Accouchement prématuré: l’âge de la mère a-t-il un impact?

Accouchement prématuré: l’âge de la mère a-t-il un impact?
Les femmes enceintes âgées de 30 à 34 ans seraient celles qui sont le moins à risque d’accoucher prématurément, rapporte une étude québécoise.

22 février 2018 | Les femmes enceintes âgées de 30 à 34 ans seraient celles qui présentent le moins de risques d’accoucher prématurément, révèle une étude québécoise réalisée par des chercheurs du CHU Sainte-Justine.

Selon les résultats obtenus, leur probabilité d’avoir un bébé prématuré serait de 5,7 %. À l’opposé, c’est à partir de 40 ans que les futures mères présenteraient le plus grand risque d’accoucher avant la 37semaine de grossesse (7,8 %). Par ailleurs, ce risque serait de 6,8 % pour les futures mères âgées de 20 à 24 ans, de 6 % pour celles âgées de 25 à 29 ans et de 6,3 % pour les femmes de 35 à 39 ans.

Les chercheurs ont aussi constaté que les naissances avant 37 semaines de grossesse seraient majoritairement spontanées chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans. Par contre, chez les femmes de 40 ans et plus, les naissances prématurées seraient souvent provoquées par un médecin afin de protéger la santé de la mère ou du bébé.

Peu importe la cause de la prématurité, les bébés prématurés sont plus à risque de souffrir de complications médicales plus ou moins sévères, dont un faible poids à la naissance et des problèmes cardiaques, respiratoires ou gastro-intestinaux.

Ces résultats tiennent compte de l’influence de plusieurs facteurs de risque de prématurité comme le placenta praevia, le diabète de grossesse, le recours aux technologies de reproduction assistée et l’usage passé de drogues et de tabac. Les auteurs de l’étude indiquent toutefois ignorer l’impact de l’obésité de la mère et de son statut socioéconomique sur la prématurité, puisque ces données n’étaient pas disponibles pour l’ensemble des participantes à l’étude.

De nombreuses recherches se sont intéressées à l’influence de l’âge de la mère sur les risques d’accouchement prématuré, sans faire consensus. La présente étude a l’avantage d’être basée sur un très vaste échantillon de femmes enceintes, soit plus de 165 000 Canadiennes âgées de plus de 20 ans. Les données proviennent de 32 hôpitaux répartis dans des zones urbaines et rurales du Canada.

Sources : Sciencedaily et PLOS


Marie-Claude Ouellet — Agence Science-Presse

 

Photo : GettyImages/IvanJekic

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