Trouver la bonne école

Trouver la bonne école
Mon plus jeune vient de vivre sa première rentrée scolaire dans une école spécialisée. Nous redoutions ce moment, mais nous l’avons vécu en toute tranquillité!

Mon plus jeune aura 6 ans en novembre. Il vient de vivre sa toute première rentrée scolaire. Comme il a plusieurs problèmes de santé, jumelés à une déficience intellectuelle, je devrais écrire que « nous venons de vivre notre toute première rentrée scolaire ».

Peu importe la condition d’un enfant, le rôle des parents est toujours primordial lors d’une première rentrée à l’école. Mais, dans notre cas, c’est un moment que nous planifiions depuis longtemps.

À une certaine période, nous avons craint ce passage. Toutefois, comme tous les services étaient en place, nous avons vécu cette rentrée en toute tranquillité.

Un milieu approprié

Comme notre garçon présente une déficience intellectuelle potentiellement de moyenne à importante (difficile de statuer clairement à cet âge), il a été accepté dans une école spécialisée. On y accueille exclusivement des enfants de 5 ans à 21 ans ayant une déficience intellectuelle moyenne ou plus, et/ou devant composer avec un trouble dans le spectre de l’autisme, en plus d’avoir des problématiques de santé associées.

En juin 2017, nous avons déménagé à cinq heures de route de notre ancienne demeure pour avoir accès à cette école. Un gros saut dans le vide pour notre famille, car il fallait tout recommencer à zéro. Mais, ce fut pour nous la meilleure décision!

Une infirmière en tout temps à l’école, des professionnels, une salle de stimulation, de la musicothérapie, un gymnase avec plein de parcours adaptés pour travailler la coordination des jeunes, une salle d’eau intérieure et un ratio élève/adulte de presque un pour un.

Tout ça à quelques pas de l’hôpital.

Le voir heureux

Aujourd’hui, nous sommes fiers de notre choix parce que nous sentons que notre garçon est au meilleur endroit pour lui. Il est entouré de gens qui nous aident à le faire progresser, à son rythme. Nous le savons aimé et en sécurité.

Chaque matin, lorsqu’il voit la conductrice de sa berline blanche arriver dans la cour (un transport adapté qu’il partage avec quatre autres jeunes), il saute de joie en criant « Ouiiiiiii!!! » et il part à courir pour monter à bord.

Il dit « Saaaluuuuut » à tout le monde, tape dans la main du plus vieux qui l’accueille comme un grand frère et, tout souriant, me lance un « Bye-bye! »

Je vous garantis que tout ça n’a pas de prix pour des parents!

 

Photo : Jean-François Quessy