Manger ensemble en toute simplicité!

Manger ensemble en toute simplicité!
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste
Manger en famille, ça signifie quoi pour vous? Stéphanie Côté, nutritionniste, explique que ça peut se faire en toute simplicité…

Manger en famille peut sembler simple, presque banal. C’est pourtant une des plus belles habitudes de vie qu’on peut offrir à notre enfant. Les repas en famille sont bons pour la santé physique et mentale.

  • Ils nous incitent à préparer des repas plus équilibrés que si on mange séparément.
  • Ils aident notre enfant à développer sa confiance en lui et un sentiment d’appartenance à sa famille.

Les chercheurs ont beaucoup étudié les repas en famille. Chez les enfants (et les ados) qui mangent souvent en famille, on observe en général une meilleure alimentation, un meilleur bien-être et de meilleurs résultats scolaires. Ces études ne permettent pas toujours de départager ce qui vient du repas lui-même de ce qui vient du reste de la vie familiale. Mais une chose ressort clairement : les repas en famille sont liés à de meilleures relations familiales.

Et ce n’est pas tout! Il y a des avantages pour le développement social, verbal, moteur, psychologique, alimentaire et plus encore! En effet, les repas sont des occasions d’apprendre à discuter, à partager, à patienter, à utiliser des ustensiles, à manger proprement, à développer ses goûts, etc. C’est impressionnant de réaliser tous les bénéfices qu’offrent de simples repas en famille, n’est-ce pas?

J’ai bien dit « simples repas » pour éviter qu’on se mette de la pression. On en a déjà assez!

5 façons de simplifier les repas en famille

Peu importe le moment. Dans plusieurs familles, le souper est le moment le plus propice. Toutefois, le déjeuner ou le dîner sont aussi des occasions valables. On choisit les meilleurs moments en fonction de notre travail et de nos autres activités. L’important, c’est que les repas en famille aient leur place dans l’horaire.

Peu importe le nombre de fois par semaine. Deux ou trois repas en famille valent mieux qu’aucun. Dans le meilleur des mondes, on en fait un rituel quotidien. Mais on peut aussi cheminer vers cet objectif progressivement selon notre réalité.

Peu importe le nombre de personnes. Papa ou maman travaille? Grand-frère a une activité sportive? On est un parent monoparental? Que la famille soit complète ou qu’on se retrouve en « comité réduit », le repas en famille a toujours une grande valeur. Un tête-à-tête avec notre petit peut donner lieu à de beaux échanges et lui être bénéfique de plusieurs manières.

Peu importe l’âge des enfants. S’asseoir avec notre bébé qui commence à manger, partager avec lui certains éléments du repas à mesure qu’on diversifie son alimentation, lui montrer qu’on apprécie de manger, l’encourager à découvrir les odeurs, les formes et les textures pour qu’il développe ses goûts… il n’est jamais trop tôt pour partager un repas avec un enfant.

Peu importe le menu. Les personnes autour de la table comptent plus que les aliments sur la table! On prépare des repas équilibrés la plupart du temps, mais c’est aussi très correct si on mange un bol de céréales pour souper à l’occasion. Des repas simples, comme un spaghetti, une omelette ou une soupe aux lentilles, c’est aussi bon que des repas qui prennent plus de temps à préparer. Et nos assiettes n’ont pas besoin de ressembler à celles d’Instagram! 😉

Ce qui rend un repas en famille vraiment bénéfique

Selon les recherches, certains ingrédients font la différence, bien plus que la perfection du menu.

  • Fermer les écrans, ceux des enfants comme ceux des parents. Pas le choix : on jase!
  • Garder l’ambiance agréable. La table n’est pas le meilleur endroit pour régler des conflits ou reparler des mauvais comportements.
  • Donner l’exemple. Les enfants vous regardent et vous imitent.
  • Prendre son temps. Ne pas être pressé détend l’atmosphère et contribue à ce que les enfants mangent plus de fruits et de légumes (étude à l’appui!).
  • Laisser l’enfant écouter sa faim. Les parents décident du menu, de l’horaire et de l’endroit. L’enfant décide s’il mange et combien. Pas besoin de négocier les bouchées ni de le féliciter d’avoir vidé son assiette.
  • Inviter l’enfant à participer, selon son âge : laver les légumes, mettre la table, brasser la sauce.

Mise à jour le 2 octobre 2026
Publiée originalement le 22 mars 2021

Naître et grandir

Photo : GettyImages/monzenmachi

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