Être un beau-grand-parent: trouver sa place

Être un beau-grand-parent: trouver sa place
Comme beaux-parents ou beaux-grands-parents, on cherche à prendre sa place. Et, selon Mamie Marie, ça prend de l’humilité. Son témoignage.

Mon conjoint des cinq dernières années a deux magnifiques filles. L’ainée est la maman d’Abigaëlle, 5 ans, et d’Adéline, presque 3 ans. Quant à la cadette, elle a donné naissance à Jackson, un très beau petit garçon, il y a quelques semaines.

Une fois de plus, la venue de ce petit ange m’a amenée à réfléchir à la place qui est la mienne auprès de ces trois petits-enfants et surtout à toutes ces notions de familles biologiques, adoptives, par alliance, recomposées…

Quand on devient parents ou grands-parents, une ouverture au coeur se crée. C’est l’évidence, naturellement. Même avant la naissance, on ne connaît pas encore l’enfant et, déjà, on a de l’amour pour lui.

Comme « beaux-parents » ou « beaux-grands-parents », on cherche à prendre sa place. J’ai constaté qu’il faut aussi acquérir une qualité primordiale : l’humilité. Cela s’acquiert en prenant son temps, sans rien précipiter et en acceptant de passer deuxième.

Quelques fois, la fragilité des paroles et des gestes posés, surtout en présence des parents ou grands-parents biologiques, nous fait marcher sur des œufs. Nos élans de joie sont parfois plus contrôlés. En faisons-nous trop ou pas assez? On hésite et, de temps en temps, on fait des erreurs par maladresse.

Il faut rester humble et communiquer nos incertitudes.

J’aimerais surtout que les filles de mon conjoint sachent que la tendresse que je porte dans mon cœur pour leurs petits anges est sincère et bienveillante. Je souhaite que mon attitude reflète mon désir d’établir une relation simple et vraie, dans le respect de leurs valeurs.

Entrer en relation avec Abigaëlle, Adéline ou Jackson a demandé beaucoup moins de questionnements et d’analyses. Lorsque j’ai fait leur rencontre, j’ai pris mon temps. J’ai simplement souri, joué avec eux et me suis intéressée à leurs besoins, leurs intérêts. C’est tout. La confiance et l’attachement sont venus naturellement, au fil du temps, peu importe mon titre.

L’amour, ça se multiplie! Côtoyer ces trois petits soleils est un privilège qui s’est ajouté à mon rôle de mamie auprès de Louka. Et il y a encore de la place pour d’autres qui viendront, je l’espère!

Vive les familles élargies, nombreuses et diversifiées!

 

Photos : GettyImages/lisegagne

Marie-Josée Fournier
Je suis l'heureuse mamie de Louka. Je souhaite partager avec vous mes sentiments et observations à propos du rôle des grands-parents.
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