Ce mois-ci
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Photo de Geneviève Doray

Chapeau les monos!

Au Québec, il y a 216 880 parents monoparentaux. Ce chiffre peut surprendre, mais il faut savoir qu’aux yeux de Statistique Canada, un parent séparé vivant seul et qui a son enfant avec lui le jour du recensement est considéré comme monoparental, même si l’enfant passe autant de temps chez ses deux parents. Cela explique probablement pourquoi le nombre ne cesse d’augmenter. D’ailleurs, la définition de la monoparentalité divise sur les réseaux sociaux… (Rien de surprenant, me direz-vous!)

Pour ma part, je ne me suis jamais définie comme une maman monoparentale, car malgré notre séparation, le père de ma fille s’est toujours beaucoup impliqué dans son éducation. Bien sûr, c’est un sprint de responsabilités, d’éducation, d’amour quand elle est avec moi, mais j’ai d’autres moments pour me ressourcer et me retrouver. J’ai aussi maintenant un conjoint qui est très présent et qui s’implique. Chaque histoire est différente évidemment. Même si l’enfant voit l’autre parent de temps en temps, ça ne veut pas dire que c’est plus facile ni que l’autre participe à son éducation ou contribue financièrement.

Nous vous invitons, ce mois-ci, à aller à la rencontre de Marie Christine, Keven, Luz Maria et Sandy. Tous les quatre sont ce qu’on pourrait appeler des « monoparentaux à temps plein ». C’est enrichissant de prendre conscience de la réalité et des enjeux qu’ils vivent. C’est une sacrée pression que d’être seul pour tout assumer et d’avoir cent fichiers ouverts dans le cerveau en même temps… tous les jours. Encore et encore. Et ça ne s’arrête jamais.

C’est difficile financièrement pour bien des familles actuellement, on le sait. Alors, imaginez en plus ne pouvoir compter que sur un seul salaire pour nourrir la famille. Pas étonnant que plusieurs familles monoparentales au Québec vivent dans la pauvreté. Sans compter que certains employeurs sont hésitants à embaucher une mère qui est seule avec son enfant, car elle risque de s’absenter plus souvent.

Comme société, je trouve qu’on prend encore trop peu en considération ces parents, des femmes en grande majorité. On gagnerait à les soutenir davantage, car ces mamans et ces papas font de leur mieux pour favoriser le développement de leur enfant et accomplir en solo ce qui est déjà difficile à faire à deux!

Geneviève

Geneviève Doray
Directrice Naître et grandir

Prendre soin des enfants, c’est une chose. Mais il y a tout le reste aussi : déboucher la toilette, déneiger les escaliers, assembler le meuble suédois impossible à monter et les mille et un trucs à penser, à prévoir et à planifier.