T'es où, village? T'es où?

T'es où, village? T'es où?
Jean-François Quessy n’a pas de famille élargie à proximité. Mais il a trouvé du soutien dans son quartier.

On entend souvent cette célèbre citation : « il faut tout un village pour élever un enfant ». Qu’on se dise les vraies choses... Parfois, en tant que parent, on cherche le village pas à peu près et on a l’impression d’être seul au monde avec nos craintes et nos problèmes!

Chez-moi, nous n’avons pas de famille élargie à proximité. J’ai cru pendant des années que nous étions une figure d’exception. Que presque tous les papas et les mamans pouvaient compter, presque n’importe quand, sur des grands-parents pour les appuyer, pour les dépanner, pour les rassurer.

Mais, des parents dans notre situation, dont le tissu familial s’est effrité avec les années ou qui doivent composer avec la distance qui les sépare de leurs proches, il y en a plusieurs.

Le village, c’est plus que la famille

Nous avons tendance à oublier qu’un village, ça peut être grand et inclure bien du monde : les amis, le voisinage, les collègues de travail, les groupes de soutien sur les réseaux sociaux, les gens que l’on rencontre en fréquentant des organismes communautaires, etc.

En plus de la famille de ma conjointe qui est très présente (bien qu’elle soit à cinq heures de route), nous avons des amis de longue date (ils ne sont pas nombreux, mais ils sont fort importants) et nous avons aussi la chance de vivre dans un quartier exceptionnel.

Celui-ci est bondé de parents fort sympathiques et bienveillants. Nous sommes tous là les uns pour les autres et nous avons à l’œil les enfants des autres comme s’ils étaient les nôtres.

Je n’avais jamais connu ce qu’était « l’esprit de quartier » auparavant, mais je vous confirme que ça apporte une sécurité et une paix d’esprit qui font un bien énorme.

Ensemble, c’est possible

Certes, à l’extérieur de notre cocon familial, nous n’avons pas tous les mêmes besoins relationnels. Nous n’avons pas tous le besoin d’avoir de multiples activités avec d’autres gens, d’avoir des soupers tous les vendredis ou de parler à nos voisins ou à nos parents chaque jour.

Mais, je crois que nous avons tous un besoin en commun : celui de savoir que nous ne sommes pas seuls.

Gardons tous les yeux grand ouverts pour dépister les parents qui ont besoin de soutien et qui se sentent trop souvent laissés à eux-mêmes.

Et à vous qui n’avez pas encore trouvé votre village : surtout, n’abandonnez pas et partez à sa recherche! Non seulement il y a un village quelque part prêt à vous aider, mais il y a aussi quelqu’un, dans ce même village, qui a besoin de vous et pour qui vous ferez une différence et un bien incroyable.

 

Photo : Sarah-Jane Champoux et Francis Middleton

Jean-François Quessy
Je suis un père passionné de deux garçons et je travaille comme thérapeute en relation d'aide.
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