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Violence à la télé: des effets à long terme

 
Violence à la télé: des effets à long terme

12 avril 2012 – L’exposition des enfants d’âge préscolaire à des scènes de violence à la télévision pourrait affecter à long terme leur santé mentale et leur intérêt pour l’école, selon une récente étude menée auprès de 1786 petits Québécois.

Les parents, consultés dans le cadre de l’étude, ont estimé que leurs enfants avait été exposés fréquemment (2 %), occasionnellement (17 %) ou rarement (50 %) à la violence à la télé à l’âge de 41 mois et 53 mois. Quelques années plus tard, les enseignants de deuxième année du primaire ont évalué le comportement de ces enfants en classe.

Ils ont rapporté que les élèves qui avaient été exposés à des scènes de violence à la télé étaient ceux qui affichaient un comportement plus antisocial : ils étaient plus froids et démontraient moins d’empathie. Ils étaient aussi plus distraits et moins enclins à apprendre à l’école. De plus, ils affichaient plus grande tristesse, plus d’émotions négatives et une inclinaison à la dépression.

Les effets sur la santé mentale des enfants et leurs résultats scolaires sont toutefois de faible amplitude, soit une augmentation de 3 % à 4 % par rapport à ceux qui n’ont pas été exposés à la violence à la télé. Les chercheurs craignent toutefois que ce risque s’accentue et ait un effet d’entraînement chez les jeunes enfants plus vulnérables émotionnellement.

« Pour améliorer la santé des enfants, les parents doivent veiller, comme principaux gardiens, à ce que leurs plus jeunes enfants n’aient pas accès à la violence, peu importe le média », soutient Caroline Fitzpatrick, auteure principale de l’étude et chercheuse à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal.

Elle recommande aux parents de se montrer sensibles aux effets potentiellement nocifs de la violence issue des médias sur les jeunes enfants. La chercheuse les encourage à contrôler adéquatement l’accès aux émissions et aux jeux vidéo violents. Si leurs enfants assistent à des scènes de violence, les parents devraient en discuter avec eux afin d’en réduire les effets négatifs, ajoute-t-elle.

 

Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

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