Vitamine K à la naissance: à ne pas négliger

Vitamine K à la naissance: à ne pas négliger

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Le nombre de parents qui refusent l’injection de vitamine K à la naissance de leur bébé serait en augmentation, s’inquiètent des médecins américains.
Agence Science-Presse

1er juillet 2015 | À la naissance d’un bébé, l’équipe médicale lui injecte habituellement de la vitamine K pour prévenir les hémorragies internes. Le nombre de parents qui refusent ce traitement serait toutefois en augmentation, s’inquiètent des médecins américains.

La baisse de popularité de la vitamine K expliquerait selon eux que de plus en plus de bébés se présentent à l’hôpital avec des saignements internes, ce qu’on appelle le syndrome hémorragique du nouveau-né. Récemment, ils ont d’ailleurs traité plusieurs cas d’hémorragie crânienne chez des nourrissons. La vitamine K joue en effet un rôle important dans la coagulation du sang.

Malheureusement, cette vitamine passe seulement en très faibles quantités de la mère à l’enfant durant la grossesse et l’allaitement. Les doses que le bébé reçoit ne sont donc pas suffisantes pour le protéger des hémorragies dans les premiers mois de sa vie. Ce n’est que plus tard que son corps produira cette vitamine et qu’il en obtiendra par le biais de son alimentation.

Une maladie difficile à détecter
Les symptômes du syndrome hémorragique du nouveau-né ne sont pas faciles à reconnaitre pour des parents. Le bébé peut seulement paraître irritable et avoir du sang dans son urine ou dans ses selles. Les parents peuvent donc mettre un certain temps avant de consulter.

Sans injection, 4 à 11 bébés sur 100 000 naissances développeront ainsi le syndrome hémorragique du nouveau-né. De ce nombre, 14 % en mourront et 40 % des bébés qui survivent auront des séquelles permanentes au cerveau. L’injection de vitamine K permet de diminuer le nombre d’enfants atteints à moins d’un enfant sur 100 000. De plus, les effets secondaires de la vitamine K sont excessivement rares. Un seul cas de réaction allergique a été rapporté sur des millions d’injections. Certains bébés peuvent toutefois ressentir de la douleur au moment de l’injection et une certaine irritation due à la piqûre. Allaiter pendant l’injection peut soulager la douleur du bébé.

Selon les médecins, certains parents refuseraient l’injection de vitamine K, parce qu’ils sont opposés à la vaccination. Pourtant, l’injection de vitamine K n’a aucun rapport avec la vaccination, rappellent-ils. Cette injection n’a aucune propriété immunitaire et sert simplement à combler un déficit en vitamine.

Au Canada, la vitamine K est injectée dans le muscle de la cuisse en une seule dose. En cas de refus parental, le médecin peut recommander une dose orale. Ce mode d’administration est toutefois moins efficace.


Sources : MedicalXPress , Extenso, Société canadienne de pédiatrie et Evidence Based Birth

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