Banque de lait maternel: davantage de mères pourront contribuer

Banque de lait maternel: davantage de mères pourront contribuer

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Héma-Québec permettra aux mères de la grande région de Montréal et de Québec de donner leur lait, peu importe leur lieu d’accouchement.

19 septembre 2016 | Les mères de la grande région de Montréal et de Québec qui allaitent pourront maintenant contribuer à la banque publique de lait maternel, peu importe leur lieu d’accouchement, annonce Héma-Québec. Auparavant, seules les femmes qui avaient donné naissance dans certains hôpitaux étaient admissibles pour donner leur lait.

« Au départ, le programme s’adressait aux mères qui s’étaient inscrites au programme de sang de cordon », explique Laurent-Paul Ménard, directeur des relations publiques pour Héma-Québec. En effet, comme ces femmes avaient déjà passé les tests nécessaires pour se qualifier pour le don de sang de cordon, Héma-Québec en profitait pour les recruter pour le don de lait.

Cette décision suscitait toutefois un certain mécontentement chez des mères qui souhaitaient donner leur surplus de lait, mais qui n’avaient pas accouché dans les centres hospitaliers participant au programme de sang de cordon. « Maintenant que la banque développe ses activités, notre équipe a décidé d’étendre le territoire pour permettre aux mères qui résident dans les communautés métropolitaines de Montréal et de Québec de s’inscrire aux programmes de lait maternel, souligne M. Ménard. Cette décision fait partie de la stratégie visant à déployer progressivement les activités de la banque publique de lait maternel. »

La banque d’Héma-Québec compte actuellement 110 donneuses actives. « Nous souhaitons avoir 500 donneuses actives en tout temps, mentionne M. Ménard. Nous avons bon espoir de réussir à recruter un nombre suffisant de donneuses dans les deux communautés métropolitaines principales. » Héma-Québec n’exclut pas d’étendre un jour le territoire à d’autres régions du Québec, mais aucun échéancier précis n’a encore été fixé.

Comment participer?

Pour pouvoir donner du lait, une mère doit être en santé et ne pas fumer. « La mère peut donner son surplus de lait pendant les 12 premiers mois de vie de son enfant, mentionne M. Ménard. Par exemple, une mère dont l’enfant aurait 6 mois pourrait s’inscrire et donner son lait jusqu’au premier anniversaire de son bébé. » Elle ne pourrait toutefois pas donner le lait qu’elle a recueilli avant d’avoir passé les tests de qualification d’Héma-Québec puisque ce lait pourrait ne pas répondre aux critères de la banque concernant la contamination bactérienne.

« Les mères intéressées doivent remplir un formulaire d’inscription disponible sur notre site, explique M. Ménard. Par la suite, une personne mandatée par Héma-Québec se présentera chez elle pour faire un prélèvement sanguin. » Ce prélèvement servira à dépister certains microorganismes dangereux pour les bébés prématurés comme les virus de l’hépatite B et C, le VIH, le cytomégalovirus, le virus T-lymphrotropique humain et la bactérie responsable de la syphilis.

« Pour simplifier la vie des mères, toutes les démarches se font à partir du domicile, ajoute M. Ménard. La mère recevra donc chez elle les bouteilles qui doivent être utilisées pour les prélèvements de lait et Héma-Québec se présentera pour aller récupérer le lait ensuite. » C’est d’ailleurs pour cette raison que seules les mères résidant dans les régions de Montréal et Québec peuvent actuellement devenir donneuses de lait maternel.

Depuis l’ouverture de la banque publique de lait maternel en 2014, 8 199 bouteilles de lait ont été distribuées dans 5 centres hospitaliers du Québec qui offrent des soins spécialisés pour les très grands prématurés de 32 semaines et moins. Ces établissements comprennent le CHU Ste-Justine, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital de Montréal pour enfants, le Centre hospitalier universitaire de Québec et le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.


Kathleen Couillard – Équipe Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photo : iStock.com/Pilin_Petunyia

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