Revenir à la base: aimer

Revenir à la base: aimer
21 juin 2019
Et si nous revenions à la base? Aimons nos enfants, prenons le temps de les regarder vivre tout simplement.

Aimer quelqu’un, c’est d’abord avoir une attirance ou du moins un intérêt. Puis, plus on apprend à connaître cette personne, plus cet intérêt grandit, que ce soit en amitié ou en amour.

Même avec les enfants, c’est la même chose. On est naturellement attirés vers un neveu ou une nièce plus qu’un autre… vers l’enfant d’un ami ou simplement un gamin qu’on croise par hasard. Un regard, une mimique, une voix, un rire qu’on trouve cute.

Ou le contraire : un regard, une mimique, une voix, un rire qui nous tombe sur les nerfs. C’est normal ; l’humain est fait comme ça.

Le seul amour qui ne fonctionne pas tout à fait de cette façon, c’est l’amour pour nos enfants et petits-enfants. C’est certain qu’on peut avoir plus d’affinités avec un ou l’autre. Mais si on parle d’intérêt, de protection, d’inquiétudes, de fierté, d’amour, notre progéniture devient, à l’instant de sa première venue vers nous, une deuxième partie de nous, un prolongement. Rien ne pourrait être plus fort que cet amour, rien.

J’ai dit « sa venue vers nous » parce qu’il n’est absolument pas nécessaire d’enfanter pour connaître cet amour. Attendre la venue d’un enfant, c’est le désirer, c’est l’accueillir, c’est parfois le sauver. C’est lui promettre qu’on est là pour lui. Maintenant et toujours. C’est le rassurer, veiller à son bien-être, lui enseigner des choses, développer ses intérêts, l’encourager, le guider vers son autonomie, lui apprendre à affronter ses peurs, se faire confiance, c’est l’AIMER.

Amener un enfant à aimer la vie est tellement gratifiant. Entendre rire un enfant, c’est tellement ça le bonheur. Être le témoin de l’accomplissement d’un enfant, de ses réussites petites ou grandes, quelle fierté! Voir dans les yeux d’un enfant la joie pure, l’émerveillement, cette magie si naïve qu’on leur envie, tellement c’est rempli de liberté et d’infini imaginaire…

Aimons nos enfants, prenons le temps de les regarder vivre tout simplement. Prenons-les dans nos bras pour les rassurer, les guider, les protéger. Il n’y a rien de plus simple et de plus grandiose. Rien de plus apaisant, de plus humain que ça…

 

Photo : GettyImages/AnnaElizabethPhotography

Marie-Josée Fournier
Je suis l'heureuse mamie de Louka. Je souhaite partager avec vous mes sentiments et observations à propos du rôle des grands-parents.
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Commentaires (3)

  1. Celine 24 juin 2019 à 14 h 02 min
    Tu as raison il n’y a pas de plus grande joie que d’être mère et grand-mère et arrière grand mère de quelques façon que ce soit
  2. Stéphanie 29 juin 2019 à 06 h 53 min
    Je viens de lire une maxime qui dit « C’est au fruit qu’on reconnaît l’arbre ». Et effectivement, le bonheur, les succès, les attitudes de mon enfant face à ses difficultés sont mon bonheur, mes succès, le reflet de mon accompagnement dans sa façon de grandir. Je l’aime sans conditions, et il me le rend bien en se développant harmonieusement, en devenant plus fort, plus autonome, plus juste, plus réfléchi de jours en jours. C’est ça le bonheur :)))
  3. François Dorais 23 juillet 2019 à 22 h 02 min
    Merci pour ce beau texte, il me ramène à ma mission de papa. Je peux toujours aimer mieux ma fille, améliorer mon attitude envers elle. Alors aller hop! Au travail! Je canalise mon énergie créatrice pour nous embellir la vie au maximum!

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