Pandémie: comment se portent les parents de tout-petits?

Pandémie: comment se portent les parents de tout-petits?
Les conséquences positives et négatives de la pandémie de COVID-19 sur les parents québécois d’enfants de 5 ans et moins.

17 novembre 2020 | La pandémie aurait contribué à modifier favorablement le rythme de vie de plusieurs familles du Québec, mais elle aurait aussi entraîné son lot de défis pour de nombreux parents. C’est ce qui ressort d’un récent sondage dont les résultats sont dévoilés aujourd’hui dans le cadre de la Grande semaine des tout-petits.

Ce sondage Léger a été mené au Québec auprès de 501 parents d’enfants de 0 à 5 ans pendant la deuxième vague de la COVID-19 (du 29 octobre au 2 novembre 2020), pour le compte de l’Observatoire des tout-petits.

Selon les résultats, 75 % des parents interrogés affirment que la pandémie a eu un effet positif sur leur capacité à accorder du temps à leur enfant. Il s’agit d’une bonne nouvelle, car le temps qu’un parent passe avec son enfant favorise la création d’un lien d’attachement sécurisant, qui est essentiel pour le développement et l’estime de soi du tout-petit. Pour que ce lien se développe, il est toutefois important que le temps accordé à l’enfant soit de qualité.

Jusqu’au 21 novembre, c’est la Grande semaine des tout-petits. Pour en savoir plus sur la programmation : grandesemaine.com.

« Le contexte hors du commun auquel sont confrontés les parents au Québec engendre de nombreuses sources de stress supplémentaires qui peuvent avoir des impacts néfastes tant sur la santé mentale des parents que sur le développement des tout-petits », rappelle Fannie Dagenais, directrice de l’Observatoire des tout-petits.

Le stress des parents

  • 68 % des répondants estiment qu’être un parent comporte plus de défis qu’avant la pandémie.
  • 51 % des parents sondés affirment que leur niveau de stress face à la situation actuelle liée à la COVID-19 est élevé. Cette proportion monte à 56 % pour les femmes alors qu’elle est de 44 % pour les hommes. Par ailleurs, elle grimpe à 69 % chez les parents dont le revenu familial total avant impôt est de moins de 40 000 $.
  • 66 % des parents sondés indiquent que la possibilité que le service de garde ou l’école de leur enfant ferme de nouveau est une source de stress pour eux.
  • 26 % des répondants mentionnent que leur niveau de stress lié à leur situation financière est plus élevé depuis le début de la pandémie. Cette proportion s’élève à 38 % pour les parents dont le revenu familial avant impôt est de moins de 40 000 $.
  • 39 % des répondants déclarent que la pandémie a eu un impact négatif quant à leur capacité à concilier la famille et le travail.
  • 44 % des parents interrogés disent que la pandémie a eu un impact négatif sur leur capacité à garder leur calme avec leur tout-petit.

Les effets de la pandémie sur les comportements des tout-petits

  • 52 % des parents sondés affirment que la pandémie a eu un impact négatif sur le comportement de leur enfant.
  • 39 % des parents interrogés ont observé que leur enfant était plus souvent irritable ou prompt à faire des colères qu’avant la pandémie.
  • 34 % ont observé que leur tout-petit était plus agité qu’à l’habitude pendant la pandémie.
  • 23 % ont observé que leur enfant pleurait plus souvent.

Moins de soutien

  • 43 % des parents sondés ont mentionné ne pas pouvoir compter sur le soutien habituel des personnes de leur entourage en raison des mesures de distanciation physique tandis que 15 % des répondants n’avaient personne sur qui compter dans leur entourage pour les soutenir, et ce, même avant la pandémie.
  • 79 % des répondants ont dit n’avoir utilisé aucun service ou aucune ressource pour les aider dans leur rôle de parent (ex. : service en ligne ou téléphonique, organisme communautaire, professionnel de la santé et des services sociaux, ressources en milieux de garde ou à l’école).

 

Source : Observatoire des tout-petits

 

Par l’équipe de Naître et grandir

Naître et grandir

 

Photo : GettyImages/NoSystem images

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