Le manque d’activité physique associé à l’hypertension chez les enfants

Le manque d’activité physique associé à l’hypertension chez les enfants

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Les chercheurs ont été surpris par le nombre d’enfants sédentaires atteints d’hypertension.
Agence Science-Presse

11 mars 2015 | Les enfants qui bougent peu présenteraient plus de risque de souffrir d’hypertension artérielle, révèle une étude réalisée auprès de 5 221 enfants européens âgés de 2 à 10 ans. Les chercheurs ont aussi été étonnés par le nombre de jeunes participants sédentaires qui faisaient de l’hypertension.

Les enfants qui pratiquaient moins d’une heure d’activité physique par jour avaient 53 % plus de risque de développer de l’hypertension. De plus, ceux qui passaient plus de 2 heures devant un écran par jour avaient 28 % plus de risque de développer cette condition.

Ces résultats sont d’autant plus importants que les chercheurs ont observé un taux d’hypertension élevé chez les enfants européens. Leurs résultats indiquent en effet que cette condition se retrouve chez 11 % d’entre eux alors que les scientifiques s’attendaient plutôt à un taux de 5 %.

Selon les auteurs, les enfants qui souffrent d’hypertension risquent que ce problème persiste à l’âge adulte. L’hypertension est aussi un facteur de risque important pour les maladies cardiovasculaires.

Pour lutter contre la tension artérielle élevée, les experts recommandent aux enfants de pratiquer au moins 60 minutes d’activité physique par jour et de limiter le temps d’écran. Ils soulignent également que les enfants sont plus susceptibles d’adapter un mode de vie sain s’il est pratiqué par tous les membres de la famille.

Cette étude a été réalisée grâce à des données provenant de 8 pays européens et les enfants ont été suivis pendant 2 ans. Les chercheurs ont mesuré leur pression artérielle au début et à la fin de l’étude. L’activité physique des enfants a été évaluée grâce à un accéléromètre et les parents ont dû répondre à des questions sur le nombre d’heures que leur enfant passait devant un écran chaque jour.


Sources : NHS et International Journal of Cardiology

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