Peur des aiguilles: les parents ont une influence

Peur des aiguilles: les parents ont une influence

Cette nouvelle fait partie de nos archives. Il se peut que son contenu ne soit pas à jour.


Le comportement des parents lors de la vaccination de leur enfant peut aider à prévenir la peur des aiguilles plus tard.

27 mai 2016 | Le comportement des parents lors de la vaccination de leur enfant peut aider à prévenir la peur des aiguilles plus tard, selon des chercheurs de Toronto.

En effet, les résultats de leur étude révèlent que les enfants qui étaient réconfortés avec sensibilité par leurs parents lors des vaccins de 12 mois étaient moins craintifs face aux aiguilles lorsqu’ils étaient âgés de 4 à 5 ans. Les chercheurs ont également remarqué que le niveau d’inquiétude du parent avait peu d’influence à condition qu’il demeure calme et apaisant avec son enfant. Par ailleurs, les bébés qui exprimaient plus de douleur lors de l’injection n’étaient pas plus intimidés par les aiguilles plus tard.

Lorsqu’un parent réconforte son enfant dans un moment de détresse, il lui apprend comment se calmer dans une situation difficile, expliquent les auteurs de l’étude. C’est pourquoi l’attitude parentale est importante pour prévenir la peur des aiguilles. Cette peur pourrait d’ailleurs faire augmenter la douleur ressentie lors d’une future injection et amener certains enfants à éviter les procédures médicales. Quelques-uns refuseront même de consulter un médecin ou une infirmière en raison de leur phobie.

Pour aider leur enfant lors d’une injection, les parents doivent surtout être calmes et réconfortants. Pour y arriver, les chercheurs leur suggèrent de commencer par reconnaître leurs inquiétudes, puis de respirer pour reprendre leur sang-froid s’ils sont inquiets ou stressés. Ils pourront ensuite apaiser leur enfant en le gardant blotti contre eux et en lui changeant les idées après l’injection.

Cette étude a été réalisée auprès de 130 enfants. Les auteurs de l’étude ont évalué le comportement des enfants et de leurs parents lors des vaccins administrés à 2 mois, 4 mois, 6 mois, 12 mois et 4 ans.


Sources : Science Daily, Radio Canada International et Pain

Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : iStock.com/Christopher Futcher

Partager

À lire aussi