seule soeur (21,8 %) ou deux frères ou sœurs (20,5 %).

Les chercheurs se sont également livrés à des prédictions quant au rendement scolaire des enfants en quatrième année du primaire. Résultat : près de la moitié des enfants (46 %), identifiés comme vulnérables dans un domaine de compétence afficheraient des résultats sous la moyenne contre 14 % pour les enfants non vulnérables. Lorsque cette faiblesse touche le développement cognitif et langagier, ce résultat grimpe jusqu’à 62 %.

Les chercheurs ont mesuré la vulnérabilité des enfants à l’aide de l’Instrument de mesure de développement de la petite enfance.

Cette enquête a été financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), le ministère de la Famille et des Aînés (MFA), le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), l’organisme Avenir d’enfants (Fondation Lucie et André Chagnon) et l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

 

Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

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