Les mères parleraient davantage avec leur bébé que les pères

Les mères parleraient davantage avec leur bébé que les pères

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Les hommes et les femmes ne répondraient pas de la même façon au babillage de leurs enfants.
Agence Science-Presse

21 novembre 2014 | Les hommes et les femmes ne répondraient pas de la même façon au babillage de leurs bébés, avance une petite étude américaine.

Les chercheurs ont en effet observé que les femmes ont plus tendance que les hommes à parler aux bébés lorsqu’ils babillent. Lors de cette étude, elles ont prononcé en moyenne 1263 mots par heure contre 462 pour les hommes. Pour leur part, les tout petits réagissaient davantage à la voix de leur maman, ont aussi noté les scientifiques. Les bébés apprendraient d’abord à distinguer les voix de femmes, car ce sont plus souvent elles qui prodiguent les soins, proposent les chercheurs.

Ceux-ci ont toutefois été surpris de constater que les mères répondaient plus souvent au babillage de leur bébé s’il s’agissait d’une fille. Les chercheurs soulignent que cette observation étonnante devra être vérifiée par d’autres scientifiques. Cependant, si elle s’avérait exacte, elle pourrait expliquer pourquoi le langage des fillettes se développe souvent plus rapidement que celui des garçons.

Les chercheurs rappellent que les bébés tentent de communiquer avec les gens qui prennent soin d’eux bien avant de savoir parler. Le père et la mère ont alors un rôle essentiel dans le développement de leur enfant. Parler, chanter et jouer avec son enfant améliorerait en effet le langage et les capacités d’apprentissage.

Cette étude a été menée auprès de 33 enfants à la naissance, à 1 mois et à 7 mois. Les bébés et leurs parents ont été enregistrés pendant 10 à 16 heures au moyen d’une veste spéciale munie d’un enregistreur activé par la voix. À partir des 1500 heures d’enregistrement obtenues, les chercheurs ont comptabilisé le nombre de mots que disaient les adultes, les vocalisations des enfants ainsi que les conversations entre parents et enfants.


Sources : Reuters et Pediatrics

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