Développement: le dépistage préventif pour tous les enfants serait inutile

Développement: le dépistage préventif pour tous les enfants serait inutile

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Effectuer des tests de dépistage chez tous les enfants ne permettrait pas de détecter plus facilement ceux ayant des retards de développement.

6 avril 2016 | Tous les enfants ne devraient pas être automatiquement soumis à un dépistage préventif pour les retards de développement, avance le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs. Ces tests devraient plutôt être réservés aux enfants qui présentent des signes et symptômes préoccupants.

Le dépistage systématique de troubles de développement est recommandé dans certaines provinces canadiennes et certains États américains. La Société canadienne de pédiatrie s’y disait favorable dans un énoncé émis en 2011. Or, d’après les études existant sur le sujet, effectuer des tests de dépistage chez tous les enfants de 1 à 4 ans ne permettrait pas de détecter plus facilement les tout-petits avec des problèmes de développement.

Ce dépistage systématique aurait plutôt l’effet de référer inutilement à des spécialistes des enfants qui se développent normalement. Par conséquent, les tout-petits qui ont réellement besoin d’être suivis par un spécialiste se trouveraient alors privés de précieuses ressources.

Le dépistage des retards de développement se fait habituellement à l’aide de questionnaires qui attribuent un score à l’enfant pour différents aspects de son développement, tels que les habiletés motrices, le langage, les capacités intellectuelles, les habiletés sociales et le fonctionnement au quotidien. Selon le score obtenu, le médecin peut alors décider s’il faut intervenir ou non.

Selon le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs, les médecins devraient plutôt continuer de se montrer attentifs au développement des tout-petits lors des visites de routine. De cette manière, ils pourront suggérer une évaluation plus poussée si un enfant n’atteint pas certaines étapes normales du développement ou si les parents ont remarqué des signes et symptômes préoccupants. Une intervention rapide diminuerait les risques que l’enfant développe plus tard des problèmes de comportement ou d’apprentissage, soulignent d’ailleurs les chercheurs.


Sources : Reuters et Canadian Medical Association Journal

Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : iStock.com/Tashi-Delek

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