En manchettes: excuses forcées, probiotiques et gastro, et émotions négatives des parents

En manchettes: excuses forcées, probiotiques et gastro, et émotions négatives des parents
L’importance des excuses sincères, l’efficacité des probiotiques pour traiter la gastro et exprimer les émotions négatives aux enfants


COMPORTEMENT

Faut-il forcer un enfant à s’excuser?

Les enfants seraient capables de faire la différence entre des excuses forcées et des excuses réelles, révèle une étude américaine. Et ils n’aimeraient pas les excuses qui manquent de sincérité!

Forcer un enfant à s’excuser alors qu’il ne ressent pas de remords ne donnerait rien. En effet, il va s’excuser parce qu’il est forcé de le faire et non pas parce qu’il regrette et qu’il comprend l’impact de son mauvais comportement. Ces excuses forcées n’aideraient d’ailleurs pas l’enfant qui les reçoit à se sentir mieux, car il ne percevrait pas que l’autre enfant est désolé.

Les résultats montrent aussi que des excuses sincères, qu’elles soient encouragées ou non par un parent, auraient beaucoup plus de valeur aux yeux des enfants que des excuses forcées et présentées sans remords. Par ailleurs, l’enfant qui est obligé de s’excuser serait vu par les autres comme étant moins sympathique.

Comment aider un enfant à faire preuve d’empathie après avoir blessé quelqu’un afin qu’il puisse offrir des excuses sincères?

  • Ne pas forcer l’enfant à s’excuser tout de suite.
  • Lorsque l’enfant est calme, l’aider à comprendre comment l’autre se sent et pourquoi il éprouve ces émotions.
  • Inciter l’enfant à réparer ses torts verbalement ou en posant une bonne action (ex. : réparer un jouet qu’il aurait cassé).

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont présenté trois types de scénarios d’excuses à 75 enfants âgés de 4 à 9 ans.

Sources : EurekAlert! et Merrill-Palmer Quarterly

SANTÉ

Les probiotiques seraient inutiles pour traiter la gastro

Donner des probiotiques à un enfant qui a une gastroentérite ne serait pas efficace, selon des chercheurs américains.

Plusieurs parents vont investir dans les probiotiques, ces bonnes bactéries reconnues pour aider les intestins et le système immunitaire à mieux combattre les microbes. Or, les probiotiques n’auraient aucun pouvoir pour réduire les maux de coeur, les vomissements et les diarrhées chez les enfants.

Les chercheurs ont étudié près de 1 000 enfants âgés de 3 mois à 4 ans souffrant de gastroentérite. La moitié d’entre eux ont reçu des probiotiques (Lactobacillus rhamnosus GG ou LGG) alors que l’autre moitié ont reçu un placebo. Les résultats sont clairs : les deux groupes d’enfants ont guéri à la même vitesse. En moyenne, ils ont tous souffert de diarrhées pendant deux jours et manqué deux jours de garderie.

Bien que les probiotiques ne soient pas dangereux en soi, les chercheurs suggèrent aux parents de plutôt investir leur argent dans l’achat de fruits et légumes frais qui aident à garder le système immunitaire en santé. Il n’y a pas de traitement connu pour la gastroentérite autre que de bien hydrater les enfants et de donner, sous les recommandations d’un médecin seulement, des médicaments anti-nausées.

Une étude canadienne semblable vient aussi d’être publiée et est arrivée aux mêmes résultats.

Sources : ScienceDaily et Université de Washington

VIE DE FAMILLE

Émotions négatives : faut-il vraiment les cacher aux enfants?

Pas devant les enfants! Depuis toujours, on recommande aux parents de cacher leurs émotions négatives et de régler leurs désaccords en secret. Une nouvelle étude américaine suggère le contraire.

D’après les conclusions de cette étude, les émotions dissimulées par les parents influenceraient négativement le comportement des enfants. Il serait donc plus constructif d’exprimer les émotions négatives et les désaccords et de régler les mésententes devant les enfants, à condition que ce soit fait dans le respect. Ils apprennent ainsi qu’il est possible de régler des conflits sainement et de se réconcilier.

Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont étudié 109 parents et leur enfant âgé entre 7 et 11 ans. Au début, les parents devaient réaliser une tâche stressante, soit faire un discours devant un public qui les critiquait négativement. Ensuite, ils devaient construire une structure en blocs Legos en suivant les consignes de leur enfant, qui avait en main le livret d’instructions. Durant cette activité, la moitié des parents devait dissimuler leurs émotions négatives à leur enfant, alors que l’autre moitié devait agir normalement.

Les chercheurs ont évalué la qualité des interactions entre enfants et parents. Selon les résultats, les parents qui cachaient leurs émotions étaient des partenaires de jeu beaucoup moins positifs. Les enfants interagissaient aussi moins bien, surtout avec leur mère, comme s’ils ressentaient le stress de leur parent.

Source : ScienceDaily

 

29 novembre 2018

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/PeopleImages, kwanchaichaiudom et Ulza

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