Repas: 5 stratégies pour que votre enfant soit moins «difficile»

Repas: 5 stratégies pour que votre enfant soit moins «difficile»
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste
18 février 2017
Que votre enfant n’aime pas certains aliments, c’est normal. Mais il y a moyen que la liste de ces aliments ne se prolonge pas à l’infini.

Que votre enfant n’aime pas certains aliments du premier coup, c’est normal. Qu’il n’aime pas certains aliments tout court, c’est normal aussi. Mais il y a moyen que la liste de ces aliments ne se prolonge pas à l’infini. Il n’est pas question de magie, mais plutôt de stratégies. En voici 5 qui ont fait leurs preuves chez les enfants.

1- Répéter les expositions positives
Un enfant aime ce qu’il connaît, et il connaît ce qu’il voit souvent. Les contacts avec les aliments doivent être positifs, car l’enfant associe l’expérience à l’aliment. Toutes les études le prouvent, la pression, les pleurs et la chicane réduisent (voire anéantissent) les chances qu’un enfant aime un aliment.

2- Récompenser les efforts
Encourager, féliciter ou récompenser un enfant qui goûte un nouvel aliment l’aide à développer ses goûts. Il doit s’agir de renforcement positif et aucunement de pression. Et attention! Ce doit absolument être une récompense non alimentaire, comme des autocollants. Il ne faut jamais offrir de la nourriture (dessert, friandises ou autres) en récompense. Et le second « attention! » : on félicite ou récompense les essais et l’attitude positive, pas le fait d’avoir tout mangé ou aimé.

3- Être un modèle enthousiaste
Il s’agit probablement de la stratégie la plus importante : donner l’exemple. En plus de manger les aliments qu’on souhaite que notre enfant aime, on y met de l’enthousiasme : voilà la formule gagnante. « Miam, que c’est bon! » est plus efficace que le simple fait de manger devant l’enfant. Si un des parents est difficile, sa collaboration est tout de même requise pour éviter que l’autre rame à contre-courant.

4- Laisser l’enfant jouer avec les aliments
L’enfant découvre les aliments avec tous ses sens et doit les apprivoiser à son rythme. Lui donner la chance de prendre du quinoa, une petite tomate et même du yogourt dans ses mains pour mieux le connaître peut faire une différence. Se salir un peu peut être très porteur!

5- Laisser le temps faire son oeuvre
Quand un enfant refuse un aliment, il n’est pas toujours capable d’exprimer les raisons de son refus. C’est instinctif. N’insistez pas et n’en faites pas un combat. Appliquez les conseils ci-dessus et soyez patient. Les enfants grandissent, et leurs goûts grandissent avec eux lorsque les bonnes conditions sont mises en place. C’est stratégique!

Et vous, quelle stratégie utilisez-vous pour que votre enfant soit moins « difficile »?

 

Photo : GettyImages/bokan76

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
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Commentaires (11)

  1. Attika 21 février 2017 à 18 h 29 min
    salutations. moi j'ai été très inquiète pour ma fille Après qu'elle a fait 2ans,elle refuse de manger,elle prend pas de lait,ni des légumes ni de la viande. j'ai été triste pendant 3mois,elle refuse tous que je propose,je la force pas mais ça me fait triste elle prend pas de poix et je trouve qu'elle a migré. un jour j'ai dit:c'est bon je dois trouvé une solution. premièrement j'ai mis devant elle plusieurs petites assiettes variées des quelques légumes de toutes les couleurs elle été obligé automatiquement de goûté quelques olives,poix chiche,carotte elle jeté mais j'ai continue de mettre quelques légumes dans une assiette avec les pattes;car elle aime que des pattes. elle a goûté cette fois aussi et comme elle commence a habitué j'ai ajouté des tout petits morceaux de poulets,et ça marche👌 puis pour les fruits comme elle a souvent constipé je lui propose des mandarines des oranges elle aime pas,alors j'ai présenté ce fruit a une forme d une fleur et j'ai dit :aller ma chérie on va manger une fleur et up on a mangé la fleur. dernièrement pour les oeufs et comme elle aime les chocolats kinder pour les petits surprises de dans,j'ai proposé les euofs a la forme de surprises kinder,j'ai couvrir l'oeuf par un papier d'aluminium ,et j'ai dit:regarde ma chérie on a une surprise. et de puis ce la j'ai compris que le enfant pour qu'il mange on dois partager l'immigration avec lui et on vis dans son monde.
  2. Caroline 21 février 2017 à 21 h 18 min
    La première stratégie qui a fonctionné avec fiston a été de rendre l'heure du souper agréable. Nous faisions des efforts mon mari et moi après plusieurs mois où les repas avait dégénérés en champs de bataille (tout sournoisement, petit à petit). Ça a mieux fonctionner lorsque j'ai impliqué fiston dans la solution (il avait 3 ans). À un moment calme où il était réceptif je lui ai parlé de la bonne humeur à table. Je lui ai demandé ce qu'il pensait que nous soyons souvent fâché pour manger et quelle solution nous pourrions apporter. Évidemment il n'a pas fait de suggestion mais j'ai nommé plusieurs choses et lui ai dit et toi? Il m'a dit qu'il pourrait sourire mais qu'il aurait "besoin d'aide parce que des fois il ne sait pas comment". Nous avons donc mis un petit rituel en place et maintenant quand le repas démarre mal, nous faisons "rewind" on recommence. Et nous faisons les trucs pour se faire rire (il a son rôle à jouer aussi). Une autre stratégie que j'ai appris: faire l'équilibre entre le routine et le rythme de l'enfant. Souvent, notre enfant n'avait pas faim au souper mais se "rattrapait" à la collation. Au début, nous croyions qu'il s'agissait d'une mauvaise habitude à corriger mais au fil du temps nous nous sommes rendu compte que c'était gagnant pour notre fiston qui avait fait un retard pondéral. Chez la plupart des enfants, la nutritionniste nous a expliqué que l'on garde la collation en portion "collation" pour ne pas que l'enfant prenne l'habitude de couper son souper pour aller jouer en sachant qu'il pourra se rattraper plus tard. Mais pour nous, la transition du retour de la garderie avec les soupers étaient vraiment problématiques et si nous retardions trop le souper pour lui laisser plus de temps c'était encore pire! Donc, petit souper à "terminer" à l'heure de la collation. Lorsque nous avons adopter cette stratégie, magie sur la balance!! Enfin nous rattrapions le poids perdu. Il n'est plus nécessaire de le faire maintenant sauf à l'occasion. Enthousiasme: oui et aussi vocabulaire et 5 sens, nous parlons de la nourriture, des textures, des goûts des odeurs (respirer le parfum d'une gousse de vanille, manger du yogourt à la vanille et goûter l'extrait de vanille.. pas pareil ;-)) Un dernier qui ressemble à laisser jouer avec la nourriture: cuisiner avec lui, lui faire goûter, faire l'épicerie avec lui et nous faisons de temps en temps des jeux de dégustations avec des aliments (ou recette) qu'il aime, des qu'il n'aime pas et des qui sont nouveaux. On leur donne une "note" pouce en l'air: on aime, c'est une recette à refaire; pouce en bas, je ne suis pas certain d'aimer ça, recette à ne pas refaire. Avec fiston qui aime tout contrôler, ça le fait participer et lui donne un genre de pourvoir de décision. Le temps et la patience... en effet! Avec les belles stratégies que je viens d'énumérer, je me rends compte que nous en avons essayer beaucoup d'autres qui n'ont pas marché (toujours au moins 3-4 semaines minimum chacune) et que même celle-ci ne sont pas miraculeuse, leur effet est modéré et prend du temps. Mais nous avons un résultat tangible: le retour de fiston dans les courbes de croissance (même si on ne peut pas tout réduire aux statistiques, il avait vraiment un problème médical qui est maintenant résolu). Il nous reste le problème de continuer à lui montrer l'exemple et lui donner de bonnes habitudes alimentaires.
  3. Stéphanie Côté 23 février 2017 à 08 h 20 min
    Merci pour vos commentaires et témoignages, vous êtes inspirantes.
  4. JONAS claudie 26 février 2017 à 02 h 26 min
    Mon petit fils à un an aujourd'hui, il est allaité exclusivement car depuis l'âge de 4 mois, il refuse toute autre nourriture. Sa maman lui met à chaque repas un plateau avec ce qu'il mange devant lui, il y touche mais soit le jette à terre soit l'écrase sur le plateau. Il porte des jouets ou autre à sa bouche mais pas dès qu'il s'agit de nourriture. Pour l'instant sa courbe de poids est bonne mais commence à stagner. Je m'inquiète un peu, ma fille se fatigue car il réclame 2 à 3 tétées la nuit surtout quand il est allé chez sa nounou car ma fille travaille ! Si vous avez des conseils, merci beaucoup !
  5. My 27 février 2017 à 09 h 38 min
    Je ne crois pas que ce soit une question qui puisse être répondue sur un forum... j'imagine que l'enfant a un suivi médical... qu'en pense le médecin ? Votre fille devrait, si ce n'est pas déjà fait, aller chercher les conseils d'une nutritionniste compétente, au CLSC par exemple. Peut-être aussi aller voir en ergothérapie ou en orthophonie pour voir s'il l'enfant a une sensibilité particulière aux textures... Parce que la mère fait ce qu'il faut en laissant l'enfant jouer avec la nourriture à l'heure du repas. Il est surprenant que cet enfant ne porte aucune nourriture à sa bouche ! Même pas des fruits ? Le lait maternel est excellent et ultra complet, mais il doit quand même être complété par l'alimentation solide après 6 mois, et certains allergènes ont avantage a être introduits tôt. Bonne chance !!
  6. Stéphanie Côté 27 février 2017 à 13 h 16 min
    Bonjour, Je ne veux pas répéter que ce My a écrit, mais je seconde. C'est en effet une question complexe à réponse ici. Il serait pertinent de rencontrer une nutritionniste, mais également un ergothérapeute et d'envisager des pistes de solutions avec son médecin si ce n'est déjà fait. Soyez optimiste, cela va certainement rentrer dans l'ordre avec les soins adéquats.
  7. Valérie 1 mars 2017 à 05 h 40 min
    Je lis ce texte et je suis découragée! Ici, la nourriture et les repas sont importants, nous cuisinons beaucoup et nous mangeons de tout. Malgré cela, notre fils de 4 ans est difficile et surtout, il mange extrêmement peu. Nous appliquons déjà tous les conseils donnés dans l'article, sans aucun résultat. Souvent, mon fils cuisine avec moi (il adore cela!), mais même lorsqu'il participe il ne mange pas! Par exemple, si nous préparons des pizzas maison, il choisi ce qu'il souhaite mettre sur la sienne, il la prépare, etc... Il est très fier de son oeuvre, mais dès que l'on s'installe pour manger, il n'a pas d'intérêt, il ne mange rien ou presque rien! C'est la même chose peu importe ce que nous cuisisnons, même les desserts!!!! Lorsqu'on fait un gâteau, il est tellement content, mais il n'en mange même pas! Quel enfant ne mange pas de gâteau à sa fête...? Il a dû prendre des suppléments de fer il y a quelques mois parce qu'il fait de l'anémie et il ne prend presque pas de poids. À tout cela s'ajoute de nombreuses allergies alimentaires qui complexifient énormément notre quotidien. Moi qui adorais cuisiner et qui appréciais grandement l'heure des repas... C'est devenu le pire moment de la journée et je ne sais pas quoi faire de plus que de l'impliquer dans la préparation des repas, lui offrir des trucs variés, ne pas lui mettre de pression, ne pas trop remplir son assiette, lui montrer l'exemple et l'encourager!!!
  8. Stéphanie Côté 1 mars 2017 à 09 h 03 min
    Je vous comprends d'être préoccupée. Avez-vous rencontré une nutritionniste en consultation? Peut-être serait-ce utile d'évaluer les habitudes et les apports alimentaires afin de trouver des solutions personnalisées, surtout si la courbe de croissance de votre fils vous inquiète. Vous faites votre possible, c'est évident. Ne vous découragez pas.
  9. Simon 14 mars 2017 à 10 h 46 min
    Mes deux plus vieilles, à 6 et 8 ans, ne mangeaient presque rien. Elles avaient un poids sous la normale, mais sans être inquiétant. 2 ou 3 bouchées et elles ne voulaient plus ce qu'il y avait dans l'assiette. Je devenais fou, surtout que j'étais le nouveau conjoint de leur mère, et comme je cuisinais pratiquement tout à partir des aliments de base, je me demandais ce qui n'allait pas. Ma mère m'a dit une parole pleine de sagesse, tout en m'avertissant que ce serait probablement extrêmement dur à vivre: "Simon, je n'ai jamais entendu parler d'un enfant qui s'était laissé mourir de faim." 5 mois d'enfer. Mais quand ça a débloqué, ça a débloqué. 1 an plus tard, elles mangeaient de tout toutes les deux. Aujourd'hui, elles ont 22 et 24 ans et elles sont curieuses de nouvelles saveurs et de nouveaux mets. Est-ce que ça s'applique à votre situation? Peut-être. Peut-être pas. Je vous simplement part de ce qui a fonctionné pour nous.
  10. Simon 14 mars 2017 à 10 h 36 min
    Notre fille a presque 2 ans. Depuis qu'elle est toute petite, elle a été familiarisée avec un grand éventail d'aliments. Toutefois, c'est très fréquent qu'elle refuse net quelque chose de nouveau dans son assiette. Nous prenons d'ailleurs bien soin de présenter de nouveaux aliments en compagnie d'aliments connus et appréciés afin de ne pas mettre 100% d'inconnu / étranger / bizarre. Nous insistons toujours 1 ou 2 fois (pas plus) simplement pour tenter de la convaincre d'au moins essayer l'aliment. Sinon, lui présenter à nouveau l'aliment quelques jours plus tard fait en sorte qu'elle goûte à nouveau. Après 2-5 tentatives, habituellement, l'aliment "passe" bien. À noter que, si elle refuse complètement de manger quoi que ce soit (y compris ce que nous savons qu'elle aime) nous n'en faisons pas un plat; elle est simplement avisée que c'est le repas et que c'est ça qui est ça. Bien sûr, on va donner une collation plus généreuse et un peu plus tôt, mais ça ne compense pas à 100% le repas sauté. Ça fait en sorte que, jusqu'à présent, elle a l'air de choisir ses combats.
  11. lucie lortie 14 mars 2017 à 20 h 43 min
    jadore vous lire et ca me donne des idées merci

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