Allaitement: l'importance du soutien

Allaitement: l'importance du soutien

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Les nouvelles mères qui bénéficient d’un soutien adéquat auraient plus de chances d’allaiter.

2 novembre 2016 | Les nouvelles mères qui bénéficient d’un soutien adéquat auraient plus de chances d’allaiter, concluent des experts américains. Le soutien à l’allaitement devrait donc faire partie du suivi médical de routine, proposent-ils.

Cette nouvelle recommandation est le résultat de l’analyse de 43 études. Celles-ci démontrent que les interventions personnalisées pour soutenir l’allaitement permettraient d’augmenter le nombre de mères qui allaitent et aussi la durée de l’allaitement. Ces interventions seraient plus efficaces si elles ont lieu autant pendant la grossesse qu’après l’accouchement, soulignent les experts.

Aux États-Unis, environ 80 % des femmes essaient d’allaiter à la naissance de leur bébé. Cependant, 6 mois plus tard, la moitié d’entre elles ont cessé d’allaiter. La situation est similaire au Québec avec 83 % des mères qui commencent l’allaitement et 51 % d’entre elles qui allaitent encore lorsque leur bébé atteint l’âge de 6 mois. Selon les experts américains, le soutien permettrait non seulement d’aider les mères à faire un choix informé, mais aussi à atteindre leurs objectifs personnels d’allaitement.

Le soutien à l’allaitement peut prendre plusieurs formes, précisent les auteurs des recommandations. Il peut être offert par des professionnels (ex. : médecins, infirmières, consultantes en lactation) ou par d’autres mères qui ont allaité. Le soutien comprend la diffusion d’information, les conseils pratico-pratiques, l’aide à la mise au sein, mais également le soutien psychologique.

Les experts mentionnent toutefois le danger de mettre de la pression sur les mères qui ne peuvent pas ou ne veulent pas allaiter. Les professionnels de la santé devraient donc intervenir pour soutenir l’allaitement en respectant l’autonomie des femmes dans leur choix. En effet, les interventions qui culpabilisent les mères peuvent augmenter l’anxiété et les risques de dépression postpartum, expliquent les experts américains.


Sources : Reuters, JAMA et Institut de la statistique du Québec

Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : iStock.com/Steve Debenport

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