Vaccin: donner le sein ou une boisson sucrée pourrait réduire la douleur chez les bébés

Vaccin: donner le sein ou une boisson sucrée pourrait réduire la douleur chez les bébés

Cette nouvelle fait partie de nos archives. Il se peut que son contenu ne soit pas à jour.


24 avril 2009 – Donner le sein ou une boisson sucrée à un enfant qui reçoit un vaccin contribuerait à réduire la douleur ressentie, selon une récente étude1.

Les chercheurs ont évalué les réactions et les pleurs de 158 enfants âgés de 6 mois et moins lors de la vaccination. Au hasard, ils ont demandé à certaines mères d’allaiter leur enfant durant l’injection.

De la même façon, ils ont comparé les réactions de 85 enfants âgés de 6 mois à 48 mois. À certains, on a donné une boisson sucrée qui contenait 12 % de sucrose; à d’autres, on a appliqué une crème analgésique2 avant l’injection. D’autres n’ont rien reçu.

Que ce soit l’allaitement, un jus de fruits ou une crème analgésique, toutes ces mesures ont contribué à réduire la durée des pleurs et la douleur ressentie chez les jeunes participants à l’étude. La crème analgésique n’a pas donné de meilleurs résultats que la boisson sucrée, ont remarqué les chercheurs.

Selon les auteurs de l’étude, les enfants, même les tout-petits, ont déjà une mémoire de la douleur qui leur fait craindre les piqûres. De plus, ils réagissent avec plus d’appréhension si, par le passé, ils ont subi une intervention ou un traitement sans analgésique adéquat.

À la lumière de ces données, les chercheurs croient qu’il est approprié de faire bénéficier les bébés des effets apaisants du lait maternel ou d’un jus de fruits lors de la vaccination. Ils recommandent toutefois de réserver l’usage des crèmes analgésiques uniquement pour les enfants phobiques ou très anxieux.

 

Claudia Morissette – Naître et grandir.net

D’après Reuters Health.

 

1. Dilli D, Küçük IG, et al. Interventions to Reduce Pain during Vaccination in Infancy, The Journal of Pediatrics, March 2009, Vol. 154, Issue 3, P. 385-390.
2. Une crème à la lidocaïne-prilocaïne de type EMLA.

Partager

À lire aussi