Chérie, faut qu’on se parle

Chérie, faut qu’on se parle
7 septembre 2018
Un soir, je me suis dit que c’était le bon moment pour une mise à jour, un sain questionnement sur nos méthodes d’éducation.

Ne partez pas en peur, ce n’est pas ce genre de « faut qu’on se parle », là. Non, je parle ici d’un semblant de caucus d’«entre deux périodes». Un peu comme lorsqu’un joueur de hockey regarde des reprises de ses performances sur la glace pour voir ce qu’il fait de bien et ce qu’il doit améliorer.

Alors, un soir où nos gars étaient avec leurs grands-parents et qu’on soupait aux céréales (oui, oui, on le fait tous), je me suis dit que c’était le bon moment pour faire une mise à jour, un sain questionnement sur nos méthodes d’éducation.

Parce qu’avec la fatigue, le stress, les notes de l’école, les commentaires dans les cahiers de garderies, je trouvais qu’on en demandait pas mal à nos gars… Comme si on avait oublié qu’à 4 ans et à 6 ans, c’est normal de tester les limites, de rire aux éclats en niaisant pendant les repas et de ne pas comprendre immédiatement toutes les conséquences de ses gestes.

En même temps, je pense aussi qu’il est normal que la boucane nous sorte par les oreilles (et par tous les pores de peau) quand ça fait 4 fois en 10 minutes qu’on leur dit d’aller se changer et que les deux garçons continuent à se faire rire avec leur bobette sur la tête. C’est drôle, j’en conviens. Moi-même, je retiens parfois un sourire en coin, mais il reste que J’AI DIT D’ALLER VOUS CHANGER, C’EST PAS COMPLIQUÉ ME SEMBLE!

C’est donc de ce questionnement-là que je voulais parler avec ma conjointe. Est-ce qu’on devrait laisser aller nos sourires en coin? Je ne veux pas que mes gars vivent dans un climat de peur… Mais je ne veux pas non plus qu’ils se croient tout permis. Est-ce qu’on dose bien nos interventions? Est-ce que l’impatience, alimentée par la fatigue, prend trop souvent le dessus? Devrait-on ouvrir un peu la valve du laisser-aller quitte à arroser un peu les voisins?

Ça fait qu’au dessert (oui, un bol de céréales est un plat principal qui mérite un dessert, genre une toast au chocolat), on a convenu qu’on devait faire confiance à nos enfants. Ils comprennent assez de choses pour savoir, la plupart du temps, ce qui est bien ou pas. Et on sait bien que ce n’est pas parce qu’ils font quelque chose qu’ils ne savent pas que ce n’est pas correct.

Il faut l’avouer, nous aussi, adultes responsables que nous sommes, nous aimons parfois étirer l’élastique, quitte à ce qu’il nous pète dans la face de temps en temps. Non?

 

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Photo : GettyImages/gilaxia

Fier Père
Je suis Keven Beauregard, fier père de 2 garçons qui tente, tant bien que mal, de transformer l'ordinaire en extraordinaire! Des fois, ça fonctionne.
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Commentaires (2)

  1. jacinthe 14 septembre 2018 à 20 h 18 min
    Merci pour ce texte court et efficace. Il résume bien mon état d'esprit en ce moment. Moi aussi j'ai parfois l'impression de devoir créer un climat de terreur pour que les choses se fassent! En plus, il faut négocier avec son conjoint sur ce qui est vraiment important, ce qu'on ne peut pas laisser passer, et ce qu'on peut se permettre de rire un peu... Je pense aussi que les enfants peuvent comprendre les nuances entre c'est les vacances relax et c'est la rentrée réglée au quart de tour! Tout est une question d'équilibre .... et perpétuel recommencement!
  2. Jacynthe 17 septembre 2018 à 14 h 55 min
    Ce texte me rejoint beaucoup avec mes deux gars du même âge. Ça se donne des coups de pieds en dessous de la table, conte des menteries quand on leur demande s'ils ont bien lavé leurs mains avec du savon avant le souper, etc... Je me questionne parfois si je m'emporte pour rien. Hier, j'ai opté pour un peu plus de laisser aller dans la routine avant le dodo et tout le monde s'est couché plus zen. On s'est gâté avec un petit massage avec de l'huile à la lavande en plus. J'ai l'impression qu'à tous les jours, on en apprend un peu plus sur nous et sur comment être le meilleur parent pour nos enfants.

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