Leur différence: la douance

Leur différence: la douance
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
21 février 2019
Les enfants de Josée Bournival sont doués. Ils ne sont pas meilleurs que les autres. Ils sont différents.

Mes enfants sont doués. Ils ne sont pas meilleurs que les autres. Ils sont différents. Ce n’est pas une impression maternelle, c’est le résultat de nombreux tests psychologiques qu’ils ont effectués en compagnie de spécialistes.

La douance, ou haut potentiel intellectuel (HPI), ce n’est pas ce que l’on imagine. Si vous croyez que j’élève quatre petits Mozart qui composent sagement des symphonies, qui apprennent à parler des langues étrangères par eux-mêmes ou qui sont tous premiers de classe, détrompez-vous! Les doués ne sont pas tous comme ça.

De l’extérieur, la douance a l’air très « cool ». Plusieurs adultes pensent même qu’un parent se vante lorsqu’il affirme avoir des enfants doués. Croyez-moi, la plupart du temps, ce sont plutôt des cris de détresse ou le besoin de ventiler une situation qu’ils trouvent difficile à gérer.

J’élève quatre bombes à retardement. Il existe souvent un grand décalage entre le développement intellectuel des petits doués et leur développement émotif. Ce sont des enfants qui font des crises, qui sont hyperémotifs. Ce sont des Martiens. L’image est de la neuropsychologue Marianne Bélanger. Elle compare ses petits patients à des extraterrestres. Dès que mes enfants sortent de notre maison, ils enfilent leur costume de Terriens pour se conformer aux règles terriennes, pour correspondre à ce qu’on attend d’eux à l’école. Ils sont constamment en guerre avec leur nature profonde et ce qu’ils ont l’impression qu’on attend d’eux. Ils font tellement d’efforts qu’au retour à la maison, ça explose de partout!

J’élève quatre porcelaines fragiles. Mes enfants, comme bien des doués, ont des hypersensibilités. Blanche se plaint que « ça sent donc fort la menthe » alors que je m’applique du baume à lèvres à l’autre bout de la pièce. Simone est incapable d’aller dans une salle de cinéma, même avec des coquilles pour atténuer le bruit. La grandeur de l’écran, le volume élevé : tout l’agresse. Même chose pour les néons dans sa classe et pour le chahut des camarades à l’école. Mes enfants, surtout les trois plus jeunes, sont toujours nus à la maison. Ils ne supportent pas les vêtements. Imaginez les étiquettes! Ils veulent du mou, du doux et peuvent faire une crise monstre pour une tuque un peu trop serrée ou un chandail qui pique.

J’élève quatre ogres mangeurs de connaissances. Les doués fonctionnent à l’intérêt. Quand un sujet les passionne, ça devient obsessif. OB-SES-SIF!!!! Simone a fait une fixation sur les morses (ça ne pouvait évidemment pas être sur les chats ou les chevaux). Il a fallu qu’on aille les voir à l’Aquarium du Québec, qu’on visionne toutes les vidéos de YouTube les mettant en vedette, qu’on lui procure toutes les histoires incluant un morse, etc. Je ne compte plus le nombre de dessins et coloriages qu’elle a faits sur le sujet. Jamais mes enfants ne se contentent d’un « je ne sais pas ». Il faut toujours tout décortiquer. Ils ont une soif d’apprendre, de relier des faits abstraits entre eux, de faire des comparaisons.

J’élève quatre cerveaux turbo. L’expression est de mon amie Marie-Ève. C’est en ces termes qu’elle parle de son fils, également HPI. Mes enfants ont de la difficulté à s’endormir parce que leur « hamster » refuse de s’assoupir. Plutôt que d’avoir une pensée linéaire comme la majorité des gens (une idée en amène une autre, puis une autre, puis une autre…), les doués ont une pensée en feu d’artifice (une pensée en amène 50). Lorsqu’ils parlent, ça semble parfois décousu. Parce que leur bouche ne peut pas suivre le rythme de leurs pensées. Avec un papa et une maman doués, ça va. On est en mesure de voir le chemin mental qui les mène d’une idée à l’autre. Mais pour les professeurs ou les amis, c’est parfois compliqué.

J’élève quatre puits sans fond d’angoisse. Mes enfants sont anxieux. Ils ont peur de commettre des erreurs. À un point tel qu’ils évitent les situations où ils risquent d’échouer. Je fais toujours attention aux conversations qui se déroulent devant eux. S’ils n’ont pas toutes les connaissances entourant un sujet, ils peuvent en inventer et imaginer les pires scénarios. J’ai appris à ne jamais rire des craintes de mes enfants, même les plus farfelues : je ne veux pas aller aux funérailles pour ne pas attraper le cancer du défunt, par exemple.

J’élève quatre magiciens. Ils peuvent lire dans votre tête. Sans farce! Ils savent quand un ami ne va pas bien, quand un professeur s’est chicané avant la journée d’école, quand maman essaye de leur cacher quelque chose. Ils ont un sixième sens, une intelligence émotionnelle surprenante. Ça donne un petit garçon de 3 ans qui insiste pour mettre un diachylon sur votre poitrine et qui demande si « ton cœur va mieux maman? » quand tu viens d’apprendre qu’une amie a le cancer.

J’élève quatre bibittes hors normes. Ils ne sont pas «neurotypiques ». Tout comme les autistes. Tout comme les enfants ayant une déficience intellectuelle. Mais on s’attend à ce qu’ils performent dans un univers scolaire adapté aux cerveaux normaux. On s’étonne qu’ils n’aiment pas l’école et n’y performent pas toujours. Pourtant, les études le prouvent : 1 doué sur 4 performe à la hauteur de son potentiel. Deux autres sont en sous-performance et le dernier est en situation d’échec scolaire. Si ma famille est représentative des statistiques, il y a au moins un de mes enfants qui ne finira même pas son secondaire…

J’élève quatre doués. Des enfants en apparence semblables à tous les autres, mais qui représentent de grands défis au quotidien. Comme chaque parent, je leur apprends à s’aimer tels qu’ils sont, avec leurs forces et leurs faiblesses. J’essaye d’être une mère à l’écoute de leurs besoins (nombreux) et aimante. Car, même s’ils sont doués, pour moi, ils sont d’abord et avant tout quatre personnes uniques. Ils sont Clémentine, Simone, Blanche et Léonard.

Et vous? Quelle est la différence de votre enfant? Est-ce que cette différence se vit facilement au quotidien? Étiez-vous familier avec la réalité des doués avant de lire mon texte?

 

Photo : GettyImages/KatarzynaBialasiewicz

Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Je suis la maman de 3 grandes filles et d’un petit garçon. Je souhaite échanger avec vous sur une foule de sujets reliés à la vie de famille.
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Commentaires (189)

  1. chantal baron 21 février 2019 à 13 h 07 min
    moi jai vecu le contraire enfant en difficulte dapprentissage. cest loin d,etre jojo car a lecole ils sont souvent pointe du doigts. mais comme je croyais a son potentiel je me suis battu aujourdhui il a un emploi mais a faible salaire, il conduit son auto na aucune dettes je suis fiere de lui. mais le chemin parcouru a ete tres difficile . toi au moins il pourront faire de bonnes etudes b onne chance avec ta marmaille
  2. Josée Bournival 21 février 2019 à 16 h 26 min
    Bonjour Chantal. Je vous félicite d'avoir su tirer le meilleur du potentiel de votre fils. On a tendance à "condamner" les enfants en fonction de leurs difficultés scolaire... mais la vie, ce n'est pas que l'école... Au plaisir de vous relire. Josée XX
  3. Andréanne 21 février 2019 à 13 h 15 min
    Ce qui me surprend dans votre description, ce sont les ressemblances avec l'autisme! Comment on fait la différence entre les deux? Et quels ont été les premiers signes? Comment savoir qu'un petit de 3 ans est HPI? Mon plus vieux est autiste et j'ai le sentiment que mon plus jeune de 2 ans et demi aura lui aussi quelques particularités (il a clairement une hypersensibilité au bruit), mais c'est difficile de mettre le doigt dessus à un si jeune âge.
  4. Josée Bournival 21 février 2019 à 16 h 39 min
    Bonjour Andréanne. Je suis contente que vous souleviez la similitude entre autisme et douance. Ces deux réalités présentent effectivement des points en commun. (certaines formes d'autisme, et certaines formes de douance, pour être plus précise) Nous avons d'ailleurs un de nos enfants pour qui j'envisageais un diagnostique d'autisme. Mais quand la douance de notre ainée a été confirmée, on a évidemment lu sur le sujet, pris des cours, investigué... et on a rapidement compris que la cadette aussi était douée, mais différemment. Pour départager le tout, rien de mieux que de rencontrer un professionnel qualifié. Je ne suis pas assez familière avec l'autisme pour oser me prononcer. Concernant le haut potentiel, il y a une composante génétique: si un des parents ou les deux sont doués, il y a de fortes chances que les enfants le soient. Ça peut parfois donner un indice... Josée XX
  5. Michele 21 février 2019 à 17 h 27 min
    Selon mes connaissances sur le sujet, la différence principal entre HPI et TSA se situe au niveau de l’empathie. Le HPI est souvent très emphatique, même qu’il peut souffrir des émotions des autres tandis que l’autiste est hypersensible mais seulement à ses ressentis.
  6. Josée Bournival 21 février 2019 à 17 h 54 min
    Merci beaucoup pour cette précision, ma chère Michele. Josée XX
  7. Cristelle 22 février 2019 à 15 h 17 min
    Toujours aussi intéressant de te lire ! Mon aîné à les diagnostics de THPI et Asperger. Je suis toujours un peu hésitante parce que pour moi je trouve qu'il y a énormément de similitudes dans les descriptions sans compter sa capacité d'adaptation dû à sa très grande intelligence. Nous n'avons pas fait évaluer les 2 plus jeunes mais comme ils sont premiers de classe sans étudier on se doute qu'ils ont aussi une longueur d'avance. Bref, tout ça pour dire que je vois très bien mes enfants dans la description des tiens. As-tu pu leur trouver des écoles appropriées ? Jusqu'en 4e année, ça a bien été pour le grand mais depuis 2 ans c'est difficile. Il compte le nombre de jours avant la fin de l'année scolaire. Le secondaire l'inquiétait mais cest tellement pénible quil a maintenant hâte d'autant plus qu'il sera le seul de sa classe à aller à cette école.
  8. Josée Bournival 23 février 2019 à 07 h 08 min
    Bonjour Cristelle ici, l'école est une torture. ;-) Surtout pour ma "twice". L'idéal serait l'école à la maison. Je le fais une demi-journée par semaine. Mes enfants sont encore jeunes. Je regarde les choses aller... et je m'adapterai. Josée XX
  9. karine 27 février 2019 à 22 h 34 min
    Mon prof qui m'a le plus marqué au primaire m'a laissé un mot: tu es extremement exigeante envers toi même, ne le soit pas trop avec les autres. Cela m'a surpris sur le coup et avec le recul je comorends toute la portée de ce message... Haut potentiel... J'ai vécu cela, première de classe, et de loin, toute mon enfance, hyper douée aussi en musique où on m'a propulsé avec les meilleurs profs avec une carrière de haut niveau potentielle sur tous les plans... resultat, un ras le bol général vers 15 - 16 ans.. sans un cadre stable j'aurais surement tout laché.. les relations avec les petits amis ouffff que ce fut compliqué.. pas évident être différent et se faire regarder avec un mélange de mépris et jalousie continuellement par les autres élèves. Ça semble prétentieux et j'ai longtemps cru l'être.. mais en fait je suis aussi une hypersensible, qui a toujours beaucoup trop analysé, mais qui a surmonté presque toutes les difficultés avec le temps. J'ai pensé récemment qu'il se pouvait que je sois autiste, mais clairement pas.. comme vous le dites les hauts potentiels ne sont pas neuro typiques. Dans mon cas cela s'est cependant s'atténuer dans les études supérieures.. lorsqu'on est enfin dans un domaine pointu qu'on aime, on se sent soudainement plus à sa place.. et on finit par trouver un équilibre! Mais j'avoue que mes parents m'ont trouvé exigeante plus jeune.. et maintenant ce sera mon tour, avec mon dictionnaire de 4 ans et ma petite fille de 1 an qui est beaucoup trop en avance dans plusieurs sphères (mon portrait il parait).. je crois que jce ne sera pas facile de l'accompagner (ou les accompagner s'ils sont 2) dans ce chemin scolaire avec ce système scolaire mésadapté autant pour les surdoués qui ont eux aussi des besoins particuliers, mais qui sont carrément oubliés.
  10. Nancy Guénette 25 février 2019 à 15 h 00 min
    C'est un mythe de dire que les autistes ne sont pas empathiques. Leur empathie est grande, mais s'exprime autrement et est parfois décalée. Et pour plusieurs autistes "asperger", il n'y a aucune différence visible au niveau de l'empathie. C'est aussi du raisonnement que la différence se présente. Il y a des spécialistes qui croient que autisme et douance sont sur le même spectre et d'autres non. Certains croient qu'ils sont seulement souvent liés, mais différent. Les différencier n'est jamais chose facile...surtout sils coexistent.
  11. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 49 min
    Intéressant. Merci Nancy. Ça donne le goût de fouiller plus à fond le sujet. Josée XX
  12. Julie 25 février 2019 à 18 h 01 min
    Au nouveau du HP tout comme au niveau de l’autisme, le spectre est très large et les différents profils abondent. Mon plus vieux est diagnostiqué HP avec un profil « non emphatique ». C’est très difficile à gérer, il est suivi avec la TES de l’école pour l’outilleur au nouveau des habiletés sociales (gestion de conflits, émotions etc car évidement il n’a aucune empathie envers ceux qui ne comprennent pas aussi vite que lui et il est très impulsif et opposant). Mon milieu est aussi spécial, mais différemment. Il avait reçu un diagnostic d’autisme a 3 ans, qui a été infirmé à son entré à l’ecole.... mais disons que ce n’est pas toujours clair. Je doute encore. Il a des particularités de l’autisme, mais pourtant lui il est très empathique 🤷🏼‍♀️. Mais c’est uniquement ma réalité, je ne suis pas spécialiste.
  13. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 09 min
    Bonjour Julie. Merci d'avoir partagé votre vécu. Ça nous donne une palette de points de vue plus étendue. Josée XX
  14. Robert 26 février 2019 à 02 h 05 min
    Je suis un peu fâché de lire ce genre de commentaire... Quel est votre compétence à saisir la différence entre l'autisme et le HPI ? Visiblement vous passez à côté du plus important: l'autisme est une condition qui peut être diagnostiquée (la notion a été élargie lors de la publication du DSM-V) et ses traits font partis même de la définition du TSA. En d'autres mots, les enfants affichant de forts traits autistiques peuvent être justement diagnostiqués avec un TSA, nul besoin d'inventer un nouveau terme. Les traits autistiques sont des traits autistiques, pas des traits HPI. Soit dit en passant, la majorité des neuropsychologues sont très critiques envers les "travaux" de Mme Bélanger et se gardent bien d'errer en contradiction avec l'APA et d'autres instances bien plus crédibles en terme de catégorisation des troubles du développement.
  15. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 28 min
    Bonjour Robert. Pourriez-vous svp préciser à qui s'adresse votre commentaire? Puisque j'ai écrit noir sur blanc que je n'oserais pas comparer l'autisme à la douance, par manque de connaissances sur le sujet, je présume que votre commentaire ne me visait pas. Josée
  16. Robert 26 février 2019 à 16 h 56 min
    Mon message était destiné à vous. Car bien que vous disiez que vous n'êtes pas habilitée à donner votre opinion au sujet de l'autisme, vous le faites néanmoins en disant que les 2 conditions (le HPI en étant pas une, en passant) présentent des similitudes. Les traits autistiques appartiennent au TSA. Vous confondez gravement la chose et j'accuse Mme Bélanger pour cette errance. La plupart des neuropsychologues sont très critiques envers les 'travaux' de Mme Bélanger et sont davantage nuancés dans leurs diagnostics. Je vous invite à lire le DSM et vous reférez au site de l'AQNP pour bien différencier les traits autistiques des caractéristiques du HPI. Entre autres, un HPI performe nécessairement dans les tests de QI, au-dessus de 130, bien que Mme Bélanger semble ne pas en tenir compte.
  17. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 59 min
    Bonjour Robert. Merci pour la référence du site de L'AQPN. Je trouve effectivement qu'on y dépeint clairement les particularités de chaque réalité. Pour ceux et celles qui s'intéressent à la chose, en voici le lien: https://aqnp.ca/documentation/developpemental/
  18. Nicole 26 février 2019 à 20 h 10 min
    Vous êtes tellement en colère.....c’est triste, ça me touche. Je vous envoie des ondes positives.
  19. Nicole 26 février 2019 à 20 h 12 min
    Je m’adresse à monsieur Robert....
  20. Josée Bournival 27 février 2019 à 16 h 03 min
    ;-)
  21. Robert 26 février 2019 à 20 h 21 min
    Merci... mais non, je ne suis pas en colère. Agacé, plutôt. On lit tellement du n'importe quoi dernièrement sur ce sujet, des gens qui mêlent TSA, TDA et HPI alors que chacun sont très clairement définis. Je suis agacé d'entendre des parents parler de leur enfant soi-disant HPI alors que les symptômes décrits sont clairement ceux d'un TSA, c'est navrant...
  22. Martin 28 février 2019 à 00 h 58 min
    Andréanne, l'autisme ressemblebun peu mais la grosse différence est que les autistes ne décodent pas les jon dits ou bien lire entre les lignes.deplus un autiste ne ressens pas que voys n'êtes pas dans votre assiette.ils ne décodent pas aussi bien que nous le non verbal.Ils ont souvent l'air axés sur leurs besoins et insensibles a nous.
  23. Nancy 21 février 2019 à 14 h 07 min
    Ici j’ai un ado TDA sévère avec petit H plus un TAG... et un Fiston avec Syndrome de Gilles de la Tourette avec TDAH, Impulsivité de Type Mixte, TOP, TOC, TDC avec Hyperlaxité, Trouble Anxieux, Trouble d’intégration de la Modulation Sensorielle, Trouble du Sommeil, ... et certains m’ont parlé de possible douance 🙄 mon assiette est pleine...
  24. Josée Bournival 21 février 2019 à 16 h 42 min
    Bonjour Nancy. Votre courte description semble tout dire. Vous vous en sortez bien, malgré tous ces diagnostiques? Qu'est-ce qui est le plus difficile pour vous? Josée XX
  25. Caroline 21 février 2019 à 14 h 11 min
    Justement, hier à format familiale, ils ont fait allusion à la douance. C'est un sujet dont je ne me suis jamais vraiment intéressé. Je me suis toujours demander comment on en vient à pouvoir faire un ''diagnostique'' de HPI. Les signes qui nous amènent à prendre rendez-vous et que le Médecin approuve en allant faire des tests. Les différentes hypothèses vis-à-vis un comportement nous laissent encore dans le néant. Certains qualifieront d'hypersensibilité qui se résume au final à la douance. D'autres qui peuvent paraître hyperactif avec un TDA seront finalement doué. Mon point est qu'au quotidien avec des enfants, ont se posent un tas de questions et souvent sans réponses parce-qu'on ne sais pas si cela en vaut la peine de consulter. On à le sentiment de ne pas être pris au sérieux. Rendu adulte on ne comprend pas plus qui nous sommes parce-que les hypothèses sont nombreuses. On a des doutes mais on ne va pas plus loin ;-) Comme la douleur, pour certain sur l'échelle de 1 à 10, ils peuvent dire 10 et d'autres 3 ou 4 pour un bobo similaire.Certains dramatiseront tandis que d'autres banaliseront. Finalement, certain sont ce qu'ils sont en ne sachant pas ce qu'il sont réellement.
  26. Josée Bournival 21 février 2019 à 16 h 48 min
    Bonjour Caroline. Je n'ai pas entièrement réponse à vos questions, mais je vous dirai ceci: il faut être à l'écoute comme parent. À mon avis, c'est la première étape. Quand le quotidien est "handicapé" par la nature de l'enfant, il faut consulter, chercher des réponses auprès des spécialistes. Mais ça ne s'arrête pas là. Le parent doit se renseigner, lire sur le sujet et critiquer le verdict reçu. On n'a pas tous besoin de "trouver sa case" ni d'être "étampé" d'un diagnostique. Il faut continuer à vivre et simplement essayer d'être heureux... Josée XX
  27. Caroline 21 février 2019 à 19 h 37 min
    Ici, le premier drapeau a été levé par l’enseignant de première année. 6 mois après le début des classes, il bougeait bcp sur sa chaise, échappait tout... L’evaluation En TDA aurait été positive mais la psy avait le sentiment que le résultat était plutôt le fruit de l’anxiété qu’il avait vécu lors du passage des tests! J’ai poursuivi ma recherche... Mon fils avait bcp de manifestations semblables à l’autisme qui augmentaient avec les mois! Le seul « hic » était son énorme empathie. Quand je dis énorme c’est fou!!! Puis au fil des recherches, je suis tombée sur un blog, de la neuropsychologue Marianne Belanger, qui décrivait notre enfant en tout point! L’évaluation prends en compte le test de QI mais aussi le développement à la petite enfance ( précocité langagière ou motrice par exemple). Notre autre fils cadet n’a pas du tout le même profil que son grand frère qui semble être presqu’un « copier/coller » des caractéristiques de l’HPI. Toutefois, en vieillissant, il démontre bcp plus de manifestations flagrantes. Nous verrons donc à le faire aussi évaluer. Quand la douance est associée à un trouble d’apprentissage (ou Tda ou tsa), on parle de double exceptionalité comme c’est le cas de l’aîné. Dans cette optique, il est possible que l’un camoufle l’autre rendant ainsi le diagnostique plus complexe. C’est pour cette raison qu’il est important de confier l’évaluation à quelqu’un de compétant en douance car très peu sont formés en ce sens....
  28. Josée Bournival 22 février 2019 à 07 h 49 min
    Rebonjour Caroline. Ce que je retiens également de votre témoignage, c'est que vous sentiez bien que votre garçon ne correspondait pas aux verdicts qu'on vous rendait. Vous avez continué vos démarches en suivant votre instinct. Puisque j'ai une "twice" à la maison. Je comprends très bien ce que vous décrivez concernant les enfants qui passent "sous le radar". Josée XX
  29. Annie 27 février 2019 à 08 h 59 min
    Personnellement, j'ai eu un diagnostique de douance officiel dans la jeune vingtaine(j'ai 44 ans maintenant) suite à des problèmes psycho-sociaux et des comportements suicidaires. On m'avait «diagnostiqué» un trouble de personnalité limite et envoyée dans une clinique spécialisée pour ce trouble mais après avoir été évaluée par les spécialistes de cette clinique on m'a dit que je n'étais pas du tout une TPL mais plutôt une HPI avec trouble anxieux généralisé et troubles alimentaires. On m'a proposé de lire le «Drame de l'enfant doué» d'Alice Miller et de prendre temporairement mes distances avec mes parents. On m'a proposé d'autres types de thérapies. Au final, mes errances existentielles, mes tentatives pour m'engourdir ou pour sortir de mon corps au moyen de la sous-alimentation, de la prise de substances et de comportements auto-destructeurs n'étaient que des tentatives pour m'ajuster à mon hypersensibilité et ma douance, que je refusaient en somme. Ce fut un long processus mais je peux dire que maintenant je me sens en paix avec ce que je suis. J'ai une fille de 14 ans, aussi hypersensible et probablement HPI, comme son père et moi.
  30. Marie 21 février 2019 à 14 h 50 min
    On est en processus d'évaluation pour double exceptionnalité (douance + TDAH) avec mes filles et j'aurais pu écrire ce texte mot à mot. C'est tellement rare qu'on puisse lire des témoignages de parents d'enfants doués. Le sujet est encore tellement tabou et méconnu. Merci pour ce texte qui décrit si bien la réalité et qui défait le mythe du petit génie pour qui tout est trop facile!
  31. Josée Bournival 21 février 2019 à 16 h 54 min
    Bonjour Marie. Contente que mon vécu trouve écho sous votre toit. J'ai une "twice" à la maison. Je connais bien cette réalité. Lorsque j'ai informé son environnement scolaire concernant sa douance, j'ai clairement senti qu'on doutait de ma parole. Même chose quand j'ai soulevé mes inquiétudes face à ses troubles d'apprentissages. C'est le fardeau des "twice": une douance qui compense largement les difficultés et des troubles qui masquent la douance et la rendent difficile à détecter. Bonne chance avec vos poulettes. Vous m'en donnerez des nouvelles. Josée XX
  32. Sarah 21 février 2019 à 15 h 09 min
    Merci pour ce texte. Il m'a fait pleuré mais ça m'a fait du bien. Je reconnais bien mes fils dans ce que vous racontez. Je suis maman à la maison de 2 petits graçons doués et j'avais justement une journée très difficile remplie de cris et pleurs de crise parce que mon 3 ans n'a pas réussi à dessiner un cerveau du premier coup.et ça dure des heures... c'est épuisant et ce n'est que le début mais mes enfants auront reçu le plus d'amour possible, le plus d'encouragements qu'il soit. Un jour (j'espère) ça les aidera.
  33. Josée Bournival 21 février 2019 à 16 h 59 min
    Bonjour Sarah. Je vous offre un gros câlin virtuel. Ça prend un autre parent de hpi pour saisir la détresse d'une telle situation chez votre fils. Une situation, avouons-le, plutôt banale pour un enfant neurotypique, mais qui occasionne un stress difficile à gérer pour un jeune doué. Arrivez-vous à en rire avec le temps? J'essaye de le faire, pas toujours avec succès, mais parfois, ça fait du bien. Josée XX
  34. Julie 21 février 2019 à 17 h 13 min
    Bonjour Josée, nous nous sommes déjà rencontrées lors d'une soirée partage sur le sujet! J'ai adoré votre texte, surtout les petites phrases :" j'éléve quatre...". C'est simple et ça dit tout! Ce que j'aime également ce sont les nuances que vous faites entre vos quatre amours... comme quoi il n'y a pas deux doués identiques et qu'ils ont tous leurs particularités. Bravo encore! Je vous souhaite beaucoup de bonheur dans le foyer familial ainsi que beaucoup de douceur et de compréhension dans le parcours scolaire si fragile. Julie
  35. Josée Bournival 21 février 2019 à 17 h 58 min
    Bonjour Julie. Contente de vous retrouver virtuellement. ;-) J'avoue que je me suis retenue lors de l'écriture de mon texte. J'aurais pu continuer pendant des pages et des pages... il y a tant à dire sur les hpi. Tant de particularités inconnues du grand public. Particulièrement en ce qui concerne le parcours scolaire et la réaction du milieu scolaire... ;-) Josée XX
  36. Nounou 21 février 2019 à 17 h 28 min
    Bonsoir Josée! Étant donné que vous faites les capsules de bibliothérapie, je me permets de vous poser la question : avez-vous lu l’excellent livre « Trop intelligent pour être heureux? » par Jeanne Siaud-Facchin? Une amie me l’avait fait lire parce qu’elle croyait que j’étais une douée (il s’avère que non, je suis une BB, dont l’auteure parle dans un des premiers chapitres), mais ça grandement étendu ma compréhension de la douance, tant chez l’enfant que chez l’adulte! Toujours un plaisir de vous lire! 😊
  37. Josée Bournival 21 février 2019 à 18 h 01 min
    Bonjour Nounou. J'ajoute votre suggestion à ma (trop longue) liste de livres à lire. J'avoue que j'ai concentré mes énergies sur les ouvrages abordant la douance chez le jeune enfant. On a toujours quelque chose à apprendre... Josée XX
  38. Geneviève 21 février 2019 à 17 h 50 min
    Bonjour Serait ce possible de communiquer avec vous par courriel svp
  39. Josée Bournival 21 février 2019 à 18 h 02 min
    Bonjour Geneviève. Il me fera plaisir de vous lire en privé. Vous pouvez me joindre facilement sur Facebook. Sinon, j'ai un site internet personnel où vous trouverez une adresse pour me joindre: www.joseebournival.com Au plaisir! Josée XX
  40. Blancie 21 février 2019 à 18 h 59 min
    Ca fait tellement du bien lire ca 😊 j’en ai juste 1 et j’en suis épuisée de toute ses qu’est à plus finir. Alors chapeau à vous, ouf!! La mienne est en maternelle, je l’ai inscrit dans une école alternative pour qu’elle puisse aller à son rythme. Mais elle trouve ça trop long. Mais comme les vôtres, émotionnellement 😳🙈. Mon cerveau va vite, alors je comprends ce qui se passe en elle. Mais, elle ca va 100 fois plus vite que moi. Des fois je suis dépassée 🤦🏾‍♀️ Son pédiatre me dit de lui donner l’information et la stimulation qu’elle a besoin.... mais lui il sais pas... parce qu’elle ne veut pas qu’il sache. Elle dit: maman je veux pas que les gens sache ce que j’ai dans ma tête ni combien de chose je comprends ou que je devine les choses... mon père est Psychiatre et même lui a de la difficulté à l’évaluer... il sait juste qu’elle est intelligente, mais pas jusqu’à quel niveau. Elle est sur c’est garde. Elle va même jusqu’à faire des périodes de régression...
  41. Étienne 21 février 2019 à 20 h 08 min
    Blancie, Soyez rassurante et vigilante pour éviter de provoquer des petits traumatismes. À 4 ans ma cousine me montrait des lettres attachées sans se douter de rien. Mon père lui a simplement dit qu'il préférait que j'apprenne à la manière de l'école, mais ma tête d'enfant a voulu le protéger et je lui au caché savoir lire pendant les années qui ont suivi. Je me souviens de mille injustices, débordement d'orgueil et mensonges avec mes parents, gardiens et professeurs. N'essayez pas de cacher ou de mentir à vos enfants doués. Restez humbles, sincères et complices autant que possible. Vous faites de votre mieux et c'est ce qui compte!
  42. Blancie 21 février 2019 à 20 h 25 min
    Je n’essaie pas de lui cacher, c’est elle qui veut pas que les gens sâchent. Elle me fait confiance à moi, mais elle m’en cache également. Je sais juste pas comment faire en sorte qu’elle puisse se sentir libre d’être elle même, sans se cacher constamment.
  43. Caroline 21 février 2019 à 22 h 22 min
    Dernièrement, j’ai montré un court métrage qu’une jeune fille douée avait fait ( voir le site de l’associa Douance Quebec). De voir les témoignages de jeunes qui expliquaient ce qu’il vivait lui aussi lui a fait voir qu’il n’etait Pas seul. Ce fut très énergisant pour lui. J’ai lu que le dépistage de la douance chez les jeunes filles était très difficile puisqu’elles ont le souhait de ressembler aux autres ( je crois que c’est féminin et pas seulement neuro atypique comme comportement). Votre fille aurait p-e avantage à côtoyer d’autres jeune filles comme elle? Peut-être y a-t-il une association prêt de chez-vous? Douces pensées pour vous et votre famille pour la suite....
  44. Blancie 21 février 2019 à 23 h 04 min
    Merci beaucoup je vais aller voir ça 😊
  45. Josée Bournival 22 février 2019 à 07 h 55 min
    Bonjour Blancie. Les autres commentaires à votre témoignage trouvent écho chez moi. J'ai 3 fillettes douées et je confirme qu'elles éprouvent un malaise à être ainsi. Quand elles font semblant de ne rien comprendre, qu'elle utilisent un vocabulaire en dessous de leurs compétences langagières, etc.; je les encourage à faire mieux, à être elles-mêmes, à embrasser cette partie d'elles-mêmes. C'est une richesse. Mais jamais je ne fais ces commentaires en public et je sais qu'elles "nivellent par le bas" avec les amies pour être "cool". L'enfant a aussi un bout de cheminement à faire pour accepter sa douance et rien ne sert de tirer sur une fleur pour qu'elle pousse. Josée XX
  46. Blancie 22 février 2019 à 11 h 21 min
    Merci beaucoup, apprécie. Je vais mettre ça en pratique. J’avoue que je la reprend souvent devant les autres quant elle se rabaisse comme ça. (Ça me met un peu en colère...🙁) je veux pas lui faire du tort... sont pédiatre m’avait dit de mettre fin à ça immédiatement et que si ça continuait que s’était pas normal 🙁 ca ma fait un peu beaucoup paniquer. Je vais être plus à son écoute. J’ai parlé à un ami hier neuropsychologue. Il va me trouver quelqu’un pour l’évaluer. Avec des bon outils, je vais pouvoir mieux l’accompagner. Du coup, je suis allée sur le site de l’association de la douance et je me suis rendue compte que la pomme était pas tombée loin de l’arbre. Ça moi même se problème 🤷🏾‍♀️ Sauf que moi ils m’ont envoyé dans des classes spéciale pour enfants en difficulté. Je me posais trop de questions qu’ils disaient, j’étais pas normal. Mon QI était normale. J’ai détesté l’école dès la première année 🙁 je veux pas que ça lui arrive. Merci beaucoup pour se texte.
  47. Sabine 21 février 2019 à 19 h 51 min
    Merci pour ce texte!! Mon doux que je me sens moins seule tout d’un coup! J’aurais aussi pu écrire en grande partie ce texte. Le plus dure est de faire comprendre à l’entourage que ce n’est pas parce que notre enfant est trop gâté ou parce qu’on n’est pas assez sévère avec lui qu’il a des crises émotionnelles! Qu’il manque de motivation à l’ecole Parce qu’il trouve ça plate! On a beau en parler, on est rarement prit au sérieux! Même par l’ecole! Merci beaucoup pour ton texte, ce sera un outil de plus pour aider les gens à comprendre!
  48. Josée Bournival 22 février 2019 à 07 h 59 min
    Ma chère Sabine. C'est l'unique raison pour laquelle j'ai abordé le sujet: pour le faire connaitre un peu, à ma façon. Parce que c'est une réalité incomprise. Quant au cheminement scolaire et l'aide qu'on nous y apporte, je dirais que ça dépend beaucoup plus des individus mis sur le parcours de l'enfant que de "la machine". C'est malheureux, mais certaines commissions scolaires ont une réputation qui les précède dans le domaine. Josée XX
  49. Marie-Josee 21 février 2019 à 20 h 01 min
    Je pleure comme une madeleine... et en même temps j’ai le cœur léger. Mon aîné vient de la même planète que les tiens. Notre obstacle du moment c’est l’intimidation et l’isolement que cette différence amène à l’adolescence. Juste merci de mettre en mots ce que mon cœur pense tout bas.
  50. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 00 min
    Marie-Josée, je vous serre dans mes bras. Cette étape approche pour nous et j'essaye de ne pas trop y penser. J'avoue que ça me terrifie. ;-) Josée XX
  51. Cristelle 22 février 2019 à 15 h 29 min
    Ah ! L'intimidation. L'enfer ! Ça a commencé en 2e année et ça empire à chaque année. Ajoutez la naïveté à ça, c'est explosif. On a hâte au changement d'école, on y fonde beaucoup d'espoir tout en étant craintifs.
  52. Josée Bournival 23 février 2019 à 07 h 11 min
    Cristelle, y a-t-il des mécanismes de mis en place à l'école pour contrer l'intimidation? Ou si le phénomène est si sournois que l'enfant en souffre malgré tout ce qu'il y a en place? Josée XX
  53. Anne 21 février 2019 à 20 h 16 min
    Mon fils me fait tellement penser à votre description. Il a pourtant un dx de tdah. Il passe son temps à se déshabiller ... sauf à l école ;) Il s est tjs plaind.. trop chaud, trop de bruit , trop trop trop. Il est brillant, gobe tout en 1/1 0000 de sec Il veut tout savoir , tout le temps, s endors difficilement, me pose (trop) de questions sans arrêt ... on a eu plein de phases.. dinosaures , moyen âge, espace ... ouf! Il a échoué sa 1 ère année , mais il a un potentiel gros comme l univers .. je le reconnais beaucoup dans votre description . Par contre, mes filles , bien que brillantes, et réussissant bien à l école .. n ont pas ces aspects la! Une chance !!;-)
  54. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 04 min
    Bonjour Anne. Évidemment, à la lecture de ces quelques lignes, je ne suis pas en mesure de dire si la douane est le lot de votre fils. Par contre, je sais que plusieurs Dx de Tdah sont renversés lorsqu'un expert en douane analyse l'enfant. Un doué qui s'ennuie présente de l'agitation. un doué qui ne sait pas ce qui s'en vient, qui fait face à d l'imprévu ou de la nouveauté peut devenir très anxieux et agité. Il est parfois difficile de départager le tout... Josée XX
  55. Marie-Eve 21 février 2019 à 20 h 23 min
    Allo josée, Merci pour ce texte, je ne savais pas du tout la réalité d'un enfant doué. J'ai reconnu bcp ma fille dans ce texte. Elle a 4 ans et ça fait 4 ans que je me pose des questions sur sa nature et sa personnalité. Nous avons commencé un traitement d'ergothérapie et les résultats sont plutôt minimes. Avant nous etions suivi par un psychothérapeute et là encore les résultats étaient pas très concluant... avez vous des références à me suggéré sur la douace, car j'aimerais en savoir plus étant donné que dans mon coin de pays j'ai l'impression de ne pas avoir de ressources qualifiés. Tous se lance la balle sans vraiment pouvoir m'aider. Un gros merci!
  56. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 09 min
    Bonjour Marie-Ève. Je serais curieuse de savoir pourquoi vous avez consulté en ergothérapie? Pour les références, je vous réfère à Haut Potentiel Québec: www.hautpotentielquebec.org Sur leur site vous trouverez quantité de lectures, organismes, etc pouvant vous aider, vous renseigner. Bonne chance! Josée XX
  57. Marie-Eve 22 février 2019 à 10 h 26 min
    En fait, à l'automne dernier nous n'étions plus du tout capable d'habiller notre fille. Elle refusait tout et les crises etaient incontrôlables. La garderie nous à alors suggéré de consulter en ergothérapie. Une fois l'évaluation faite, on nous a dit que l'ergothérapie était la solution et que cela permettrait à notre fille de ce développer à son plein potentiel, de contrôle son hyposensibilité et des divers problèmes reliés à son sens popriospectif... il y a eu certaines améliorations mais les crises sont toujours aussi nombreuses et pour une multitudes de raisons. Mais en bref, on pensait pouvoir l'aider et nous aider dans la gestion de notre quotidien. À lire votre texte je constate que c'est moi qui doit travailler à être capable de mieux faire face à ces crises multiples, à les comprendre et à apprendre à vivre avec, car ça fait partie d'elle.
  58. Josée Bournival 23 février 2019 à 07 h 17 min
    Allo Marie-Ève. Nos enfants ont rencontré de multiples spécialistes (neuropsy, psy, ortho, ergo, etc.) Chacun, à sa façon, a aidé mes enfants dans son domaine. Mais ce qui fait toute la différence, je pense, c'est effectivement quand le parent montre à son enfant qu'il comprend ce qu'il vit et qu'il accepte l'état des choses. "Tu es différent, j'accepte cette différence et je vais t'aider à l'apprivoiser toi aussi." Vous êtes sur la bonne voie, à mon avis. ;-) Josée XX
  59. Carolyne 21 février 2019 à 20 h 50 min
    Ici, c’est une famille recomposée. Mon conjoint a deux filles (11 et 9 ans) d’une union précédente et nous avons une gamine de 2 ans. Nous sommes deux parents doués. Je soupçonne sa deuxième aussi. On a de beaux défis. Ce texte est réconfortant. Il Nous rassure et nous « normalise ». Merci !
  60. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 10 min
    C'est un grand plaisir, Carolyne, de lire votre commentaire. Merci de votre participation au blogue. Josée XX
  61. Lisa 21 février 2019 à 20 h 53 min
    Merci de briser les tabous et d’aborder ce sujet encore malheureusement si méconnu au Québec. Ça fait du bien de savoir qu’il existe d’autres parents vivant avec les particularités propres, et disons-le , « intenses », des enfants doués. Ce n’est pas toujours facile d’essayer d’en discuter avec l’entourage qui, bien souvent, ne comprendra pas ou banalisera nos ressentis ou notre vécu avec des phrases du genre : «  tous les enfants sont comme ça , c’est l’âge, etc. » Chaque témoignage permet de démystifier la douance, et par le fait même, contribue à ce que nos enfants doués s’acceptent tels qu’ils sont , avec leur différence neurologique. C’est un geste humble et généreux de votre part
  62. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 11 min
    Lisa, votre message me va droit au coeur, car vous mettez le doigt sur l'unique motivation que j'avais en écrivant ce texte. Merci. Josée XX
  63. Nancy 21 février 2019 à 21 h 03 min
    Moi j'ai 3 enfants et mon fils de 6 ans a eu un diagnostic de hypersensoriel par une ergotherapeute et la neuropsychologie penche pour ca aussi et me retourne vers l'ergotherapie. Pendant toute la periode en garderie on eu beaucoup de problème d agressivité et d impulsivite. Ses émotions sont en montagnes russes pour une chose aussi simple qu il ny a plus de pain au raisin pour déjeuner. Depuis la rentrée scolaire à l'école ce déroule assez bien mais il explose rendu à la maison autant par la colère que par les pleurs. J'ai consulté plusieurs spécialiste mais j'ai l'impression que soit le diagnostic n'est pas optimal soit les services vers lesquels on me réfère ne sont pas adéquat. Je ne sais plus quoi faire. Le.petit dernier semble impusilf comme son frère sans l agressivité...
  64. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 18 min
    Bonjour Nancy. Je sais que cette bataille épuise. Je sens que votre énergie n'est pas optimale, mais je vous encourage, malgré les doutes, malgré les frustrations, à continuer de chercher. À lire sur les troubles qu'on diagnostique à votre enfant. À ne jamais baisser les bras tant et aussi longtemps que vous ne serez pas en paix avec les résultats obtenus. Mon expérience est que les réponses viennent souvent de parents vivants une situation similaire, et non pas de spécialistes. Fouillez la Toile pour trouver des groupes de parents? Parlez-en autour de vous? Lancez le sujet sur votre page Facebook... vous serez étonnée des réponses qui viendront à vous. Bonne chance! Josée XX
  65. Sylvie 21 février 2019 à 21 h 38 min
    Pour aider à comprendre, voir le très bon documentaire de téléquébec: Doués et oubliés. C’est souvent les comorbidités associées qui sont la cause des crises, des comportements difficiles et des chicanes perpétuelles: TSA, TDAH, SGT, TDC, hypersensibilité, anxiété, troubles d’apprentissage, etc. D’où l’importance d’une excellente évaluation en neuropsychologie. Malheureusement, ce n’est pas abordable et ce n’est pas toutes les familles qui peuvent s’offrir ce luxe, mais ça change la vie de comprendre le cerveau de son enfant. Chez-nous, on a maintenant une belle histoire d’une HPI et SGT qui est heureuse, épanouie et consciente de sa chance. Elle utilise son potentiel avec humilité et patience pour aider les autres et partager ce cadeau de la vie qu’elle a reçu.
  66. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 19 min
    Bonjour Sylvie. Merci de votre témoignage positif. Ça fait du bien de lire que tout n'est pas gris. ;-) Josée XX
  67. Sylvie 22 février 2019 à 08 h 32 min
    C’est pourquoi je l’ai écrit. Au début de sa scolarité, j’ai littéralement menacé d’appeler la DPJ car je ne me sentais plus capable d’être sa mère. Elle a eu son évaluation en 3e année à la suggestion de son professeur. Bien que nous nous doutions bien de son HPI, l’évaluation nous a permis de comprendre qu’elle avait aussi des défis auxquels nous nous sommes adaptés. Elle est maintenant en 6e année et c’est le bonheur!
  68. melanie lafleur 21 février 2019 à 21 h 42 min
    Bonsoir, Tout d'abord merci pour le texte, ça fait du bien de voir que nous vivons des expériences similaires avec les enfants doués. Désamorcer le stresse de performance qu'ils s'imposent, la difficultés a s'endormir. L'évitement des situations où ils ne sont pas sur a 109% de performer, l'incompréhension de l'incompréhension des autres face a certain sujet ou situation car pour eux la solution est évidente . Combien des petites choses du quotidien devient compliqué et frustrant. J'ai appris à ne jamais dire que le souper sera prêt dans 20min, car si ça ne l'est pas c'est la fin du monde, et l'argumentation commence... Mais t'avais dit 20 min.... combien de magasin ont fait et combien de choses tu dois acheter?... Mais ça fait de moi un parent parfois isolé et fatiguée, mais aussi une personne qui penses autrement.
  69. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 24 min
    Ha ha ha!! Mélanie, vous me faites rire. Je vis la même chose. Ici, chaque mot est pesé. Surtout concernant le temps. Je vous suggère un livre que je viens juste d'acheter à mes enfants et que je trouve délicieux: Mes émotions en expressions de Roland Garrigue (éditions Le Robert) On y explique avec humour des expressions comme: avoir le coeur gros, tourner comme un lion en cage, une tête d'enterrement, casser les pieds, faire les gros yeux, faire du boudin, etc. Josée XX
  70. Marie 21 février 2019 à 21 h 44 min
    Merci de parler de douance! J'aurais pu écrire presque en totalité ce texte. J'ai envie d'ajouter ceci: la douance n'est pas un trouble (comme le tdah ou le tsa) et bien que nos enfants aient des besoins particuliers (qui devraient être reconnus à l'école) être doué c'est n'est pas un diagnostic. Nous passons bien sûr par un processus d'évaluation complet chez le neuropsychologue (consulté souvent car les parents suspectent un trouble justement) d'où l'utilisation du mot diagnostic que l'on devrait utiliser avec prudence. Un autre aspect que j'ai envie de soulever c'est que mes enfants avant de les savoir doués (l'ainé avait 14 ans...) je les considérais comme était des enfants tout à fait dans la norme, brillants et vifs d'esprit avec leurs particularités d'enfants que je croyais universelles (hypersensibilité sensorielle, émotionnelle), du talent et de la facilité dans certains domaines. Alors l'annonce de cette nouvelle a été un peu comme une bombe dans ma tête. La cadette qu'on amenait chez la neuropsychologue pour un trouble d'apprentissage était finalement doublement exceptionnelle, le petit vite qui avait eu un diagnostic de tdah quelques années auparavant était lui aussi dyslexique et doué et finalement l'ainé premier de classe sans jamais ouvrir ses livres mais qui se sentait en décalage intense face aux enfants de sa classe a voulu lui aussi faire un évaluation pour mieux se comprendre... J'avais l'impression que les cerveaux turbos étaient la norme sans avoir eu le moindre doute que c'était cela. (J'adore l'expression!) Ils sont uniques et merveilleux! Toutes les personnes travaillant auprès d'enfants ou d'ados devraient lire le livre de Marianne Bélanger pour mieux comprendre la douance. Cela permettrait peut-être aux parents qui osent en parler à l'école de ne pas se sentir comme des cinglés qui croient que leurs enfants sont des astronautes ou qui se valorisent avec le mot douance... Alors merci d'en parler et continuons de le faire sans gêne.
  71. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 29 min
    Merci de votre témoignage, ma chère Marie. J'aurais pu écrire un texte mille fois plus long pour traiter de toutes les particularités que le hp amène dans notre foyer. Je suis heureuse que d'autres parents témoignent, apportent leur point de vue, leur vécu. Josée XX
  72. Lauriane 21 février 2019 à 21 h 48 min
    Je vous remercie infiniment pour ce texte enfin je me sens compris, avec les commentaires je réalise que je ne suis pas seule à vivre cette situation. Moi qui se tappe constamment sur la tête à savoir ce que je fais de pas correcte pour avoir ce type de comportement de la part de mon fils à la maison 🤦 une mère et la culpabilité...merciii un baume ce soir ❤️
  73. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 30 min
    Bonjour Lauriane. Comme on dit: "il faut être deux pour danser le tango". La responsabilité du parent a ses limites. La nature de l'enfant y est aussi pour quelque chose. Au plaisir de vous relire. Josée XX
  74. Julie 21 février 2019 à 22 h 04 min
    Je suis abasourdie de tomber sur ce texte ce soir. Preuve que dans la vie il n'y a pas de hasard. Mon garçon va avoir 7 ans bientôt et j'ai toujours su qu'il était différent. Déjà depuis ses 2 ans on a l'impression de discuter avec une encyclopédie. On vient d'ailleurs d'entamer le processus d'évaluation en HPI. Et encore aujourd'hui sa professeur m'a dit que depuis un certain temps il ne travaille plus bien en classe. Il dit que les autres parlent et le dérange alors c'est la crise et il pleure. Il a toujours été très sensible au bruit mais les gens on tendance a ne pas comprendre. Merci pour ce texte à travers lequel je vois que toutes ces petites différences, il n'est pas le seul a les vivres.
  75. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 32 min
    Bonjour Julie. Je suis bien heureuse que mon expérience trouve écho chez vous et apaise vos craintes. Bon courage! Votre fils est une belle bibitte. Plus vous en apprendrez sur le haut potentiel, plus vous le trouverez beau et fantastique. Vous m'en donnerez des nouvelles. Josée XX
  76. Martine 22 février 2019 à 00 h 01 min
    WOW vous venez tellement de décrire notre quotidien avec notre plus vieux. Ça fait du bien de voir que ce n'est pas juste chez nous que ça arrive 😉. Par contre, le mien n'est pas tant empathique envers les autres. Ils pensent beaucoup plus à lui seul mais on le travail au quotidien et on a mis l'école dans le coup parce que beaucoup de difficulté avec les amis, vue son impulsivité. Il va rentrer au secondaire l'an prochain et ça m'inquiète tellement mais en même temps j'ai confiance à son plein potentiel pour finir à comprendre comment se comporter avec les autres et apprendre à être plus tolérant envers la différence des autres mais c'est un travail à long terme.
  77. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 35 min
    Bonjour Martine. Même à titre d'adulte on essaye de s'améliorer. Votre fils a toute sa vie pour parfaire ses aptitudes sociales. Je vous offre un conseil, car je crois, par le passé, avoir commis une erreur avec mes enfants: il est bon d'améliorer leurs lacunes, mais il faut aussi mettre de l'énergie sur leurs fantastiques facultés. Travailler le négatif, mais tout en valorisant le potentiel. Josée XX
  78. Nancy 22 février 2019 à 00 h 13 min
    Wow 😮 j’ai toujours dis que mon garcon (4 ans et demi) était spécial et unique. Qu’avec lui, chaque jour est une nouvelle danse.... que maman et papa ont affaire à apprendre très rapidement. Jusqu’ici, les crises (« du king » que j’appelle... dans ma tête) et les « obstacles » se passent seulement à la maison mise à part une ou deux exceptions. Jusqu’ici je nous trouve très bon, parce que c’est effectivement très demandant et l’atmosphère a la maison peut dégrader rapidement. Jusqu’ici je n’étais pas capable de mettre un mot ou un titre pour décrire mon garcon, pas capab’e De le classer, de le cerner. J’étais en train de lire le texte, la bouche ouverte. Beaucoup des exemples que vous avez cités, je les ai vue et vécu aussi. Je suis curieuse de savoir votre processus pour en être arrivé à ce « titre » ce diagnostic.
  79. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 45 min
    Bonjour Nancy. Au départ, il y a l'incroyable potentiel qui se révèle. Mais on n'est pas objectif, c'est notre enfant. Et tous les parents trouvent leur enfants géniaux, non? Puis des particularités, des difficultés surviennent. C'est rarement le potentiel élevé qui nous amène à consulter, ce sont les défis qu'on n'arrive plus relever: la demande CONSTANTE de stimulation, les émotions ingérables, etc. Dans notre famille, l'urgence de consulter est apparue lorsque Clémentine avait 5 ans. Elle "entendait" des voix. On a consulté en pédopsychiatrie pour écarter la possibilité de maladie mentale. La psychiatre a trouvé ma fille agitée pendant l'examen, elle a conclu à un possible TDAH. J'ai voulu en avoir le coeur net. On a consulté une clinique spécialisé en TDAH qui possédait aussi une expertise en douance. Avant même de rencontrer ma fille, la spécialiste était convaincue du hpi de Clémentine. Son développement précoce, le parcours des parents, la discussion que nous avons eu, mon conjoint, la spécialiste et moi, tout semblait pointer en direction de la douance. C'est là qu'on nous a expliqué que ma fille avait un développement cognitif en avance de deux ans. Les voix qu'elle croyait entendre étaient en fait sa conscience. Cette voix dans notre tête qui apparaît habituellement vers 7 ans... Elle était trop jeune pour comprendre que c'était elle qui se répondait dans sa propre tête. Ça a été le début d'une belle grande aventure au pays des doués. ;-) Josée XX
  80. Justine 22 février 2019 à 02 h 46 min
    Bonjour Josee, Je reconnais les traits de ma fille de 20 mois dans votre description. D'après vous, à partir de quand et auprès de qui exactement consulter ? Merci pour votre article.
  81. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 48 min
    Bonjour Justine. À mon avis, la première chose est de lire sur le sujet, assister à des conférences, etc. L'idée étant d'aider l'enfant à mieux vivre sa douance au quotidien et à mieux le comprendre. Par la suite, si vous en ressentez le besoin, il y a des cliniques qui se spécialisent dans ce type d'évaluation. Pour moi, la première ressource à consulter est le site de Haut Potentiel Québec (www.hautpotentielquebec.org) Ensuite, suivez la musique! Le développement de votre fille vous fera clairement savoir quand il est temps d passer à la prochaine étape. ;-) Josée XX
  82. Karine 22 février 2019 à 06 h 52 min
    Bonjour Josée, j'ai également un garçon doué. Il a 7 ans et l'entrée en deuxième année a mené à bien des défis. Il s'ennuyait tellement à l'école qu'il revenait en pleurant, en plus des conflits avec les autres enfants et son enseignante, qui était clairement déstabilisée par notre bibitte. Évidemment, notre prétention quant à son niveau d'intelligence nous a plutôt mené à beaucoup de jugement de la part de l'enseignante. Par bonheur, d'autres membres du personnel de l'école, dont la merveilleuse direction, ont été d'un support et d'une aide précieuse… pour éviter qu'on ait un décrocheur de 7 ans! Nous avons reçu le diagnostic de HP cet automne et comprendre ce qui se passe a été un grand soulagement pour lui autant que pour nous. Nous avons aussi pu obtenir un changement de classe pour notre garçon afin de lui fournir un encadrement plus clair et cohérent en classe. Sa nouvelle enseignante est une femme compréhensive et stricte qui est en mesure de lui fournir un milieu stable et réconfortant pour lui. Ses angoisses sont apaisées et elle est en mesure de le tenir occupé. Le lien avec l'adulte est tellement important pour lui que l'absence de lien fait en sorte qu'il ne s'engage nullement… lorsque l'absence de lien est avec l'enseignante, il ne s'engage nullement à l'école. La flexibilité de l'école pour le changement de classe a permis d'apaiser notre garçon et de le réengager dans son cheminement scolaire. Il a aussi accès à des activités d'enrichissement avec la directrice, avec laquelle il a créé un lien positif et fort, ce qui lui permet également un attachement à son école. L'annonce de ce diagnostic a été paradoxal, tant à l'école qu'auprès de nos proches. Tout le monde nous félicite, incluant toutefois certains regards suspicieux, alors que la douance, c'est un défi à chaque jour. Les crises ont été nombreuses dans sa vie, son hypersensibilité fait en sorte que les bruits donc à l'école, n'est pas facile. L'importance de la justice est si importante pour lui qu'il se désorganise lorsqu'il perçoit une injustice. À trois ans, la lecture du soir était un encyclopédie sur les dinosaures, qu'il pouvait réciter et expliquer sans problème. Notre garçon est l'enfant qui veut aller faire des commissions tout seul, qui aime apprendre tout le temps, n'importe quoi, qui a 402 questions dès qu'un sujet attire son attention, qui se lie d'amitié avec la caissière de l'épicerie pour pouvoir lui-même "scanner la commande", qui veut inventer plein de machines et fait des plans de n'importe quoi, mais qui nous dit aussi "bonne nuit, je t'aime" pendant une demi-heure parce que "j'arrive pas à arrêter de parler maman". L'apaisement du soir fait remonter toutes ses questions non posées de la journée!! Bref, le diagnostic a mené à un soulagement pour tous, nous permettant d'être crédible à l'extérieur de notre petite cellule familial. Nous ne sommes plus les parents qui "pensent" que leur enfant est intelligent, nous sommes maintenant les parents d'un enfant doué qui ont le mode d'emploi de notre énergumène! La douance, c'est effectivement un défi à tous les jours, spécifiquement lorsqu'on sort de chez nous! Merci de votre billet... je suis contente de l'avoir lu et je vais le partager à tous mes proches!
  83. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 52 min
    Bonjour Karine. Tant mieux si mon humble vécu peut aider une personne dans votre entourage à mieux vous comprendre. J'ai souris en lisant que votre garçon ne peut pas "arrêter de parler". Parfois, Clémentine me dit "je vais te parler, pas besoin de m'écouter, j'ai juste besoin de parler." C'est tout dire! ;-) Josée XX
  84. Monik 22 février 2019 à 07 h 15 min
    Bonjour Josée, Je n’ai pas d’enfants mais pourtant j’ai dévoré ce texte. Ne serait-ce que pour mieux comprendre les enfants et les adultes que l’on côtoie, s’ajuster et développer notre patience, notre compréhension et notre empathie.
  85. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 53 min
    Ma chère, s'il y avait plus de Monik dans la société, ce serait un endroit diablement agréable où vivre. ;-) Merci de votre commentaire. Josée XX
  86. Sylvie 22 février 2019 à 08 h 18 min
    Josée, merci pour ce texte! Démystifier le HPI est très important et le partage de votre expérience permet vraiment d’avoir une meilleure compréhension de la vie quotidienne d’une famille «exceptionnelle »! Mon fils a reçu son diagnostic il y a peu de temps, tout juste à son entrée au secondaire, après être passé par maintes évaluations. Pas facile de trouver la cause des difficultés quand tu as aussi un TDAH, un trouble anxieux et un trouble de modulation sensorielle. Il est aussi probablement dyscalculique, mais comme il n’est que dans la basse moyenne dans les tests, nous n’obtenons pas de diagnostic clair. Il est en grandes difficultés à l’école, toujours surchargé, stressé et semble être un enfant complètement démotivé, peu intéressé par les apprentissages alors que c’est FAUX. Par chance, cette année, grâce à l’information qui circule sur les enfants HPI et les formations offertes aux enseignants, je sens un vent de changement! C’est encourageant! Encore une fois, merci!
  87. Josée Bournival 22 février 2019 à 08 h 55 min
    Ma chère Sylvie, on est tous dans le même bateau, comme parents de hpi. Continuons à parler de notre réalité pour qu'elle soit reconnue et prise en cause dans le cheminement scolaire de nos enfants. Josée XX
  88. Mélanie 22 février 2019 à 11 h 13 min
    Ma fille n'a pas encore 2 ans et elle cadre déjà dans cette description en tout point. Elle se désintéresse très rapidement des jeux qu'elle maîtrise, mais se fâche très rapidement quand elle ne réussit pas un jeu du premier coup. Elle est généralement heureuse, mais peut spontanément faire une crise monstre pour ce qui nous apparaît être un détail. Elle a un vocabulaire qui sort de l'ordinaire et s'intéresse à des détails que les enfants de son âge ne remarquent même pas. Elle n'arrive pas à dormir le soir parce qu'elle raconte tout ce qu'elle a appris dans sa journée. Heureusement, j'étais comme elle petite alors ça me fascine plus que ça m'effraie, mais j'entrevois déjà que ça ne sera pas tous les jours de tout repos. Quand à deux ans tu t'intéresses aux lettres et leur son, ta maternelle risque d'être longue!
  89. Josée Bournival 23 février 2019 à 07 h 21 min
    Allo Mélanie. La pomme ne tombe jamais bien loin de l'arbre, n'est-ce pas? Le simple fait que vous soyez aussi alerte quant à son développement témoigne de vos gènes familiaux. ;-) Le défi, c'est rarement de développer le potentiel intellectuel, l'enfant le demande. Le défi, c'est d'apprivoiser les émotions et d'aider l'enfant à accepter sa différence. D'en être fier. Josée XX
  90. Sonia 22 février 2019 à 12 h 52 min
    Bonjour Josée. Merci pour ce beau texte. Mon garçon de 8 ans Vient d'avoir un diagnostic de douance et je me suis beaucoup reconnu dans vos experiences. Dans notre cas c est beaucoup d'opposition et de rigidité. Nous voyons une psychoeducatrice pour nous aider avec ca. Merci de partager ce texte ca me fais du bien de savoir que je ne suis pas seule a vivre ca.
  91. Josée Bournival 23 février 2019 à 07 h 23 min
    Bonjour Sonia. Ici aussi, les spécialistes font partie de notre vie. ;-) Je trouve difficile, comme maman, de ne pas être en mesure de subvenir à tous les besoins de mes petits, mais il est sage de s'en remettre à des professionnels quand on se sent dépassé. Josée XX
  92. Cristelle 23 février 2019 à 08 h 38 min
    C'est fou comme je me sens aussi une mauvaise maman. Les 2 phrases qui caractérisent le mieux nos enfants sont 1- Ils sont auto-suffisant alors ce que les parents disent c'est comme si ça n'existait pas. Quand on sort avec les 3, on a l'impression de sortir avec un troupeau mal élevé. Ironiquement, à l'école, on se fait régulièrement dire qu'ils sont super bien élevés, qu'ils écoutent très bien et sont les plus polis ! 2- Le plus, très impulsif : il faut l'occuper, sinon c'est lui qui nous occupe (avec des dégâts...) alors chez nous, le sacri-saint jeux libre n'existe pas. On culpabilise donc d'être de mauvais parents et c'est demandant !
  93. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 32 min
    Ma chère Cristelle. Faire de son mieux, c'est déjà faire beaucoup. Même si ce n'est pas l'équivalent de la perfection. Josée XX
  94. Caroline 22 février 2019 à 13 h 40 min
    Bonjour, Je continue de rester dans le néant et cela en n'est rien pour être impolie. Je suis une maman de 4 merveilleux enfants et je me pose sans arrêt des questions à leur sujet. Les hypothèses sont trop nombreuses. Lorsque je fais des recherches sur internet pour mieux comprendre ce que nous vivont moi et mon conjoint au quotidien, je suis interpellé par nombreux articles qui me laisse croire que j'ai enfin trouver. J'ai déjà discuter avec les profs( trop facile d'omettre un trouble de comportement) j'ai même mis en avant plan la kinesthésie. Bref, avec le médecin, on dirait que je me situe dans le pas assez. Les gens de notre entourage disent ''normal se sont des enfants'' ou mon conjoint dit c'est à cause de nous!!?? Je comprends lorsque vous dites d'être à l'écoute et attentif, c'est ce que je fait continuellement... à me poser 20 000 questions et me faire rabrouer que c'est normal et même de me dire Woin peut-être que ce l'est. Mes filles ont toutes fait des crises parce-que lorsqu'elles faisaient un dessin, elles pouvaient recommencer 25 fois parce-que ce n'était pas correct. Ce à partir de 3 -4 ans . J,ai toujours cru que c'est le côté artistique ou je ne sais trop et se l'est peut-être . Honnêtement, je peine à comprendre, je crois que justement le sujet est tabou comme tout le reste nous voulons comprendre pourquoi. Il y a différents degré j'imagine peut-être qu'au finale mes enfants se situent juste dans la moyenne, j'en sais vraiment rien. J'imagine que je suis pas assez bonne pour faire la part des chose ;-) Même en tant que lectrice, je ne sais pas où donner la tête. Ceci est un article vraiment intéressant et il me sera difficile de rester insensible à ce texte. On le sens quand on est différent. N'est-ce pas?
  95. Josée Bournival 23 février 2019 à 07 h 29 min
    Bonjour Caroline. Je vous le confirme: on le sens lorsqu'on est différent. On n'arrive pas toujours à mettre le doigt sur la raison de ce décalage, mais on le sent très bien. Votre médecin de famille et les professeurs à l'école, bien que sûrement très compétents dans leur domaine, n'ont probablement pas d'expertise en ce qui concerne la neurodiversité. Au Québec, on commence à peine à s'intéresser à cette réalité. Il y a peu de spécialistes. Consultez Haut Potentiel Québec, L'Association québécoise pour la douance ou contacter l'Ordre des psychologues pour trouver un spécialiste qualifié dans votre coin de pays. Bonne chance! Josée XX
  96. Nancy 22 février 2019 à 15 h 58 min
    Pour mon garcon ça semble venir par boute, comme pendant 3 semaines il peut être presque « parfait » si on veut, L’enfant modèle. Et puis là oops! Quelque chose se passe et il déconnecte totalement. Le début d’une « mauvaise passe » pour toute la famille. Il est tellement ptit coeur ❤️ Et puis pouf il peut devenir très méchant. Une toute autre personne. J’essaye toujours de m’asseoir avec après une « crise » pour trouver ce qu’il a causé cette explosion d’émotions. La plus part du temps il ne comprend pas pourquoi il a autant réagit pour une raison audsi banale. Et puis on essaye de trouver des solutions ou des trucs ensemble. Aujourd’hui ca fait environ 1 mois et demi qu’on vie le parfait bonheur à la maison. Je l’aime tellement et j’en suis si fière! Je dois lui dire environ 20 fois par jours hihi. Ma question est, comme vous dites, c’est rare qu’on consulte pour un enfant surdoué. Je ne crois pas que ce soit impossible pour un parent être objectif. Je suis quelqun qui adore lire sur le développement de mon enfant, et je crois simplement que je ne suis pas naïve. J’ai des yeux et je ne veux surtout pas avoir la tête dans le sable face aux particuliarités à mon garcon. Donc selon vous, devrais-je en parler avec notre médecin? Ou je vais avoir l’air de la maman qui diagnostique son fils par internet ? Lol
  97. Josée Bournival 23 février 2019 à 07 h 35 min
    Bonjour Nancy. Les médecins sont habitués. ;-) Avec l'accès à l'information via internet, il ne se passe pas une journée sans qu'un patient arrive avec son idée du problème... La façon de soulever le problème fera toute la différence, à mon avis. Exposez les faits, juste les faits. Demandez son avis. Enchainer avec votre désir d'être référée à un spécialiste qui pourra vous aider à faire la lumière. Soumettez votre hypothèse à la toute fin seulement. Vous m'en donnerez des nouvelles. Josée XX
  98. Brigitte 22 février 2019 à 16 h 12 min
    Merci pour ce beau texte. J'aime les Martiens en particulier le miens. Douce force à tous les parents :)
  99. Josée Bournival 23 février 2019 à 07 h 42 min
    Merci de votre commentaire, Brigitte! Vive les Martiens! Josée XX
  100. Sabrina 22 février 2019 à 20 h 38 min
    Qui fait l’évaluation de la douance? J’ai les professeurs qui m’en parle et j’ai un intervenante pour ma plus vieille qui m’en a glissé mot, mais où va-ton pour savoir? Mes 4 filles semblent attirer ce terme mais , elles sont tellement comme moi que je les comprends et vois venir, mais j’ai tellement vécu de frustration et eu l’impression d’être anormale tout au long de ma vie que j’ aimerais bien leur éviter ce sentiment.
  101. Cristelle 22 février 2019 à 22 h 33 min
    Il faut regarder sur le site de l'ordre des psychologues et en trouver qui font l'évaluation pour la douance. Par contre, si on suspect un enfant "twice" il peu être préférable d'aller chez un neuropsychologue qui s'y connait. Ça coûte plus cher mais je crois qu'ils peuvent faire d'avantage de tests. Les assurances en remboursent une petite partie mais ça coûte cher.
  102. Josée Bournival 23 février 2019 à 07 h 45 min
    Bonjour, Sabrina! Cristelle a déjà très bien répondu à votre question. Que ce soit en psychologie ou neuropsychologie, l'important est de trouver un spécialiste qui a une expertise en lien avec la douance. Ils sont malheureusement peu nombreux... Bonne chance. Vous pouvez aussi vous référer aux sites de Haut potentiel Québec et L'association québécoise pour la douance. Josée XX
  103. Cristelle 22 février 2019 à 22 h 33 min
    Il faut regarder sur le site de l'ordre des psychologues et en trouver qui font l'évaluation pour la douance. Par contre, si on suspect un enfant "twice" il peu être préférable d'aller chez un neuropsychologue qui s'y connait. Ça coûte plus cher mais je crois qu'ils peuvent faire d'avantage de tests. Les assurances en remboursent une petite partie mais ça coûte cher.
  104. Veronique 23 février 2019 à 09 h 54 min
    Bonjour et merci de votre partage. J’ai rarement lu un article aussi bien détaillé sur les doués. Mes deux enfants sont concernés et je me suis également bien retrouvée dans la description des parents... J’ai vraiment adoré voir grandir mes enfants et les accompagner du mieux que nous pouvions vers ce à quoi ils aspiraient. Ils ont aujourd’hui 26 et 23 ans. Concernant leur scolarité,nous avons toujours essayé de faire les choix les plus proches de leurs aspirations profondes et à leur rythme émotionnelle notamment. Cela est passé par la déscolarisation le temps de leurs laisser du temps pour grandir (deux et trois ans d’avance sur le rythme scolaire classique)... ils sont aujourd’hui tous deux diplômés dans un métier choisi et où ils s’épanouissent. Et après les détails que vous énumérez à merveille je comprends mieux que leur départ de la maison laisse un vide encore plus important... Ainsi je comprends mieux pourquoi
  105. Josée Bournival 24 février 2019 à 17 h 13 min
    Bonjour Véronique. Je suis heureuse de lire votre constat, maintenant que vos enfants sont devenus adultes. Je fais l'école à la maison à ma "Twice" quelques heures par semaine. L'idéal serait peut-être la déscolarisation complète... je vais me renseigner sur le sujet dans les prochaines années. Ça m'effraie un peu. Comment ça s'est vécu de votre côté? Josée XX
  106. Marie-Claire 23 février 2019 à 10 h 56 min
    Et c’e quoi le message? Que c’e Plus difficile pour vous? Que les enfants sous la moyenne ne méritent pas les mêmes considérations que les vôtres? Les spécialistes peuvent toujours vous dire ce que vous voulez entendre. M. Turcotte devait aussi être exceptionnel, je me suis demandé toute la semaine comment ses parents le percevaient quand il était jeune et comment ils l’avai élevé... je me demande justement ça parce que le voisin qui a un enfant exceptionnel selon des spécialistes comme vous a couru son père avec un couteau dimanche dernier.. Bref peut importe la douance, le quotient intellectuel, les spécialistes, les diplômes, les prix, etc, comme parents il faut apprendre à nos enfants à s’aimer eux mêmes et à se respecter. Les médias sociaux sont un faux réconfort. Plus j’y pense, plus je trouve que ce que vous avez écrit sonne faux, mais qui recherche la vérité de nos jours?
  107. Josée Bournival 24 février 2019 à 17 h 22 min
    Bonjour Marie-Claire. Je vous invite à relire mon texte attentivement. Il répond à plusieurs de vos questions. Pour vous faciliter la tâche, en revoici certains passages: "Mes enfants sont doués. Ils ne sont pas meilleurs que les autres. Ils sont différents." "Comme chaque parent, je leur apprends à s’aimer tels qu’ils sont, avec leurs forces et leurs faiblesses. J’essaye d’être une mère à l’écoute de leurs besoins (nombreux) et aimante. Car, même s’ils sont doués, pour moi, ils sont d’abord et avant tout quatre personnes uniques." En terminant, si ce que j'écris sonne faux à vos oreilles, je vous invite à lire les dizaines de messages de parents qui y trouvent écho à leur quotidien familial. Bien à vous. Josée
  108. Maxime Boulanger 23 février 2019 à 16 h 27 min
    Vous auriez intérêt à lire sur le sujet. Votre commentaire est rempli de préjugers sur la douance.
  109. Maxime 23 février 2019 à 18 h 54 min
    Mon commentaire s'adressait à Marie-Claire. Désolé pour la confusion.
  110. Josée Bournival 24 février 2019 à 17 h 14 min
    Maxime, je retiens un sourire... J'avais saisi, mais merci d'avoir précisé. ;-) Josée XX
  111. Pascale 23 février 2019 à 21 h 12 min
    ... "bombe à retardement"... tellement. Maintenant âgé de 8 ans, mon fils ( ayant reçu une longue liste de diagnostics dont la douance en fait partie) m'averti maintenant au retour de l'école quand c'est une journée où "il s'est beaucoup retenu". Il s'excuse à l'avance d'une éventuelle colère ou perte de contrôle. L'avantage, comparée aux années précédentes, c'est que l'on peut agir en prévention. Mais ouf, avant cela, avant que l'on sache et comprenne ce qui se passait, on était souvent dépassé. Maintenant, on apprend à se faire une bulle bien à nous, car à l'incompréhension des uns, s'ajoute souvent le jugement des autres.
  112. Josée Bournival 24 février 2019 à 17 h 25 min
    Bonjour Pascale. je vous félicite d'avoir trouvé une brèche afin que votre enfant verbalise son état. On y travaille, mais les résultats se font encore attendre ici. ;-) La boite à colère demeure l'outil le plus efficace chez moi... et l'écoute (avec câlins). Merci d'avoir partagé ce que vous vivez. Josée XX
  113. Stéphanie Lebailly 24 février 2019 à 03 h 34 min
    Mon fils est hp, vocabulaire incroyable dès ses deux ans, télécharge sans savoir lire et en comprenant tout dès 4 ans, fais du codage informatique seul à 10 ans etc, un vrai geek ultra accro. mais il n'est pas premier de classe, n'aime pas trop l'école, n'aime pas être touché par des inconnus, refuse le normes du " comme tout le monde" ,est catacteriel par moments, est hyper sensible, empathique...et il souffre de ne pas être compris...
  114. Josée Bournival 24 février 2019 à 17 h 29 min
    Bonjour Stéphanie. Votre fils semble fantastique. Unique et fantastique. Je retiens votre dernier commentaire: "il souffre de ne pas être compris". C'est ce que je trouve le plus pénible comme maman. Et comme c'est un vécu que je ressens aussi comme individu hp, c'est souffrant de penser que j'ai "transmis" ça à mes petits. Mais à chacun ses défis. Bonne route! Josée XX
  115. Maryse-Anne 24 février 2019 à 18 h 56 min
    Est-ce qu'il existe des groupes de parents? des ressources en ligne? Merci :)
  116. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 34 min
    Bonjour Maryse-Anne. Les ressources les plus fiables, à mon sens, sont Haut Potentiel Québec et L'association québécoise pour la douance. Sur Facebook, vous trouverez aussi des groupes de soutien reliés à ces organismes. J'espère que ça vous aidera à dénicher ce que vous cherchez. Josée XX
  117. Maud 24 février 2019 à 20 h 28 min
    Un très grand merci. En lisant votre texte je voyais mes enfants dans leur quotidien et toutes les batailles mené avec le système scolaire. C est cliché,mais vrai: ca fait du bien dentendre quelqu un mettre des mots sur ce qu' on vit et que ces mots soit approuvé. Merci pour tout les parents comme nous et ne baisser jamais les bras 😉 un pied a la fois et c est merveilleux.
  118. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 36 min
    Bonjour Maud. Merci de votre commentaire. Ce sont les petits doués qui bénéficient de la visibilité que l'on donne à leur réalité. C'est tout ce qui compte. ;-) Josée XX
  119. Maud 24 février 2019 à 20 h 29 min
    Un très grand merci. En lisant votre texte je voyais mes enfants dans leur quotidien et toutes les batailles mené avec le système scolaire. C est cliché,mais vrai: ca fait du bien dentendre quelqu un mettre des mots sur ce qu' on vit et que ces mots soit approuvé. Merci pour tout les parents comme nous et ne baisser jamais les bras 😉 un pied a la fois et c est merveilleux.
  120. Jacinthe 25 février 2019 à 08 h 35 min
    Notre fille a reçu un dx de asperger de haut niveau. Jai beau lire, je ne saisis pas vraiment la différence avec la douance et les rigidités et hypersensibilité que tu décris... Certains spécialistes diagnostiquent l'asperger et d'autres la douance pour le même enfant! Ensuite, on fait ce qu'on peut avec, hein? 3 ans, elle parle 2 langues, en comprend 3, joue violon et violoncelle, mais fait des crises quand elle s'habille ou quand les aliments se touchent!
  121. Robert 25 février 2019 à 20 h 15 min
    En effet plusieurs préfèrent obtenir un faux 'diagnostic' de 'douance' plutôt qu'accepter les diagnostics bien établis et faisant partis du DSM que sont l'autisme et le TDA. Discours mensonger de la part d'une minorité de neuropsy, Mme Bélanger la première. Elle fait probablement déjà l'objet de plaintes à l'ordre.
  122. Josée Bournival 27 février 2019 à 14 h 43 min
    Bonjour Robert. J'ai effectué des démarches auprès de l'Ordre des psychologues du Québec afin d'avoir un portrait juste de la situation. Je vous confirme donc, en date du 27 février 2019, que Dr Bélanger n’a pas de dossier disciplinaire à l’Ordre des psychologues. Aucune plainte n’a été déposée contre elle devant le conseil de discipline. La seule information confidentielle - que je n'ai évidemment pas été en mesure d'obtenir - est à savoir si une plainte a été déposée devant le syndic. En contre partie, il y a présentement 306 demandes d'enquête en cours. Des plaintes réelles, visant 288 psychologues. Pas besoin de me remercier, ça me fait plaisir d'avoir fait le travail de recherche pour vous afin que la rigueur soit de mise dans vos accusations publiques. ;-) Josée
  123. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 40 min
    Bonjour Jacinthe. J'aimerais vraiment répondre à vos questions, mais tel que mentionné à d'autres internautes, je ne possède pas l'expertise nécessaire pour vous renseigner. Désolée. Je vous conseille de poser vos questions aux spécialistes qui ont évalué votre enfant. Josée XX
  124. Sophie 25 février 2019 à 09 h 01 min
    Bonjour Je suis une adulte autiste et le mythe du manque d'empathie est probablement le truc qui fait le plus mal aux personnes autistes.. Elle se manifeste différemment que pour les personnes neurotypiques... notamment, elle se produit à retardement..enfin.. c'est triste, ce mythe, mais bon, comme la douance, l'autisme est une réalité complexe.
  125. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 42 min
    Bonjour Sophie. Je trouve votre commentaire intriguant... pouvez-vous m'expliquer davantage? Qu'entendez-vous par "à retardement"? Merci de nous aider à démystifier cette réalité qui, comme vous l'écrivez, est complexe. Josée XX
  126. Lyne 25 février 2019 à 13 h 20 min
    Bonjour, Je sais qu'il y a eu une rencontre sur la douance dernièrement à Montréal et, ma fille n'ayant pu y assister, je me demandais, (pour elle) si, à votre connaissance, il y aurait une autre séance d'info à ce sujet prochainement. Elle habite près de Ste-Agathe-des-Monts... Merci à l'avance pour vos réponses!! :)
  127. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 43 min
    Bonjour Lyne. Il y a le salon de la neurodiversité qui se tiendra en avril prochain à Montréal. Vous trouverez facilement des informations à ce sujet sur internet. Josée XX
  128. Caroline 25 février 2019 à 14 h 47 min
    Omg! J’ai l’impression de lire sur mon fils et ma fille! Et moi-même 😅...
  129. Caroline 25 février 2019 à 14 h 50 min
    Comment fait-on pour passer des tests question de avoir vraiment si c’est ça ?
  130. Robert 25 février 2019 à 22 h 46 min
    Attention, il ne s'agit pas d'un diagnostic. Ce n'est pas un trouble, ni une condition. Il n'y a aucun test pouvant confirmer ou infirmer ceci. Au mieux, vous aurez l'opinion d'un ou d'une neuropsychologue. Si c'est ce que vous recherchez, vous serez mieux servie par Mme Bélanger ou une de ses quelques disciples. La plupart des neuropsychologues au Québec sont très critiques par rapport au discours de Mme Bélanger, et certainement plus nuancés en ce qui concerne les problèmes associés au HPI (la plupart n'en reconnaissent aucun).
  131. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 50 min
    Rebonjour Robert. J'aimerais apporter une nuance à vos écrits. L'évaluation en douance comporte des tests psychologiques reconnus mondialement et dont l'administrateur ne peut "influencer" les résultats ou la méthodologie. Les résultats obtenus sont ensuite ajoutés à la perception du psychologue ou neuropsychologue. Fais-je fausse route? Josée
  132. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 46 min
    Bonjour Caroline. Vous pouvez commencer par en parler à votre médecin de famille ou le pédiatre de vos enfants. Ils sauront vous diriger vers une ressource à proximité de chez vous. Sinon, l'Ordre des psychologues pourrait vous aiguiller dans vos recherches. Josée XX
  133. Lorraine 25 février 2019 à 15 h 32 min
    Bonjour, Je lis tous vos commentaires avec beaucoup d’intérêts. Moi j’ai une fille de huit ans. Je suis en plein processus. J’attends d’avoir un rendez-vous pour une évaluation. En parcourant différents sites, je comprends peu à peu de quoi souffre mon enfant. Dès l’âge de 4 ans, elle m’avait dit qu’elle ne veut pas aller à l’école parce qu’on apprend rien là -bas. Je mettais ça sur le compte de caprices. Dès la maternelle 4ans, c’etait difficile. Elle s’y opposait très fort. Parallèlement à cela, elle me disait aimer la vie. Elle voulait faire des activités hors de l’ecole. Elle m’a même demandé de faire l’école à la maison. Je lui ai demandé d’où lui vient subitement cette idée. Et elle revient constamment dessus. Ma fille fait de l’opposition. Elle a un problème de concentration. Elle fait également un peu de dislexie. Et est maintenant et progressivement en échec scolaire. C’est ce qui m’iimquiete en ce moment, d’autant que lui faire faire ses devoirs est devenu angoissant pour moi. Un exercice qu’elle pourrait faire en 10 min, ça nous prend facilement 30-40 min. Quand elle se concentre, elle a toutes les réponses, notamment en maths. En français, elle sait très bien comment écrire le mot mais, elle veut tellement en finir qu’elle fait plein de fautes. Quand je lui demande de relire, elle se corrige et se demande comment elle a pu faire la faute. Je suis dépassée par la situation. De lire vos commentaires me rassure. Merci beaucoup pour tous vos témoignages.
  134. Marie 25 février 2019 à 15 h 34 min
    « je leur apprends à s’aimer tels qu’ils sont, avec leurs forces et leurs faiblesses «  Il s’agit pour moi de la partie la plus difficile je trouve. Que c’est dur de s’aimer pour ces petits HP...
  135. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 56 min
    Bonjour Marie. C'est effectivement un défi de tous les jours. Mais en leur montrant qu'ils sont dignes d'être aimés dans leur globalité, on les aide un peu à s'aimer eux-mêmes, non? Josée XX
  136. Lorraine 25 février 2019 à 15 h 35 min
    Bonjour, Je lis tous vos commentaires avec beaucoup d’intérêts. Moi j’ai une fille de huit ans. Je suis en plein processus. J’attends d’avoir un rendez-vous pour une évaluation. En parcourant différents sites, je comprends peu à peu de quoi souffre mon enfant. Dès l’âge de 4 ans, elle m’avait dit qu’elle ne veut pas aller à l’école parce qu’on apprend rien là -bas. Je mettais ça sur le compte de caprices. Dès la maternelle 4ans, c’etait difficile. Elle s’y opposait très fort. Parallèlement à cela, elle me disait aimer la vie. Elle voulait faire des activités hors de l’ecole. Elle m’a même demandé de faire l’école à la maison. Je lui ai demandé d’où lui vient subitement cette idée. Et elle revient constamment dessus. Ma fille fait de l’opposition. Elle a un problème de concentration. Elle fait également un peu de dislexie. Et est maintenant et progressivement en échec scolaire. C’est ce qui m’iimquiete en ce moment, d’autant que lui faire faire ses devoirs est devenu angoissant pour moi. Un exercice qu’elle pourrait faire en 10 min, ça nous prend facilement 30-40 min. Quand elle se concentre, elle a toutes les réponses, notamment en maths. En français, elle sait très bien comment écrire le mot mais, elle veut tellement en finir qu’elle fait plein de fautes. Quand je lui demande de relire, elle se corrige et se demande comment elle a pu faire la faute. Je suis dépassée par la situation. De lire vos commentaires me rassure. Merci beaucoup pour tous vos témoignages.
  137. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 55 min
    Bonjour Lorraine. Difficile de toujours saisir ce qui se passe dans la tête d'un enfant, n'est-ce pas? Je vous souhaite bonne chance pour le parcours scolaire de votre fille. Entourée d'amour comme elle semble l'être, c'est déjà un pas dans la bonne direction. Josée XX
  138. Marie 25 février 2019 à 16 h 19 min
    Merci. Quelle soulageme’t de vous lire. Chez nous, 4 enfants aussi. 3 garçons et 1 fille. Et tout concorde avec votre article. Que d’énergie à déployer par les parents mais invisibles de l’extérieur. Nous à la maison ça explose tous les jours comme ils sont hypersensibles, ça fait cascade. Et ça peut devenir extrêmement violent. Ça me vide quand je dois faire face à ce tsunami. Seule différence peut-être avec vous c’est l’école. Ils ne sont pas fans (et moi non plus) mais se débrouillent tous bien. Malheureusement, leur potentiel comme pour tout enfant n’etant assez exploité par le système scolaire français, avec ou sans saut de classe, il faut essayer de compléter sur le peu de temps qu’il reste. Encore de l’énergie des parents en plus de leurs boulots et de leur rôle d’éducateurs. Mais en regardant le positif, quelle énergie ils transmettent et comme ils bougent le monde !
  139. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 59 min
    Bonjour Marie. Je pense que chaque parent, peu importe l'enfant, a des défis à relever. Le nôtre en est assurément un relié à la quantité d'énergie que possèdent les parents. ;-) Malgré tout, je ne changerais pas mes enfants pour tout l'or du monde et je suis certaine qu'il en va de même pour vous. Josée XX
  140. Sonia 25 février 2019 à 17 h 27 min
    Mon fils est aussi très émotif! Il se sent différent avec sa douance et la camoufle très bien dans son immaturité! L'entourage peut facilement le juger selon son comportement sans essayer de comprendre sa façon de penser! À l'école ça va très bien quand le sujet l'intéresse! Il est chanceux, il aime science et mathématique!! Par contre quand vient le temps d'écrire un texte ça devient plus compliqué surtout s'il n'aime pas le sujet. Trop d'idées dans sa tête pour toutes les écrire comme il me dit. Et il est hors de question d'inventer une histoire! Même si je lui répète que la prof ne le note pas sur l'intégrité de l'histoire mais bien sur sa pertinence! On a souvent l'impression que les doués doivent exceller dans au moins un sport ou une catégories quelconque... ça me donne un peu le vertige car mon garçon n'a pas encore d'intérêt ou de passion qui le motive à se dépasser! Est-ce normal? Il commence le secondaire l'année prochaine (il a sauté une année cette année) et je crois que ça va l'aider à se découvrir!
  141. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 04 min
    Bonjour Sonia. Il y a autant de doués qu'il y a d'enfants. Chacun se découvre à son rythme personnel, douance ou pas. À mon avis, comme parent, l'important est de permettre les situations de découverte. De mettre l'enfant en contact avec différents hobbys, sports, formes d'art, sujets, etc. Il y a bien quelque chose qui finira par capter l'attention de fiston. Ne désespérez pas! ;-) Josée XX
  142. Stéphanie 25 février 2019 à 18 h 40 min
    My god!!! C’est notre vie. J’en ai deux comme ça... Ils sont diagnostiqués depuis le primaire. Mais nous, on en a deux pour qui l’école est un réel défi. C’est la cause d’un bon nombre d’angoisses. On a été confrontés à la peur de vieillir... Mon plus grand, Félix, voyait le fait de devenir adolescent comme quelque chose de dramatique et de grave! Il allait devoir faire des choix, prendre des décisions qui allait impacter sa vie entière et ça le terrorisait. Heureusement, ça s’est apaisé avec le temps... On a réussi à lui faire voir qu’il n’y avait pas mort d’homme, qu’il allait en tirer des expériences positives et qu’il pouvait toujours changer d’idée. Il travaille, va au CÉGEP à temps partiel et ses notes s’améliorent. Quant à son frère cadet, c’est l’amour qui lui a donné des ailes! Depuis qu’il a son amoureuse, sa vie va tellement mieux. Il s’est apaisé et est optimiste! Ses craintes se sont envolées. Ils demeurent des adolescents, ... , mais je pense que cette année sera une des plus positives de notre vie. Merci pour votre texte. C’est une situation familiale vraiment difficile à faire comprendre à des intervenants scolaires... On a eu tellement de difficultés à leur faire comprendre que la douance ne signifiait pas une réussite fracassante à l’école! J’ai tellement rêvé d’une école alternative à Québec! J’ai même envisagé à une période plus difficile de leur vie, de les retirer de leur milieu pour leur faire l’école à la maison. Personne ne nous comprenait... ça finit par passer.... heureusement!
  143. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 06 min
    Bonjour Stéphanie. Merci de partager votre "histoire qui finit bien" avec nous. Ça donnera beaucoup de courage à bien des familles. ;-) Josée XX
  144. Caroline 25 février 2019 à 18 h 48 min
    Bonjour, Merci pour votre texte! Ça ressemble vraiment à mon petit de 6 ans. Il va se faire évaluer bientôt par l’équipe de Marianne Bélanger. J’ai un grand autiste typique et une grande fille probablement neurotypique mais hypersensible. Mes 3 enfants semblent doués, mais de caractères différents. Y’a que mon plus jeune qui semble vraiment doué. Il a un super raisonnement et veut connaître l’origine des choses.
  145. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 08 min
    Ma chère Caroline, vous ne devez pas vous ennuyer avec vos trois enfants! J'adore la façon dont vous nous les présentez. Simplement et affectueusement. Josée XX
  146. Karine 25 février 2019 à 19 h 53 min
    J'avais l'impression de lire ma vie... Celle de la petite fille martienne que j'étais et qui a trop excellé pour se conforrmer, mais aussi la mère de 4 enfants doués essoufflée et dépassée. Les hypersensibilités de l'un viennent bousculer celles des autres. Notre combat actuel : se faire croire et obtenir des services. Faut être riche pour avoir de l'aide parce que ça prend un diagnostic et pour avoir un diagnostic ça coûte au moins 700$. Fois 4 enfants... On pourrais y aller un a la fois mais on privilégie qui?
  147. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 14 min
    Bonjour Karine. La réalité monétaire nous rattrape tous un jour ou l'autre. Quand ce n'est pas pour faire une évaluation comme celle dont vous parlez, c'est pour les rendez-vous avec l'ergothérapeute, l'orthopédagogue ou le psychologue. ;-) Au moins, il y a de la documentation gratuite sur le sujet, en ligne ou à la bibliothèque. Lire sur le sujet et mettre en place des stratégies adaptées aux particularités de vos enfants adoucira votre quotidien. Douance ou pas... Josée XX
  148. Robert 25 février 2019 à 20 h 26 min
    Vous décrivez des enfants qui ont de la facilité... et d'autres défis. Ces derniers ne sont pas attribuables à la douance mais à des conditions bien précises que vous connaissez. Le discours sur la douance, véhiculé par Mme Bélanger, est sans logique. Et nullement tabou, bien au contraire. Que de mensonges et de stupidités entendons-nous dernièrement sur ce sujet pourtant si simple !
  149. Sylvie 25 février 2019 à 21 h 34 min
    Pouvez-vous préciser votre commentaire? Je n'ai pas lu le livre de Mme Bélanger. Bien d'accord que la plupart des problèmes décrits ne sont pas causés par la douance, mais bien par les comorbidités associées (s'il y en a), tel que décrit dans mon commentaire ci-haut. La plupart des HPI homogènes sont heureux, fonctionnent bien et sont très appréciés socialement.
  150. Robert 25 février 2019 à 22 h 35 min
    En gros, je trouve qu'il y a un problème de logique flagrant dans le discours de Mme Bélanger, celui-ci se transpose par les temps qui courent dans une quantité phénoménale d'articles, livres et commentaires de tous genres. D'abord, une parenthèse: le nom 'douance' n'est pas dans le dictionnaire. On devrait utiliser le mot 'surdoué' (adjectif et nom). C'est le premier problème d'importance dans le discours de Mme Bélanger. Elle saute des étapes importantes, si son but est d'amener l'APA à inclure ce mot dans le prochain DSM. Car on ne reçoit pas un diagnostic de HPI (appelons-le comme ça, c'est mieux), pas plus qu'on ne reçoit un diagnostic pour avoir une belle voix ou de longs doigts. Pour moi, ça sonne plutôt comme du déni, ou à la limite, comme une insignifiance. Le HPI est tout simplement un facteur facilitant pour les enfants qui souffrent d'un trouble bien documenté. D'ailleurs, il est très clair que les troubles d'apprentissage n'ont rien à voir avec l'intelligence, peu importe de quelle forme d'intelligence on parle. Un enfant TDA-H avec un QI moyen aura probablement de grandes difficultés à l'école. Un enfant TDA-H et HPI sera soit parfaitement fonctionnel (son HPI compensant pour son trouble d'apprentissage), soit sous-performant (c'est à dire qu'on pourrait s'attendre à mieux). Dans ce dernier cas, on peut chercher des façons de faciliter l'expression de son potentiel, et c'est bien correct. Mais de là en faire un trouble en soi, ou même de prétendre que le HPI est un facteur négatif dans la vie de ces enfants et de leur famille, il y a une limite...
  151. Sylvie 25 février 2019 à 22 h 56 min
    D’accord. Mais vous ne croyez pas que, parfois, pour certains enfants encore jeunes, il peut être difficile de gérer à la fois leur grande facilité intellectuelle et leurs difficultés autres, et que cet écart peut amener une part de frustrations d’incompréhension et d’anxiété?
  152. Robert 25 février 2019 à 23 h 29 min
    J'en ai un à la maison... élever un enfant n'est pas un travail de tout repos, et j'avouerai que parfois j'aimerais mieux qu'il soit moins demandant (toujours besoin d'être occupé, projets fous, crises au moindre effort, toujours raison, etc). Nous avons pensé le faire évaluer (et sachez que mon épouse est neuropsychologue) mais au bout du compte nous essayons de trouver des stratégies pour que son TDA-H (non diagnostiqué) ne prenne pas trop le dessus. L'enseignante à l'école y joue pour beaucoup et nous communiquons régulièrement avec elle pour trouver des moyens de l'occuper, de le faire avancer plus vite, etc. Mais encore là, son HPI est un facteur positif, et uniquement positif. Sans cela, son TDA-H (qui lui est un facteur négatif) devrait probablement être traité. En d'autres mots, s'il est effectivement difficile de gérer le TDA-H d'un HPI, je crois que c'est quand même mieux que le TDA-H sans HPI. Le pire dans son cas serait qu'il ne puisse réaliser tout son potentiel (le P dans HPI) À CAUSE du TDA-H. Tout le monde connait un génie qui ne s'est pas réalisé. Quelqu'un dans la famille dont tout le monde raconte à quel point il était intelligent et créatif, comme c'est malheureux qu'il n'ait rien fait de sa vie... Ce n'est pas un sujet nouveau ! C'est peut-être frustrant et désolant, mais il faut être honnête, c'est un peu comme la 'misère des riches' non ?
  153. Sylvie 25 février 2019 à 23 h 53 min
    Peut-être... Vous décrivez tout de même une situation où les parents sont très bien outillés. Vous conviendrez que c’est peut-être plus difficile lorsque les parents ne comprennent pas les réactions parfois contradictoires de leurs enfants et qu’ils peuvent se sentir dépassés?
  154. Robert 26 février 2019 à 00 h 03 min
    Bien sûr. Mais en même temps je trouve qu'il ne sert pas à grand chose de parler de HPI, de mettre l'accent là-dessus, de parler de 'double exception', tout cela n'a rien à voir avec les défis que certains parents et enfants ont à surmonter. J'entend même des parents parler de HPI - et seulement de HPI -comme cause de difficultés. Dans ce cas il s'agit soit d'une erreur diagnostique, soit d'un problème inventé.
  155. Josée Bournival 26 février 2019 à 18 h 26 min
    "D'abord, une parenthèse: le nom 'douance' n'est pas dans le dictionnaire. On devrait utiliser le mot 'surdoué' (adjectif et nom)." Robert, vous devriez en faire mention à l'AQNP que vous nous citez car le terme "douance" est en grosse lettre sur leur site. Josée
  156. Robert 26 février 2019 à 18 h 54 min
    Ça fait débat dans le milieu. La majorité des neuropsychologues préfèrent parler de HPI et évite le mot 'douance'. Mais c'est un détail. L'idée principale ici est de faire attention à ne pas tout mêler. L'article sur le site de l'AQNP écrit par Mme Doucet est très nuancé. Il ne laisse pas sous-entendre que le HPI est un trouble, ni que des traits autistiques sont de près ou de loin similaires aux caractéristiques du HPI. Il faut arrêter de faire croire aux parents que les traits autistiques de leurs enfants sont dûs au HPI ou accompagne celui-ci. Ça n'a rien à voir.
  157. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 32 min
    Bonjour Robert. Vous semblez faire une vendetta bien personnelle contre Dr. Bélanger. Si vous avez des plaintes à formuler à son endroit, je vous invite à contacter l'Ordre. À ma connaissance, de nombreux livres, documentaires et recherches à travers le monde témoignent des difficultés sous-jacentes au fait d'être doué. À moins que tous ces auteurs, cinéastes et chercheurs ne fassent partie d'un immense complot? Le blogue se veut davantage un lieu d'échange où les parents peuvent témoigner de ce qu'ils vivent à titre personnel. En contre partie, je vous remercie pour les informations factuelles que vous ajoutez à la discussion, même si certaines gagneraient à être appuyées par des sources autres que votre unique personne. Josée
  158. Robert 26 février 2019 à 17 h 46 min
    Je vous invite à élargir vos références à autre chose que les Français et les Belges, de qui vient en grande partie le vocabulaire que vous employez. Pour ce qui est de mes références, je vous ai parlé de l'APA, ça devrait suffire. En ce qui concerne Mme Bélanger, elle est déjà sujet d'au moins une plainte à l'Ordre. Je ne nie pas que des parents vivent des difficultés mais je constate que plusieurs parlent de douance alors qu'en fait il y a clairement des traits autistiques. Ces pauvres parents se mettent à parler de douance à tort et à travers et diminuent le travail de neuropsychologues plus compétents, plus nuancés et plus intelligents que Mme Bélanger.
  159. Josée Bournival 26 février 2019 à 18 h 17 min
    Rebonjour Robert. Si le sujet est si mal connu, ne trouvez-vous pas qu'il est d'autant plus important de l'aborder? J'aimerais également que vous précisiez votre opinion concernant les "sources" à privilégier. En quoi les Américains surpassent-ils les Français ou les Belges? Pour votre gouverne, je me suis intéressée aux travaux de Howard Gardner, Robert Sternberg et Joseph Renzulli, tous Américains. Et leur conception de l'intelligence (HPI) dépasse largement le chiffre du QI. Josée
  160. Robert 26 février 2019 à 19 h 02 min
    En effet, et je suis heureux que vous mentionniez ces chercheurs. Leur discours et leurs recherches visent des objectifs bien différents des Français. Les classifications et sujets d'étude diffèrent également. Et je précise qu'en effet, il ne suffit pas d'obtenir de très hauts scores de QI... mais c'est tout de même la première et plus importante condition. C'est très clair pour eux de même que pour Mme Doucet. Et le HPI est nécessairenent dans les 2% les plus intelligents, sinon on ne parle même pas de HPI. Mais à voir la quantité de parents qui pensent que leur enfant est HPI, on est plus dans les 10%++, ce qui ne fait aucun sens puisqu'il s'agit d'une courbe normale. Même à l'intérieur d'une même famille, que tous les enfants soient HPI c'est presque comme gagner à la loterie, bien franchement...
  161. Josée Bournival 27 février 2019 à 14 h 50 min
    Bonjour Robert. Je me dois de vous corriger publiquement concernant le dossier de Dr Bélanger à l'Ordre des psychologues. J'ai voulu en avoir le coeur net (Après tout, vous auriez pu être de bonne foi.). J'ai contacté le service médias de l'ordre des psychologues du Québec, ce matin. Le dossier de Dr Bélanger est blanc comme neige. Elle n’a pas de dossier disciplinaire à l’Ordre des psychologues. Aucune plainte n’a été déposée contre elle devant le conseil de discipline. Merci, à l'avenir, si vous intervenez sur mon blogue, de contenir vos accusations mensongères. Bien à vous. Josée
  162. Robert 27 février 2019 à 15 h 52 min
    Je ne parle pas de plainte de la clientèle, qui évidemment comme vous est très contente du sur-diagnostic de HPI que Mme Bélanger fait. Je vous parle de l'opinion des autres neuropsychologues, qui tolèrent difficilement sa pratique. Vous ne trouverez pas ces plaintes à l'endroit où vous cherchez, de même que vous n'y aurez pas accès de toute façon. Avant de me traiter de menteur, je vous invite encore une fois à parler à d'autres neuropsychologues, votre discours serait plus juste et nuancé. De toure façon, les mathématiques seules devraient suffire, puisque par définition, si exactement 2% de la population sont HPI et que seule une portion de ceux-ci puissent avoir une autre condition, on doit s'attendre à ce que moins de 2% soient dans la catégorie des 'twice'. Aussi, la notion même de 'twice' fait débat, la grande majorité des neurospychologues n'utilisent pas ce terme, et ce n'est pas par ignorance, bien au contraire. Informez-vous davantage auprès d'autres spécialistes, non pas seulement chez les quelques uns qui ont trouvé dans ce créneau une population très réceptive mais probablement aussi très naïve.
  163. Josée Bournival 27 février 2019 à 16 h 00 min
    Une opinion n'est pas une plainte, encore moins une condamnation. À ma connaissance, il n'existe pas de système parallèle pour qu'un membre porte plainte sur un autre membre. Corrigez-moi si j'ai tort. Je ne prétend pas que Madame Bélanger fait l'unanimité, mais je trouve diffamatoire de prétendre qu'il y a des plaintes contre elle alors que l'Ordre me confirme qu'il n'en existe pas. Josée
  164. Robert 27 février 2019 à 16 h 12 min
    Ce n'est qu'une question de temps. De toute façon, vous mettez l'accent sur ce point et laissez l'ensemble de mon discours de côté. Mon point principal est que beaucoup trop de parents attribuent les 'problèmes' de leurs enfants à un HPI, alors que 1) leur enfant n'est probablement pas HPI et 2) les problèmes en question sont la plupart du temps le fruit d'un trouble du développement. Le HPI est purement statistique et n'explique ou n'infirme aucun diagnostic autre. Lorsque Mme Bélanger infirme des diagnostics de TDA ou de TSA ou modifie ces diagnostics pour parler de 'twice', elle fait plus de tort que de bien et c'est cette pratique qui sera bientôt soulignée à l'ordre.
  165. Helene Calas 25 février 2019 à 22 h 11 min
    Bonjour Dans ce que vous décrivez de ces 4 enfantsuffisent, il y a certainement le syndrome d'Asperger associé au haut potentiel. En effet beaucoup d'enfants précoces compensent soit des dys, TDA , TSA, etc. Vous pouvez faire un test dans un CRA ou avec une neuropsy qui fait le test ADOS. L'intérêt c'est s'il y a des choses à savoir pour leur permettre d'évoluer sans trop de dégâts. Il faut savoir que le fait qu'ils compensent leur prend une énergie folle et cette suradaptation peut les épuiser. Les filles le font encore plus et cela se voit beaucoup plus rarement chez elles que chez les garçons. Je suis la présidente d'une association en Ariège ; si vous avez des questions je peux y répondre.
  166. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 35 min
    Bonjour Hélène. J'ai effectivement une de mes filles qui a des "dys", comme vous l'écrivez. Mais jusqu'à présent, rien de tel pour les trois autres qui présentent tout de même certaines particularités. J'aimerais beaucoup que vous m'en disiez davantage sur votre association. Ça pourrait aider des familles de votre coin de pays. Josée
  167. Myriam 25 février 2019 à 22 h 28 min
    À la maison j’ai une fille qui est « twice » ou «  doublement exceptionnelle ». Agée seulement de 7 ans je la compare à une pierre précieuse qui n’a pas finit d’exploiter son plein potentiel. J’ai aimé lire votre texte, merci!
  168. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 36 min
    Merci pour votre commentaire, Myriam. Au plaisir de vous relire. Josée XX
  169. Vitry 26 février 2019 à 01 h 09 min
    Bonjour Moi mon fils à 6 ans 1/2 et il a été diagnostiqué HP, il est hypersensible aux odeurs aux bruits, il a des difficultés avec là lecture et l’écriture , je n’ai pas eu encore de rdv avec l’orthoptiste pour ce qui est trouble du comportement à l’école . Il a un contrôle régulier pour ses yeux il porte des lunettes. Il est curieux et très câlins , je pense qu’en même temps , il doit être un peu perdu car je vais avoir un bébé d’ici un mois , et son papa de son côté également ( nous sommes des familles recomposées). Ce qui m’inquiète en ce moment : il se plaint de ne pas avoir d’amis à l’école , car il a tendance à être sur une autre planète de temps en temps , de jouer à sa manière ce qui peux ne pas plaire à tous ses petits camarades. Je veux qu’il soit épanoui et je ne sais pas trop comment m’y prendre sur son mal être quand il me dit qu’il joue seul à l’école et quoi faire face à ses difficultés sur la lecture et l’écriture ...
  170. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 39 min
    Bonjour Vitry. En avez-vous parlé à son professeur? Ce serait la personne toute indiquée pour vous aider, non? Vous pouvez enseigner à votre enfant comment on se fait des amis. Les aptitudes sociales, ça se travaille autant que les mathématiques! Certains enfants comprennent instinctivement, d'autres ont besoin qu'on leur propose une "recette" pour les aider. Bonne chance! Josée XX
  171. Armond 26 février 2019 à 01 h 36 min
    Bonjour ! Je suis d’origine sud américaine et je m’exprime pas très bien à l’écrit je vais essayer de me faire comprendre ... Je suis maman de deux enfants un Thpi et un hpi dysgraphique, mes enfants n’aiment pas non plus les étiquettes, les morceaux de fruits dans le yaourt les épices du genre coriandre c’est à vomir,peu dormeurs,anxieux tout les deux, un sixième sens sûr lol! N’est sont pas scolaires, font le maximum pour se fondre dans la masse... pour nous la plus grande dificulté rencontré sont les terriens lol! ...
  172. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 44 min
    Hola Armond. Me imagino que hablas español? Mi español es mucho peor que tu francés. Gracias por hacer el esfuerzo de compartir su historia con nosotros a pesar de la barrera del idioma. Espero leerte de nuevo. Josée XX
  173. Robert 26 février 2019 à 02 h 03 min
    Je suis un peu fâché de lire ce genre de commentaire... Quel est votre compétence à saisir la différence entre l'autisme et le HPI ? Visiblement vous passez à côté du plus important: l'autisme est une condition qui peut être diagnostiquée (la notion a été élargie lors de la publication du DSM-V) et ses traits font partis même de la définition du TSA. En d'autres mots, les enfants affichant de forts traits autistiques peuvent être justement diagnostiqués avec un TSA, nul besoin d'inventer un nouveau terme. Les traits autistiques sont des traits autistiques, pas des traits HPI. Soit dit en passant, la majorité des neuropsychologues sont très critiques envers les "travaux" de Mme Bélanger et se gardent bien d'errer en contradiction avec l'APA et d'autres instances bien plus crédibles en terme de catégorisation des troubles du développement.
  174. Helene Calas 26 février 2019 à 17 h 57 min
    Je sais très bien ce qu'est le TSA. Vous prenez le problème à l'envers je nai pas dit que cet enfant avait seulement TSA mais qu'il est possible que vu qu'il est à haut potentiel il soit, d'après la description qui en est faite, aussi Tsa. D'après mon expérience beaucoup d'enfants précoces ont des traits autistiques. Le problème c'est que seul le haut potentiel n'explique pas certains traits. C'est vrai qu'il y a très peu de littérature en France sur la comorbidité du haut potentiel et du TSA. Par contre il 3xiste certaines publications sur le sujet aux États Unis. Je suis en lien avec des personnes qui étudient le sujet et moi même je suis sur "le terrain" et je le constate. Quand l'on dit aux parents que leur enfant est à haut potentiel, ils ne s'imaginent pas Lewis problèmes qui peuvent émerger au début du collège pour les garçons et au lycée voir au début des études supérieures pour les filles. Avoir conscience et savoir le plus tôt possible que son enfant a ses traits évite une énorme perte de temps et d'énergie pour les parents et pour l'enfant, entre bien d'autres choses.
  175. Robert 26 février 2019 à 18 h 06 min
    Je ne suis pas sûr de bien suivre votre propos. C'est en effet le monde à l'envers... si vous avez un HPI confirmé (c-a-d un QI au-dessus de 130) et que vous suspectez un TSA, on ne parle pas de comorbidité dans ce cas là... le HPI n'est pas un trouble ! Je me demande d'ailleurs qu'est ce qui vous amène à faire des tests de QI si ce n'est qu'il y a des traits TSA qui vous inquiète ?
  176. Marie 26 février 2019 à 03 h 13 min
    J'aurai pu écrire ce billet tellement je reconnais ma vie dans ces mots. Un grand merci de partager ton histoire.
  177. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 45 min
    Merci, Marie! Josée XX
  178. Catherine 26 février 2019 à 11 h 36 min
    Josée! voilà un texte qui me rejoint beaucoup ce matin! Tu mets des mots et des images simples sur un état souvent flou qui attire les questionnements de toutes parts. On a appris récemment que notre toit hébergeait un beau twice d'amour. Ton texte me guide beaucoup, je me permet de le partager!
  179. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 46 min
    Bonjour Catherine. Profitez bien de cet être unique et fabuleux. ;-) Josée XX
  180. Patricia 26 février 2019 à 14 h 36 min
    Cet article me fait énormément penser à ma fille. Moi qui la croyait hyper active je commence a me questionne si c’est pas autre chose. Ma mère me dit toujours que c’est un enfant tellement douée mais je le prends comme un compliment de grand-mère. Je vais commencer à regarde pour la faire évaluer. De toute façon je dois comprendre ma fille. Merci Josée.
  181. Josée Bournival 26 février 2019 à 17 h 48 min
    Bonjour Patricia. Peu importe la raison de l'hyperactivité de votre fille, la percevoir et essayer de l'encadrer est une bonne décision. On essaye comme on peut de rendre nos enfants heureux, non? Josée XX
  182. Josée Bournival 26 février 2019 à 16 h 54 min
    Bonjour Lorraine. Difficile de toujours saisir ce qui se passe dans la tête d'un enfant, n'est-ce pas? Je vous souhaite bonne chance pour le parcours scolaire de votre fille. Entourée d'amour comme elle semble l'être, c'est déjà un pas dans la bonne direction. Josée XX
  183. Helene Calas 26 février 2019 à 17 h 58 min
    Je sais très bien ce qu'est le TSA. Vous prenez le problème à l'envers je nai pas dit que cet enfant avait seulement TSA mais qu'il est possible que vu qu'il est à haut potentiel il soit, d'après la description qui en est faite, aussi Tsa. D'après mon expérience beaucoup d'enfants précoces ont des traits autistiques. Le problème c'est que seul le haut potentiel n'explique pas certains traits. C'est vrai qu'il y a très peu de littérature en France sur la comorbidité du haut potentiel et du TSA. Par contre il 3xiste certaines publications sur le sujet aux États Unis. Je suis en lien avec des personnes qui étudient le sujet et moi même je suis sur "le terrain" et je le constate. Quand l'on dit aux parents que leur enfant est à haut potentiel, ils ne s'imaginent pas Lewis problèmes qui peuvent émerger au début du collège pour les garçons et au lycée voir au début des études supérieures pour les filles. Avoir conscience et savoir le plus tôt possible que son enfant a ses traits évite une énorme perte de temps et d'énergie pour les parents et pour l'enfant, entre bien d'autres choses.
  184. Melissa 26 février 2019 à 22 h 26 min
    Merci d’expliquer clairement ma réalité. Mon enfant est THPI (très haut potentiel) & Twice : doublement exceptionnel. J’adore le lien du costume de Terrien. Le monde extérieur comprend rarement mon petit martien qui explose le soir à la maison. Il est si fin et bon en société Merci !
  185. Mélanie - Neuropsychologue 27 février 2019 à 20 h 46 min
    Merci Mme Bournival pour votre partage. Je suis moi-même une neuropsychologue (et non pas mon conjoint) qui a longtemps eu un regard critique à l’égard des « travaux » de Dre Marianne Bélanger (et ce, puisqu’il est de notre devoir de prendre le temps de nous fonder une opinion éclairée sur les fondements scientifiques de toute approche qui est nouvelle à nos yeux). Sachez que pour me faire une opinion clinique, j’ai notamment lu les articles et le livre de Dre Bélanger (La douance, chez Midi Trente). Mais surtout, j’ai lu (moi-même et avec rigueur) plusieurs des articles empiriques et manuels scientifiques cités par Dre Bélanger, notamment le Handbook (manuel) publié en 2018 par l’APA (elle-même !) qui fait état de la littérature scientifique actuelle concernant « giftedness and talent » (douance et talent). Sachez que plusieurs chapitres y confirment clairement la validité scientifique de la « twice exceptionality » (double exceptionnalité comme le traduit Dre Bélanger). Je suis profondément attristée de lire les propos de Monsieur-Troll (« Robert ») qui utilise notre profession (et sa conjointe) pour dégrader une de nos collègues (ainsi que l’expertise que cette collègue nous offre), et ce, peu importe l’approche de ladite collègue. Sachez tous, chers lecteurs, que les neuropsychologues sont encadrés par un code de déontologie (loi) qui nous oblige à plusieurs choses, dont le maintien de notre compétence professionnelle (Article 39) et le respect envers les méthodes usuelles ou nouvelles, autres que celles que nous utilisons dans notre pratique, lorsque celles-ci satisfont aux principes professionnels et scientifiques généralement reconnus en psychologie (Article 60), ce qui est clairement le cas ici. Je conçois que ce Monsieur-Troll-Robert n’est pas lui-même tenu à un tel code de déontologie (remarquez que ce n’est pas sa « conjointe-neuropsychologue » qui écrit elle-même de tels propos, au risque d’être elle-même l’objet d’une plainte déontologique). En somme, malgré les grands chocs que les écrits, les articles et même les entrevues de Dre Bélanger ont suscité professionnellement en moi, je crois qu’il était de mon devoir de vérifier la validité scientifique de ses propos qui, ma foi, est exemplaire. Sans prétendre détenir l’expertise de Dre Bélanger, j’invite toute personne (professionnel ou non) qui réagit à ses écrits : à vérifier les sources de Dr Bélanger. L’éclairage de la science (et de l’APA) est difficilement questionnable, et ce, que l’on aime (ou pas) la manière dont Dre Bélanger a pu le présenter. Hier encore, je l’ai entendu dire à Radio-Canada (Médium Large) que la douance et le HPI n’étaient PAS des diagnostics ou des troubles. Je m’explique mal la réaction de certaine personne. Je ne peux que me rassurer en me disant que de telles manifestations très claires de « Résistance aux changements » sont normales, et ce, pour plusieurs raisons déjà connues dans les écrits scientifiques sur le sujet et que peut-être, ici, ne faut-il pas juger, puisque, souvent, elles ne sont pas entièrement consciente chez celui ou celle qui les exprime (p.ex. mécanismes de défense individuels ; perception sélective; préférence pour la stabilité ; peur de l’inconnu, de la complexité, de « perdre » des droits perçus comme « acquis » ; sentiment de perte de pouvoir, d’inutilité, de perte de direction ou de perte de compétence ; manque de ressources, de formation, de motivation, d’aptitudes ou d’habiletés à comprendre, à accepter et/ou à appliquer le changement ; influence, coalition ou pression de personne(s) que l’on juge influentes ; confortation dans les anciennes habitudes ; sentiment que le changement est imposé par une pression sociale ou professionnelle ; etc.).
  186. Robert 27 février 2019 à 21 h 24 min
    Montrez-moi svp où dans le DSM on définit la douance comme trouble. Le problème n'est pas dans la source, c'est l'interprétation, la déformation, l'appropriation et surtout le surdiagnostic qui sont les problèmes. On ne peut plus aller nulle part sans entendre un parent parler de la douance de leur enfant, comme si la moitié des enfants étaient surdoués. Or on devrait statistiquement retrouver autant de surdoués que de déficients intellectuels. Est-ce que vous observez cette tendance dans votre pratique ? Peut-être que l'écart entre les super riches et les super pauvres se creuse dans les cerveaux comme dans l'économie ? Ou se pourrait-il qu'on dérape sérieusement, jusqu'à ne plus reconnaître qu'un enfant, c'est un enfant, comme un humain est un humain, avec des forces et des faiblesses, des réussites et des échecs, des sentiments parfois agréables parfois douloureux. En passant, pas la peine de me traiter de ci ou de ça, je parle en mon nom personnel uniquement. Seriez-vous si à l'aise de dévoiler votre identité si vous étiez la seule femme sur un site fréquenté par une grosse majorité d'hommes, et que votre opinion était à l'opposé de tout le monde ? Pourquoi me juger ainsi ?
  187. Sylvie 28 février 2019 à 08 h 26 min
    À la lumière des commentaires précédents, je crois qu’il est important de ne pas perdre de vue que ces enfants sont CHANCEUX. Comme parents, j’estime qu’il est de notre devoir d’éviter d’axer essentiellement notre discours sur les difficultés que nos enfants peuvent vivre. Comme mentionné par M. Robert, un nombre incroyable d’enfants vivent des difficultés beaucoup plus grandes. Un doué qui perturbe une classe parce qu’il s’ennuie , ce n’est pas acceptable pour moi et ce n’est pas une preuve de grande empathie (alors qu’ils sont tous supposés en démontrer). Enseignons-leur à l’utiliser.
  188. Bianca 28 février 2019 à 11 h 21 min
    Salut Josée, Je n’ai pas d’enfant doué (ou d’enfant point meme si je lis tes articles depuis longtemps)... mais j’en suis une. Ça m’a fait du bien de le lire ce matin. J’ai reçu il y a trois semaines (demain) un diagnostic de syndrome d’Asperger qui complétait un diagnostic de HPI et de TDA recu dans mon adolescence. Je suis très semblable à tes enfants : je remercie le ciel a chaque jour de la patience de mes proches face à mes particularités personnelles (mon père qui éponge mes angoisses massives, mes quelques amis qui suivent cette explosion de pensée, ceux qui tolère mon silence dans des groupes) Parce que je suis une femme et que les grilles d’évaluation de l’autisme sont majoritairement monté sur des symptômes chez les hommes, j’ai pu passé sous le radar pendant 26 ans. J’ai appris à masquer certaines de mes particularités - j’établis des contacts visuels, j’ai intériorisé les règles de socialisation qui semblent venir si aisément aux autres (même si j’implose intérieurement dans des situations sociales et qu’il ne faut des jours pour m’en remettre). Et des fois elles explosent: mon hypersensibilité, mon incapacité a m’arrêter de chercher si je ne comprend pas, mes comportements destructeurs quand je suis exposée à du chaos sonore... Juste pour dire que mes parents ont mis en place sans le savoir les balises qui m’ont aidée à fonctionner. J’ai de la chance, j’en ai conscience. Je n’ai jamais été sous médication. Je suis candidate à la maîtrise dans un de mes intérêts spécifique (la constitution des mots). même si trouver ma voie a été un long processus. J’ai voulu me conformer aux attentes des autres. Je ne pense pas que les statistiques soient nécessairement parlantes: je crois qu’avec la compréhension et la patience tous les enfants différents peuvent accomplir tous ce qu’ils veulent. Il y a encore des bouts à l’université où je me demande quand je vais apprendre. Mais je sais que ca va passer. Bianca
  189. Patricia Martel 28 février 2019 à 14 h 28 min
    Bonjour à tous et toutes, Pour ajouter un élément de plus à vos réflexions, je vous invite à lire sur l'hypersensibilité. Un trait de personnalité présent chez environ 20% des gens. C'est Dr. Elaine Aron, une psychologue américaine, qui a démarré des recherches approfondies sur le sujet au début des années 1990. La référence que je vous donne est en anglais, car tirée directement du site de la chercheuse. https://hsperson.com/books/the-highly-sensitive-child/ En gros, l'hypersensibilité (bien que je n'aime pas la traduction, car le préfixe HYPER est souvent perçu comme péjoratif), c'est d'avoir une perception accrue du monde qui nous entoure. Tant au niveau des cinq sens que sur le plan émotif. Par exemple, un enfant à la sensibilité accrue, ne tolère pas bien les grands changements et n'aime pas les surprises. Il veut immédiatement changer ses vêtements s'ils sont sales ou mouillés. Il devient inconfortable ou perturbé dans des endroits bruyants et semble complètement vidé après avoir été exposé à un environnement hyper stimulant (comme une fête d'enfants ou une visite au musée). Il remarque le moindre petit bruit anormal dans la maison. Il pose des questions plus avancées que les autres enfants de son âge. Il est rapidement affecté par les humeurs des autres, car il analyse en profondeur les gens et les situations. Il a tendance à être plus anxieux, car il ne sait pas toujours comment gérer toutes ces émotions qui surgissent en lui. J'ai découvert récemment qu'il existait ce trait et je pense qu'il peut être intéressant de le considérer comme alternative à tous ces diagnostics de trouble de l'attention. En lisant sur vos enfants Josée, je n'ai pu faire autrement que d'associer certains aspects à l'hypersensibilité. De mon point de vue, il s'agit d'un super pouvoir. Couplé à celui de la douance, vous avez quatre super-héros en devenir. Quand on sait qui ils sont, il est alors plus facile de les aider à exploiter toute leur unicité. Merci pour votre texte.