COVID-19 - Élèves en confinement: s'adapter, encore!

COVID-19 - Élèves en confinement: s'adapter, encore!
Du jour au lendemain, toute la classe de la fille de Nicolas Chevrier, notre blogueur psychologue, doit rester à la maison. Retour à un confinement stressant?

Ce qui devait arriver arriva : un élève qui attrape le coronavirus sans le savoir immédiatement, une enseignante attentionnée qui en prend soin et paf, une classe complète en confinement…

Après la petite séance de culpabilisation des enfants entre eux dont je vous ai fait part la semaine dernière, c’est la capacité d’adaptation des parents qui est sollicitée à nouveau. Du jour au lendemain, toute la classe de ma fille Leeloo reste à la maison. Retour à un confinement stressant, vous me direz?

Pas exactement. Je vous ai déjà parlé de la grille pour évaluer les ingrédients du stress présent dans une situation, les ingrédients CINÉ (Contrôle, Imprévisibilité, Nouveauté, Égo). Plusieurs de ces ingrédients ont changé, ce qui est de bon augure!

Ce qui s’est amélioré

Du côté de l’imprévisibilité (le I), on remarque une belle organisation du côté de l’école. Aussitôt la classe en confinement, on nous a appelés pour nous prêter un ordinateur pour l’école à distance et nous avons reçu l’horaire de travail qui est essentiellement le même que celui à l’école en présentiel. Il n’y a eu qu’une seule journée de pause avant que l’école recommence en mode « école à distance ».

On remarque donc ici le travail du personnel et de la direction d’école pour contrôler la nouveauté (le N). Eux-mêmes ont appris des événements de ce printemps et leur capacité d’adaptation s’est grandement accrue. C’est rassurant pour un parent de savoir que l’école a les choses bien en main. Vous me direz, Leeloo fréquente certainement une école privée? Eh bien non, un excellent travail d’une école publique de la Rive-Sud de Montréal.

Et les parents?

C’est rassurant, car les parents, eux, sont encore dans l’imprévisibilité. Certains d’entre nous peuvent travailler de la maison. Par contre, j’ai ici une pensée pour tous les parents qui ne peuvent faire de télétravail et pour qui cette imprévisibilité est une grande source de stress. On demande à tous les employeurs au Québec de faire preuve de bienveillance et de compréhension face aux concitoyens qui vivent ces situations. J’espère que ce sera le cas pour la majorité des travailleurs dont les enfants vivront un reconfinement.

L’adaptation des enfants

Quant à Leeloo, elle ne se plaint pas de ce reconfinement. Elle aimerait certainement mieux être à l’école avec ses amies, mais elle accepte. Elle a vécu, comme beaucoup d’enfants ces derniers mois, beaucoup de changements (ajoutons à la situation des derniers mois, un bras cassé qui, pour une petite sportive, n’est pas l’épreuve la plus facile!).

Cette attitude me confirme que cette période est certainement plus difficile pour les parents que pour les enfants. Nos enfants ont une très grande capacité d’adaptation et nos anxiétés de parents sont souvent disproportionnées face à leur capacité d’adaptation.

À tout problème, il y a une solution. Pas de fête d’anniversaire avec les amies? C’est correct papa, on la fera en janvier si on peut. Pas de sport cet automne? On peut aller marcher et faire de la randonnée, papa.

Aussi, on pourrait prendre exemple sur leur capacité d’adaptation en pratiquant un principe important qu’ils pratiquent tous les jours : arrêter de se questionner sur comment les choses devraient être et se concentrer plutôt sur accepter d’agir sur les situations telles qu’elles sont!

Parlant de comment les choses sont, je reçois à l’instant la lettre de la Santé publique qui invite Leeloo et le reste de sa classe à retourner à l’école dans deux jours. Une bonne nouvelle! Mais bon, on ne sait jamais, car nous sommes tous à une « conférence de presse » d’une nouvelle adaptation! Allons, tenons le coup!

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Photo : GettyImages/VioletaStoimenova

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