Prévenir la violence avant l'arrivée de bébé

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La violence entre les futurs parents grugerait la nécessaire alliance parentale, reliée à la qualité des soins à l’enfant et à l’adaptation du couple à son nouveau statut

12 mars 2012 - Les couples où règne la violence lors de la grossesse feraient des parents moins compétents, soutient une récente étude américaine.

« La bonne relation entre les parents est primordiale pour l’enfant et les soins qu’il peut recevoir », confirme Mark E. Feinberg, chercheur du Prevention Research Center for the Promotion of Human Development de l’Université d’État de Pennsylvanie.

Aidé de son équipe de recherche, il a établi un lien entre la violence entre les partenaires durant la grossesse et leurs compétences parentales. Il a en effet constaté que la violence entre les futurs parents grugerait la nécessaire alliance parentale, reliée à la qualité des soins à l’enfant et à l’adaptation du couple à son nouveau statut.

Une mère sur trois (29,8 % des mères) et un père sur cinq (17,3 %) auraient aussi connu au moins un épisode de violence durant la première année de vie de l’enfant. Enfin, les mères démontreraient plus de comportements violents – comme elles sont généralement plus présentes auprès de l’enfant, elles perdraient plus souvent leur sang-froid – que leurs conjoints.

Du côté de la mère ou du père, la problématique reste la même : la violence prénatale augmenterait les risques de négligence et de maltraitance envers l’enfant.

La prévention de la violence familiale doit par conséquent survenir bien avant la naissance de l’enfant, pense le chercheur. Intervenir auprès des couples à problèmes permettrait d’améliorer la bonne entente entre les futurs parents et de bonifier les soins dont l’enfant bénéficiera une fois qu’il aura pointé son petit nez.

Les chercheurs ont suivi 156 couples avec des antécédents de violence lors de la grossesse, 6 mois après la naissance de leur premier enfant et à son premier anniversaire. Les résultats de cette étude ont été publiés dans une récente édition du Journal of Family Issues.

 

Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

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