En manchettes – COVID-19: Soutien après l'école - Dénoncer la maltraitance - Ami imaginaire

En manchettes – COVID-19: Soutien après l'école - Dénoncer la maltraitance - Ami imaginaire
Soutenir son enfant après une journée d’école, dénoncer la maltraitance chez les enfants et les bienfaits de l’ami imaginaire


DÉCONFINEMENT

Comment soutenir son enfant après une journée d’école?

L’école dans laquelle les enfants reviennent ces jours-ci n’est pas la même que celle qu’ils ont quittée. Certains peuvent en être affectés, indique la psychologue Geneviève Beaulieu-Pelletier dans une capsule vidéo pour aider les parents à accompagner leur enfant qui est de retour en classe.

Reconnaître les deuils que vit l’enfant est important, souligne la psychologue. Selon elle, les parents doivent être conscients des pertes que leur enfant peut vivre à l’école, comme l’absence de ses amis, de son enseignante ou de la secrétaire, un changement de local ou un spectacle qui n’aura pas lieu. Même si certaines peuvent paraître sans importance aux yeux des parents, ces pertes ne doivent pas être minimisées. En reconnaissant ce qui affecte leur enfant, les parents seront plus en mesure d’être à l’écoute de ses émotions et de le soutenir.

La psychologue suggère d’ailleurs aux parents de se montrer à l’écoute et disponibles après l’école afin de pouvoir accueillir les émotions vécues par leur enfant au cours de sa journée. Il ne s’agit pas de le presser de questions, mais plutôt d’être présent, par exemple en s’assoyant près de lui lorsqu’il joue, pour lire ou simplement pour le regarder. Les enfants, même les plus fermés, seront ainsi davantage tentés de parler de ce qu’ils vivent s’ils en ressentent le besoin.

Pour plus de conseils : Retour à l’école – Déconfinement, par Dre Geneviève Beaulieu-Pelletier, psychologue

À consulter aussi : le livre Petit Loup retourne à l’école (malgré le vilain virus) de la psychoéducatrice Solène Bourque. Il est téléchargeable gratuitement.

SÉCURITÉ

Dénoncer la maltraitance en période de crise

La crise actuelle augmente le risque de maltraitance et de négligence envers les enfants en raison de l’isolement que vivent les parents. Le gouvernement du Québec rappelle donc à la population de rester vigilante et de signaler à la DPJ tous cas suspects.

Vous êtes témoin d’un événement dans votre voisinage? Un enfant vous fait des confidences? Vous remarquez un changement dans l’attitude ou le comportement d’un enfant qui vous laisse croire que son bien-être est menacé? N’hésitez pas à signaler le cas au directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) de votre territoire. La Loi sur la protection de la jeunesse fait en sorte que votre identité sera protégée.

Pour faire un signalement, il suffit d’avoir de bonnes raisons de croire qu’un enfant vit une situation de maltraitance ou de négligence, mais il n’est pas nécessaire d’en être absolument certain. Si vous ne savez pas si la situation d’un enfant devrait faire l’objet d’un signalement, communiquez avec la DPJ qui pourra vous guider.

Il est important d’être attentif aux situations de détresse, car plusieurs familles sont actuellement privées de soutien en raison du confinement. Par ailleurs, depuis le début de la crise, les signalements à la DPJ sont à la baisse, car une grande partie des cas de maltraitance sont habituellement détectés par l’école ou la garderie.

Pour du soutien

Ressources téléphoniques gratuites :

  • Info-Social 811 – consultation avec des professionnels en intervention psychosociale
  • Tel-Jeune 1 800 263-2266 – soutien professionnel pour les jeunes
  • LigneParents 1 800 361-5085 – soutien professionnel pour les parents

Source : MSSS

JEUX

Ami imaginaire : de nombreux bienfaits!

Votre enfant a un ami imaginaire et cela vous inquiète? Soyez sans crainte, il s’agit d’un allié précieux pour le développement de votre tout-petit.

Selon des études, 65 % des enfants auraient un ami imaginaire, qui apparait généralement entre l’âge de 3 et 5 ans. Ce compagnon de jeu sorti tout droit de l’imagination serait d’abord et avant tout un moyen de soulager la solitude. Ainsi, les ainés de famille et les enfants uniques sont plus portés à s’inventer un ami imaginaire. Celui-ci est également très pratique pour expliquer un mauvais coup ou une maladresse et éviter de se faire chicaner par les parents.

Les enfants avec des amis imaginaires seraient, par ailleurs, plus à l’aise en société, davantage capables de se mettre à la place des autres et de comprendre les points de vue des amis. Ces enfants dotés d’une grande imagination accorderaient aussi plus d’importance à la personnalité des gens qu’à leur apparence. Par exemple, pour décrire leurs amis réels, ils utiliseraient des traits de caractère plutôt que des traits physiques. Enfin, les amis imaginaires permettraient aux enfants de comprendre que leurs pensées ne sont pas visibles par les autres.

Comme parent, la meilleure attitude est d’accepter cet ami fictif et de jouer le jeu, en permettant, par exemple, que le tout-petit lui fasse une place à table au souper. L’ami imaginaire est d’ailleurs bénéfique pour les parents qui deviennent plus attentifs aux jeux de leur enfant.

Source : The Conversation

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14 mai 2020

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/fizkes, SanyaSM et doble-d

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