Manque de temps: qu'en pensent les parents québécois?

Manque de temps: qu'en pensent les parents québécois?
Voici le portrait de l’Institut de la statistique du Québec sur le manque de temps, tel que perçu par la population québécoise.

17 avril 2018 | L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) publiait récemment un Coup d’œil sociodémographique qui s’attarde à la question du manque de temps, tel que perçu par la population québécoise.

On y apprend entre autres qu’en 2015, les Québécois qui perçoivent le plus un manque de temps sont :

  • Les femmes, qui, plus souvent que les hommes :

    - ont l’impression de ne pas accomplir tout ce qu’elles voulaient (46 % vs 38 %);
    - se sentent tendues par le manque de temps (53 % vs 43 %);
    - ont le désir de passer plus de temps seules (24 % vs 17 %).

Selon des études antérieures, la différence entre la perception des femmes et celle des hommes s’expliquerait, en partie, par le fait que les femmes font plus de tâches non rémunérées (tâches domestiques, soins aux enfants, etc.).

  • Les 25-54 ans, probablement parce qu’ils cumulent plusieurs obligations (professionnelles, parentales, etc.).
  • Les parents et plus particulièrement les parents d’enfants de moins de 5 ans (28 % vs 9 % pour les couples sans enfant), les mères davantage que les pères (34 % vs 21 %).
  • Les personnes en emploi (87 % vs 13 % de celles sans emploi dans la dernière année), plus particulièrement les personnes travaillant à temps plein et celles ne bénéficiant pas d’un horaire flexible.

D’ailleurs, l’auteure de l’analyse note que 60 % des Québécois éprouvant une sensation marquée de manque de temps ne bénéficient pas d’un horaire de travail flexible, « signe que [cette mesure] permet une meilleure gestion du temps ».

Réalisée à partir des données de l’Enquête sociale générale (Statistique Canada, 2015) sur l’emploi du temps, l’analyse de l’ISQ s’est penchée sur le lien entre la perception de manque de temps et certains facteurs sociodémographiques, dont le groupe d’âge, le sexe, la situation domestique (âge du plus jeune enfant du ménage), le statut d’occupation, le nombre d’heures habituellement travaillées chaque semaine et la souplesse de l’horaire de travail.

 

Par L’Observatoire des tout-petits

 

Reproduit avec l’autorisation de L’Observatoire des tout-petits, un projet de la Fondation Lucie et André Chagnon. L’Observatoire des tout-petits a pour mission de contribuer à placer le développement et le bien-être des tout-petits au cœur des priorités de la société québécoise.

 

Photo : GettyImages/Ulza

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