Conversations avec un «fucking four»

Conversations avec un «fucking four»

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Parce qu’après le « terrible two » vient le « fucking four », je ne m’en sors pas non plus et je navigue présentement dans cette réalité avec mon plus vieux! Le 2, c’est de la petite gomme! Le 4, ça se corse un peu, mais je ne m’en plaindrai pas trop aujourd’hui!

Je préfère vous partager quelques-uns de nos récents échanges qui sauront certainement vous décrocher un sourire.

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Moi : Go! C’est l’heure de brosser les dents et d’aller au dodo!

Fiston : Moi, je suis pas fatigué. Je suis presque un adulte, je peux me coucher quand je veux!

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Moi : Pourrais-tu ramasser tes jouets, aller jeter ton mouchoir dans la poubelle et rapporter les toutous sur ton lit s’il te plaît?

Fiston : Ben là, j’suis pas une pieuvre! Regarde, j’ai juste 2 mains.

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Moi : Ça fait 4 fois que je te demande de mettre tes bas, réveille un peu!

Fiston : Je fais d’autres choses là très importantes!

Moi : On met les bas...

Fiston : Non! C’est moi qui décide. Je veux pas que tu me parles. Je veux pas que tu me regardes, bon!

Moi : Heu... Je te regarde! Et puis là, je te parle! Et dans ma tête, je vois que tu vas bientôt mettre tes bas...

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Moi : Achale pas ton frère avec ta main comme ça, tu le fais grogner!

Fiston : Je peux si je veux parce que c’est MON frère!

Moi : Tu peux pas tout faire même si c’est TON frère!

Fiston : Ben d’abord, moi je vais changer de maison.

Moi : Tu vas achaler qui si t’as plus ton frère?

Fiston : Hey! Je veux pas que tu me parles! Je veux pas que tu me regardes!

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Moi : Je t’ai averti plusieurs fois et je t’avais dit que c’était la dernière. Tu ne manges pas et tu niaises à table. C’est terminé, tu descends.

Fiston : Aaaaahhhhh! Ben d’abord, moi j’t’aime pus!

Moi : Ok, mais moi je t’aime quand même. Pis sais-tu quoi, je vais toujours t’aimer pareil parce que t’es mon garçon. As-tu compris?

Fiston : Ouin, ben moi j’t’aime pus! Mais tantôt, quand je vais avoir pris mon bain, est-ce qu’on pourrait quand même jouer à un jeu quand je vais recommencer à t’aimer un peu plus?

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En me lisant, ça a l’air facile, mais ce n’est pas toujours de tout repos! Sauf que je vous avouerai que ça m’amuse pas mal plus que les crises de « bacon » du passé!

Ça ne veut pas dire que je souhaite qu’il reste dans son « fucking four » trop longtemps non plus.

Et vous, vous avez survécu à cette étape?

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Jean-François Quessy
Je suis un père passionné de deux garçons et je travaille comme thérapeute en relation d'aide.
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