Le dessert: interdire ou offrir?

Le dessert: interdire ou offrir?

Le dessert a sa place au sein d’un repas équilibré et ne devrait pas être présenté comme un privilège. Il faut donc éviter de l’utiliser pour récompenser votre enfant d’avoir terminé son plat principal ou d’avoir été gentil avec son petit frère.

La place du dessert dans l’alimentation

Si le dessert est prévu, on l’offre à l’enfant peu importe ce qu’il a mangé.

Le dessert doit être considéré comme un complément au repas. Par exemple, si votre enfant n’a pas mangé sa viande, vous pouvez compenser ce manque de protéines en servant du yogourt comme dessert. Vous ne devriez pas exiger de votre enfant qu’il termine son assiette pour avoir droit au dessert qui est prévu au menu. Limitez-vous également à une portion de dessert pour tous les membres de la famille. Si vous êtes gourmand, attendez que les enfants soient couchés avant de vous servir une deuxième portion de gâteau! Vous montrerez ainsi l’exemple.

Les desserts sucrés

Privilégiez les desserts nourrissants. Les fruits demeurent le dessert nutritif par excellence. À partir de 9 mois, vous pouvez intégrer progressivement les produits laitiers et alterner quelques mois plus tard avec des desserts comprenant des produits céréaliers.

Les gâteaux, les biscuits, la crème glacée et les autres gâteries ne sont pas incompatibles avec une saine alimentation. Tout est cependant une question de fréquence et de quantité. Vous pouvez proposer des gâteries à votre enfant 2 ou 3 fois par semaine sans nuire à l’équilibre de son alimentation, en particulier si elles complètent un menu habituellement sain.

Le goût du sucre
Des études ont démontré que le goût pour le sucré est inné chez l’humain. Si vous proposez les desserts sucrés très tôt, l’acceptation d’aliments nourrissants pourrait être difficile à intégrer. Mieux vaut d’abord introduire les desserts nutritifs dans l’alimentation de votre enfant et attendre un peu avant de lui donner des desserts sucrés.

Contrairement à la croyance populaire, le sucre ne rend pas les enfants hyperactifs. L’environnement et le contexte dans lequel les desserts sucrés sont offerts seraient plutôt responsables de l’excitation des tout-petits. Par contre, le chocolat contient de la caféine qui a un effet stimulant. Vous pouvez en offrir à partir de 18 à 24 mois, mais limitez les quantités et évitez aussi d’en offrir en soirée.

Quand votre enfant ne veut manger que du dessert

Votre enfant ne termine pas son assiette pour se garder une petite place pour le dessert? Voici comment réagir.

  • Expliquez à votre enfant que le dessert est un complément au repas et que le plat principal demeure le mets le plus important.
  • Ne le privez pas de dessert, car il écoute sa faim au lieu d’en repousser les limites. Sa portion de dessert devrait d’ailleurs rester la même, qu’il ait fini ou non son assiette.
  • Demandez-lui son degré de faim (petit creux, satisfait, plein, trop plein). Juge-t-il que sa faim sera assouvie avec une portion de dessert? S’il croit que oui, il ne repousse pas les limites de son appétit et c’est très bien.
  • Votre enfant veut une deuxième portion de dessert? Redonnez-lui son assiette inachevée ou proposez-lui d’attendre la collation. Par contre, les jours où il a plus d’appétit, vous pouvez lui offrir un fruit après son plat principal et un premier dessert.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Stéphanie Côté, nutritionniste
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
Septembre 2014

 

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