En manchettes: parents bulldozers, livres numériques, et jeu et émotions

En manchettes: parents bulldozers, livres numériques, et jeu et émotions
Parents bulldozers, livres électroniques et livres en papier, et développement de l’autocontrôle


VIE DE FAMILLE

Les parents bulldozers

Certains parents ont tendance à protéger leur enfant des échecs et à éliminer les obstacles et les défis pour s’assurer qu’il réussit toujours ce qu’il entreprend. C’est ce qu’on appelle les parents bulldozers.

Comme tous les parents, ils veulent aider leur enfant. Ils sont toutefois prêts à tout pour lui tracer un chemin sans embûches vers le succès. Ce style de parentalité se compare à celui des parents hélicoptères, ces parents anxieux qui tournent toujours autour de leur enfant pour assurer sa sécurité physique et son bien-être.

En voulant bien faire, ces parents n’aideraient pas leur enfant. En effet, différentes recherches ont montré que ces types de parentalité sont associés à une faible satisfaction dans la vie, à des problèmes de santé mentale et, surtout, à un manque de résilience, une habileté qui permet de rebondir après une expérience difficile. Par exemple, un enfant non résilient sera très affecté par un échec scolaire. Plus encore, les jeunes adultes qui ont eu des parents hélicoptères ou bulldozers manqueraient de confiance en eux et ne croiraient pas en leurs chances de réussir, indiquent des chercheurs canadiens.

À l’inverse, lorsque les parents encouragent l’autonomie et ne surprotègent pas, les enfants auraient des résultats scolaires supérieurs, une meilleure santé mentale et un bien-être accru.

Bien évidemment, il faut protéger les jeunes des expériences négatives sévères, comme la négligence ou la violence, mais un enfant doit tout de même vivre quelques échecs et certaines déceptions pour apprendre à surmonter les défis qui se présenteront inévitablement plus tard dans sa vie.

Source : The Conversation

LECTURE

Livres numériques, un bon choix pour les enfants?

Les livres numériques pour enfants sont de plus en plus nombreux, et certains sont même interactifs. Même s’ils peuvent sembler une option intéressante, l’enfant retirerait moins de bénéfices d’une lecture sur support numérique que sur support imprimé, indique une petite étude américaine.

Lors de la lecture d’une histoire sur une tablette, l’enfant interagirait davantage avec le support et les animations qu’avec son parent. Par exemple, son attention serait dirigée vers le changement de page ou le bouton sur lequel il doit cliquer pour accéder à plus de contenu. Devant un livre imprimé, le parent et l’enfant discuteraient davantage de l’histoire, des personnages et du vocabulaire utilisé. Les livres numériques, surtout ceux qui sont animés, interfèreraient donc dans la relation parent-enfant.

Les interactions sont importantes, car elles permettent à l’enfant d’acquérir du nouveau vocabulaire, de faire des liens avec son propre vécu et d’intégrer des notions de lecture. Par ailleurs, la présente étude a montré que les enfants retiendraient mieux l’histoire lorsqu’elle est lue sur papier que sur un écran.

Les chercheurs recommandent ainsi aux parents de ne pas se fier à l’aspect interactif des livres électroniques pour remplacer les interactions qu’ils ont avec leur enfant en lisant un livre en papier.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont comparé la qualité des interactions de 37 parents avec leur tout-petit lors de la lecture de trois formats de livre, soit le livre imprimé, le livre numérique de base et le livre numérique avec sons et animation.

Source : Science Daily

COMPORTEMENT

Le pouvoir du jeu pour gérer les émotions

Des jeux simples et structurés aideraient les enfants à mieux se contrôler, une habileté essentielle pour la réussite scolaire notamment, rapporte une étude de la Nouvelle-Zélande

Les résultats de la présente étude suggèrent que la mise en place de jeux structurés quotidiens permettrait à un enfant d’apprendre l’autocontrôle (autorégulation). Grâce à ces jeux, les tout-petits apprendraient, entre autres, à attendre leur tour, à planifier leur prochain coup et à gérer leurs émotions quand la partie ne se déroule pas à leur goût. Grâce à ces périodes de jeux structurés, les enfants étudiés étaient moins hyperactifs, plus attentifs et moins agressifs. Les bienfaits du jeu structuré se compareraient aux interventions ciblant la gestion du comportement.

L’autocontrôle permet à un enfant de patienter, de persévérer lors d’une tâche difficile, de gérer ses frustrations, de socialiser et de rester assis en classe. Un faible autocontrôle se traduirait par de l’hyperactivité, de l’inattention et de l’agression, qui pourraient ensuite évoluer vers un déficit d’attention ou des difficultés émotionnelles, sociales, scolaires et comportementales. Plusieurs études ont d’ailleurs montré que les enfants de 3 ans qui n’avaient pas acquis l’autocontrôle auraient plus de risques, à l’âge adulte, de souffrir de problèmes de santé physique et mentale.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont analysé 60 familles et leurs enfants hyperactifs de 3 et 4 ans sur une période de 8 semaines avec un suivi 12 mois plus tard. Pendant ces 8 semaines, un groupe de parents a fait jouer les enfants quotidiennement pendant 30 minutes à différents jeux structurés (ex. : jeu de la statue, marelle, blocs, corde à danser, casse-têtes) alors qu’un autre groupe de parents ont plutôt appliqué le programme portant la gestion du comportement (Triple P).

Source : Science Daily

 

28 mars 2019

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/damircudic, FatCamera et fizkes

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