Des becs et des câlins, ça fait du bien!

Des becs et des câlins, ça fait du bien!
Avoir des contacts physiques chaleureux et affectueux avec votre enfant l’aide à se calmer dans les moments difficiles et à se sentir aimé en tout temps.

Avoir des contacts physiques chaleureux et affectueux avec votre enfant l’aide à se calmer dans les moments difficiles et à se sentir aimé en tout temps.

Quand Mathilde, 3 ans, se fait un bobo en jouant, elle cherche du réconfort auprès de ses parents. Un bec et la voilà repartie pour de nouvelles aventures. « Le soir, avant le dodo, elle fait le plein de câlins, ajoute sa mère, Sarah. Elle est très colleuse. »

« On ne bâtit pas l’attachement seulement avec des contacts physiques, mais il s’agit d’un ingrédient important du lien parent-enfant », affirme Geneviève Lafleur, psychoéducatrice au CHU Sainte-Justine. Le toucher est la première forme de communication entre un nourrisson et ses parents. En prenant votre bébé dans vos bras, en lui frottant le dos ou en le massant, vous lui faites comprendre qu’il n’est pas seul et que vous tenez à lui. Le contact peau à peau à la naissance sécurise aussi l’enfant et facilite sa transition entre le ventre de sa mère et le monde extérieur.

Les recherches démontrent même que plus on touche les bébés, moins ils pleurent. Chantal peut en témoigner, elle qui a beaucoup utilisé le portage avec sa fillette. « Au début, Zahara Léonie avait besoin d’être collée contre moi, sinon elle pleurait. Avec le porte-bébé, je pouvais la rassurer, tout en ayant les mains libres pour d’autres occupations. »

Le contact physique est un bon moyen de réconforter votre enfant et de lui montrer que vous l’aimez.

Y a-t-il un risque de gâter bébé si on l’a toujours contre soi ou si on accourt aux moindres pleurs? « Avant 18 mois, l’enfant ne fait pas de caprices et on ne peut pas le gâter, affirme Geneviève Lafleur. S’il demande du réconfort, c’est qu’il en a besoin. » Vous ne gâtez pas votre enfant lorsque vous répondez rapidement à ses besoins. Vous lui apprenez plutôt qu’il peut compter sur vous. Vous l’aidez aussi à se sentir en sécurité et à vous faire confiance, ce qui permet de créer un bon lien d’attachement.

Certains enfants sont moins « colleux » de nature. D’autres, en grandissant, deviennent moins à l’aise avec les bisous et les câlins. C’est important de respecter les limites de votre enfant. Si vous bécotez votre tout-petit et qu’il vous pousse, tourne la tête ou arrête de vous regarder, c’est parce qu’il en a assez. Dans ce cas, mieux vaut ne pas insister.

S’il n’aime pas les becs et les câlins, vous pouvez lui montrer votre amour avec une main dans les cheveux, une tape dans le dos, un baiser soufflé, un clin d‘oeil, un « je t’aime » ou un sourire. « Vous pouvez aussi le laisser prendre l’initiative en lui disant que vous aimeriez lui faire un gros câlin quand il en aura envie », suggère Geneviève Lafleur.

Naitre et grandir.com

Source : magazine Naître et grandir, mars 2016
Recherche et rédaction : Nathalie Vallerand
Révision scientifique : Ellen Sheiner-Moss, professeure au Département de psychologie de l’UQAM et directrice du Centre d’études sur l’attachement et la famille

Photo : iStock.com/Nadia Sabeva