Terrible terrible 2

Terrible terrible 2
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Terrible 2 : une crise identitaire dont je me souviens, des années plus tard…

Imaginez cette scène : un enfant est couché sur le dos. Il bouge son petit corps dans tous les sens. Un adulte bienveillant essaye de le prendre dans ses bras, mais le petit joue à l’anguille pour se déprendre. Ses cris résonnent dans la maison comme un orage. Tellement que les autres enfants de la fratrie, alertés, étirent le cou pour voir ce qui se passe.

C’est une scène familière pour vous? Alors vous avez sûrement un enfant de près de deux ans, en pleine crise identitaire.

Le « terrible 2 » est bien connu des parents. J’en ai personnellement vécu quatre. Le dernier a été le pire. Si vous saviez comme je me sentais démunie. Aucun des trucs utilisés avec mes grandes ne fonctionnait avec le bébé de la fratrie. J’ai également tenté d’utiliser les livres. Naître et grandir a d’ailleurs une excellente capsule de bibliothérapie sur le sujet. Je vous invite à la visionner ci-dessous.

À part « maman », « papa », « hi » et « dehors », Léonard ne prononçait qu’un seul autre mot : NON. J’ai vite réalisé à quel point les « terrible 2 » de mes filles ont été faciles en comparaison de ce qui m’attendait avec fiston. Parce que mes filles parlaient beaucoup et tôt. Elles étaient capables de verbaliser leurs besoins, leurs envies. Léonard ne connaissait que les cris pour attirer l’attention sur ce qu’il désirait. Quant à exprimer ses émotions… ça représentait un grand défi pour mon p’tit dernier!

Il refusait de s’asseoir à table, de porter des bavettes et de rester les pieds au sol. Si bien qu’il mangeait debout sur une chaise d’adulte, que je passais mon temps à nettoyer et frotter ses vêtements et qu’il additionnait les bleus sur son front.

Je n’ai jamais vu un enfant aussi entêté. (Bon, ici, ma mère vous dirait que j’étais pareille à son âge et que la pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre…)

Je confirme que lorsqu’on est dans l’œil du cyclone, c’est pénible. Mais la bonne nouvelle, c’est que chaque enfant finit par vieillir et la tempête s’apaise. Si vous êtes en plein cœur du cataclysme, tenez bon! C’est une phase normale qui n’est pas éternelle. Et habituez-vous. Le F***ing four vous guette sous peu… ;-)

Mise à jour le 4 août 2026
Publiée originalement le 18 avril 2017

Naître et grandir

GettyImages/Dobrila Vignjevic

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