Le malheur des uns fait le bonheur des tout-petits

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Dès l’âge de 2 ans, les enfants qui croient avoir été traités injustement prendraient plaisir à voir un de leurs amis jouer de malchance
Agence Science-Presse

5 décembre 2014 | Dès l’âge de 2 ans, les enfants qui croient avoir été traités injustement prendraient plaisir à voir un de leurs amis vivre une malchance, avance une petite étude israélienne.

Les chercheurs ont observé que des enfants de 2 à 3 ans se réjouissaient si leur mère renversait un verre d’eau sur un livre pendant qu’elle faisait la lecture à un autre enfant. Par exemple, ils applaudissaient, sautillaient ou se roulaient au sol. Ils ne réagissaient toutefois pas de cette façon si la mère renversait le verre d’eau sur le livre alors qu’elle lisait seule.

Les scientifiques ont également remarqué des gestes de jalousie chez les enfants lorsque leur mère faisait la lecture à leur ami. Par exemple, ils jouaient avec les cheveux de leur mère ou essayaient de se glisser entre elle et le livre.

La joie envers le malheur d’autrui se manifesterait donc en réponse au sentiment d’injustice, proposent les scientifiques. En effet, les tout-petits se réjouiraient de l’incident parce qu’ainsi l’autre enfant ne pourra plus écouter l’histoire, mettant fin ainsi à une situation injuste selon eux.

Jusqu’à présent, les chercheurs croyaient que les enfants ne ressentaient pas des émotions si complexes avant l’âge de 7 ans. Pourtant, très tôt, les tout-petits se comparent déjà aux autres. Cela leur permettrait de développer de l’empathie et de la compassion. Cependant, ils apprendraient aussi à réagir face à des situations inéquitables.

Cette étude a été menée auprès de 35 enfants de 2 à 3 ans accompagnés de leur mère et d’un ami du même âge.


Sources : Science Daily et PLoS ONE

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