Les parents introduisent-ils trop tôt les aliments solides?

Les parents introduisent-ils trop tôt les aliments solides?
Plus de la moitié des bébés commenceraient à manger des aliments complémentaires avant l’âge de 6 mois, rapporte une étude américaine.

1er février 2018 | Plus de la moitié des bébés commenceraient à manger des aliments complémentaires plus tôt que ce qui est recommandé par les spécialistes, rapporte une récente étude américaine.

En effet, 16 % des parents ayant participé à cette étude ont dit avoir donné des aliments complémentaires à leur bébé avant qu’il ait 4 mois tandis que 38 % d’entre eux l’ont fait lorsqu’il était âgé de 4 ou 5 mois.

En fait, ce ne sont que 33 % des participants à l’étude qui ont respecté les recommandations en attendant que leur bébé ait 6 mois pour lui donner des aliments complémentaires. Enfin, un peu plus de 10 % des parents ont donné pour la première fois des aliments solides à leur enfant à 7 mois ou plus tard.

Or, l’Académie américaine de pédiatrie recommande d’attendre qu’un enfant ait atteint l’âge de 6 mois avant de lui donner des aliments complémentaires. À noter que les directives de Santé Canada et de la Société canadienne de pédiatrie vont dans le même sens.

Les auteurs de l’étude soulignent d’ailleurs qu’une introduction prématurée ou tardive des aliments complémentaires peut avoir des conséquences sur la santé des enfants. En effet, un bébé qui mange de la nourriture solide trop tôt risque de manquer de certains nutriments présents dans le lait maternel ou dans les préparations commerciales pour nourrissons. À l’inverse, un enfant qui commence à manger des aliments complémentaires plus tard que 6 mois présente plus de risques de développer des allergies alimentaires et d’avoir des carences dans son alimentation.

Les chercheurs ont réalisé cette étude aux États-Unis, entre 2009 et 2014, en demandant aux parents de 1482 enfants de 6 à 36 mois à quel moment ils avaient introduit les aliments complémentaires au menu de leur bébé, incluant le jus, l’eau sucrée, le lait de vache et même l’eau.

Sources : Eurekalert et Santé Canada


Marie-Claude Ouellet — Agence Science-Presse

 

Photo : GettyImages/bluecinema

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