Danse ou karaté?

Danse ou karaté?

Danse ou karaté? Natation ou soccer? Gym ou haute voltige? Amenez-en des activités sportives! Mes enfants ont tout essayé. Ou presque. Ok, j’exagère. Haute voltige, ils l’ont découvert eux-mêmes, en cachette dans mon salon, en se jetant de l’accoudoir de mon canapé... dans le fond de mon canapé! Heureusement, comme de petits cris survoltés suivis de grands POUF venant d’une pièce dans laquelle je ne suis pas éveille toujours ma curiosité, j’ai pu mettre rapidement un terme à cette activité spontanée non approuvée par mon mobilier.

Crédit photo: Catherine Goldschmidt Comme bien des parents, j’ai commencé par la natation parent-bébé pour le plus grand bonheur de ma fille. Un vrai poisson dans l’eau. Des années plus tard, quand elle m’a dit qu’elle rêvait de tournoyer sur elle-même comme Barbie à la télé, on a essayé la danse. Finalement, au lieu de tournoyer, elle a préféré ramper sur le sol pour faire rigoler ses copines. La professeure n’était pas contente. Adieu Barbie, bonjour Bozo le clown. Je l’ai inscrite au cirque en me disant qu’elle y serait sans doute plus heureuse. Elle courait en rigolant au lieu de jongler. Zéro concentration. L’animateur n’était pas très content. Après une session et bien des impatiences, on a arrêté. Courir, ramper, je me suis dit qu’elle aimerait sans doute la gymnastique. Elle m’a répondu: « Rien du tout! Je veux pas de zynastique. je veux rien du tout. »

Alors elle n’a rien fait du tout. On a fait une pause pour lui donner le temps de s’ennuyer. Ça lui a donné envie d’inventer des histoires, de se déguiser et de dessiner en toute liberté. Elle était drôlement douée, ma petite artiste en herbe. Elle l’est toujours d’ailleurs.

Et puis je suis revenue à la charge. Je voulais qu’elle trouve une activité physique qui lui plaise sans pour autant l’empêcher de faire ce qu’elle aime. Et si aucun sport ne lui plaisait jamais et bien tant pis. Au moins, elle aurait essayé.

Mais j’ai trouvé. J’ai trouvé la bonne activité (un cours d’aïkido, un art martial japonais) avec le bon professeur. Un homme fabuleux doublé d’un grand pédagogue. Ma fille a essayé de danser, de rouler, de courir. En vain. Il l’a patiemment ramené dans le droit chemin. En peu de temps, il a réussi à canaliser l’énergie qui grouillait dans ma petite fille en lui donnant les outils pour se concentrer et se calmer. Et surtout en lui donnant envie de le faire. Un chouette miracle qui a duré 4 ans!

Et vous? Est-ce que votre enfant passe d’une activité à l’autre ou bien il a eu le coup de foudre tout de suite pour l’une d’entre elles?

Catherine Goldschmidt
Je suis une drôle de maman qui adore dénicher ou inventer des jeux simples et peu coûteux pour amuser les enfants.
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