Maman est en dépression

Maman est en dépression
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
4 avril 2018
Le printemps dernier, on m’a diagnostiqué une dépression. J’ai souvent voulu aborder le sujet sur le blogue. Mais je ne m’en sentais pas la force.

Le printemps dernier, on m’a diagnostiqué une dépression. Je n’en menais pas large! Les mois ont passé, j’ai pris soin de moi avec l’aide de mon amoureux et de ma famille immédiate. Même les enfants ont participé. Je ne suis pas encore guérie, mais je vais mieux.

J’ai souvent voulu aborder le sujet sur le blogue. Car je sais qu’il peut toucher bien des parents. Mais, je ne m’en sentais pas la force. Je n’avais pas l’énergie nécessaire pour recevoir vos confidences. Je n’avais pas le recul nécessaire pour en parler correctement.

Ce matin, je suis prête.

La dépression s’est invitée lentement dans mon quotidien. J’étais de plus en plus impatiente. J’angoissais à la moindre décision que je devais prendre. J’oubliais des rendez-vous, je perdais des objets. Je commençais à vouloir m’isoler. Un matin, en préparation pour l’école et la garderie, j’ai piqué une colère monstre à mes enfants parce qu’ils lambinaient. Ça a été mon déclic : voir la peur et l’incompréhension dans leurs yeux.

Après avoir reconduit tout le monde, je suis rentrée à la maison et j’ai pleuré. Je ne voulais pas être cette mère qui monte toujours le ton. Je ne me reconnaissais plus.

J’en ai parlé à mon conjoint. Lui pensait que j’étais simplement fatiguée. Les nuits sont rarement tranquilles avec 4 merveilleux enfants. Mais moi, je savais. Je savais qu’il y avait plus que la fatigue, que la charge mentale ou que le stress d’être à la tête d’une famille nombreuse.

Puisque la dépression est une maladie mentale, les enfants ont eu de la difficulté à saisir ce qui se passait. Pas de plâtre, pas de nez qui coule, par de boutons! Ma grande fille, à force de me voir prendre des médicaments, s’est même inquiétée : « Maman, est-ce qu’on peut mourir d’une dépression? Pourquoi tu guéris pas? »

Mon état a affecté notre quotidien. Maman fait maintenant des siestes avec les plus jeunes. Papa cuisine beaucoup plus souvent. Maman a recommencé la pratique d’un hobby-juste-pour-elle. L’adaptation n’a pas toujours été facile pour mes enfants.

Elle ne l’est toujours pas pour moi.

Et vous? Vous préoccupez-vous de votre santé mentale, de celle de votre partenaire ou de vos amis? Vous arrive-t-il, sans souffrir de dépression, de vous sentir dépassé par le rythme de votre vie? Que faites-vous pour prendre soin de votre santé mentale?

 

Photo : GettyImages/Nastia11

Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Je suis la maman de 3 petites filles et d’un bébé garçon. Je souhaite échanger avec vous sur une foule de sujets reliés à la vie de famille.
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Commentaires (117)

  1. Sara 4 avril 2018 à 11 h 56 min
    Bonjour Josée Tout d'abord, prend soin de toi et je t'envoie pleins d'ondes positives et d'amour. Ce n'est pas facile de parler de santé mentale car c'est un sujet tabou. J'ai été diagnostiquée cet été d'un trouble d'anxiété généralisée avec attaques de panique. L'élément déclencheur a été ma fausse couche où j'ai perdu le contrôle. Eh oui la perfectionniste en moi n'avait pas le contrôle sur cet événement et j'ai perdu pied. Je n'étais plus capable de m'occuper de personne même pas de moi-même. Je paniquais pour tout et c'est difficile à comprendre pour deux petits cocos qui avaient 3 ans et 1 an et demi de voir leur Maman ainsi. J'ai pris mon courage et j'ai été chercher de l'aide. J'ai suivi une thérapie et j'ai débuté la médication qui s'est avéré bénéfique pour moi. Après trois mois et demi de congé, j'ai été capable de reprendre le boulot lentement ( je travaille dans un département de maternité donc je paniquais à l'idée de voir une femme enceinte) et je peux dire maintenant que je vais bien. J'ai dû apprendre à lâcher prise (ce n'est pas toujours facile) et surtout de penser à moi, car avec les cocos, le conjoint, la famille je pensais à tous ceux j'aime sauf à moi. Donc je prend au moins 1 fois par semaine du temps pour moi ça me fait le plus grand bien. C'est sûr qu'il y a eu des jugements de certaines personnes à mon travail mais il a fallu que je passe par dessus ça et que je me reconstruise. Et comme je me dit une journée à la fois xxx
  2. Josée Bournival 4 avril 2018 à 16 h 41 min
    Bonjour Sara. Merci pour votre énergie. Elle est bienvenue! ;-) Je compatis à votre douleur concernant la fausse-couche. J'en ai fait une en 2012. Est-ce que ce deuil s'estompe? Est-ce que l'envie d'agrandir la famille est toujours présente? J'espère que vous allez bien. Bisous. Josée XX
  3. Sara 4 avril 2018 à 18 h 07 min
    Oui le deuil s'estompe! J'ai lu le livre fausse couche vrai deuil et cela m'a aidé. Et oui le désir d'avoir un 3e enfant est toujours présent et on a commencé les essais depuis décembre mais on ne se met pas de pression. Si ça arrive ça va arriver il faut faire confiance à la vie. Sinon j'ai deux petits hommes débordants d'énergie. Et oui je vais bien. Il y a des journées parfois difficiles côté anxiété mais j'applique des techniques de respiration et ça m'aide. Je trouve ton témoignage très touchant et je vois que nous ne sommes pas seules à vivre des périodes plus difficiles
  4. Josée Bournival 6 avril 2018 à 06 h 39 min
    C'est l'objectif du blogue: le partage. ;-) Josée XX
  5. Valêrie 4 avril 2018 à 12 h 02 min
    J'ai fait une dépression après la naissance de mon premier enfant.... j'ai offert à mon conjoint de lui jeter une poële en fonte au visage en plein party du jour de l'an et je ne m'en souviens même pas.... je me souviens juste d'être assise dans mon garde-robe, au travers des chaussures avec mon fils dans les bras... d'épuisé ce temps, je ne suis jamais redevenu celle que j'étais avant. J'ai eu un deuxième enfant et mon retour au travail arrive... 2 semaines et j'engoise... je ne voudrais pas retomber, on verra bien...
  6. Josée Bournival 4 avril 2018 à 16 h 44 min
    Bonjour Valêrie. Je pense qu'on garde toujours une certaine fragilité suite à une dépression. Du moins, on reste vigilant, plus à l'écoute des signes avant-coureurs du malaise. Qu'est-ce qui vous angoisse avec le retour au travail? Manquer de temps? Manquer d'énergie? Devoir satisfaire votre employeur? Parfois en mettant le doigt sur le bobo, la montagne qu'on anticipe diminue un peu... Bonne chance! Josée XX
  7. Marie 4 avril 2018 à 12 h 15 min
    Votre billet me rejoint beaucoup. Je suis passée par les mêmes étapes que vous suite à plusieurs changements dans ma vie. Ce qui m'a permis de me raccrocher et qui me fait encore un immense bien aujourd'hui : le yoga et la méditation. Je ne parle pas du pseudo-yoga dans plusieurs salles de gym, mais le vrai yoga ancien, une discipline autant du corps que de l'esprit qui nous réapprend à vivre dans le moment présent.
  8. Josée Bournival 4 avril 2018 à 16 h 46 min
    Allo Marie. Je saisis bien votre nuance. Pour ma part, c'est le retour aux arts manuels qui me fait du bien. J'ai recommencé à coudre. Avoir les doigts occupés et se concentrer à la tâche m'oblige justement à être dans le présent. Peu importe l'activité, arrêter d'angoisser sur le futur fait un bien immense. Merci pour votre partage. Josée XX
  9. Mademoiselle C 4 avril 2018 à 12 h 34 min
    Bonjour Josée, Je me reconnais dans tes paroles. Mon 2ème enfant est né il y a quelques mois et je me sens continuellement surchargé. Tout mérite, m’impatiente. Comme toi j’ai vu la terreur dans les yeux de ma plus grande lorsque je me suis fâchée pour un rien. Le manque de sommeil n’aide pas. Dans un moment d’angoisse et d’anxiété, j’ai failli quitter mon noyeau familial croyant être une mauvaise mère et qu’ils méritaient mieux. Une journée à la fois, une respiration à la fois.
  10. Josée Bournival 4 avril 2018 à 16 h 48 min
    Chère Mademoiselle C, être une bonne mère ne veut pas dire être une mère parfaite. Si on demandait à vos enfants qui est la meilleure maman du monde, quelle serait leur réponse? Vous! Évidemment. Vous êtes parfaite pour eux. Ne l'oubliez jamais. Josée XX
  11. Marie c 12 avril 2018 à 10 h 23 min
    Je vois que je suis fragile aussi. Je lis ce commentaire et les larmes me montent aux yeux. Assise dans une salle datte te chez le vétérinaire et je me mord les lèvres pour ne pas craquer. Moi aussi. Petit bébé de 5 mois ne fait pas ces nuits et la petite de 3 ans dans 2 semaines... Mon conjoint à craqué il y a 6 semaines (depression et medicaments, suivi chez le medecin, psy, repos). Comment savoir si moi aussi je vais craqué, comment l'éviter. Ou est ce seulement(un grand mot) le manque de sommeil dut à une grossesse difficile (9 mois d'horribles maux de coeur, fatigue intense, stress, épuisement physique et moral). Mon médecin m'a proposée des anti depresseur, mais sans vraiment poser de question, comme si elle me proposait des tylenol. J'ai eu peur de trop de facilité, j'ai refusé. Mais la question reste; Comment savoir entre l'épuisement qui s'estompera quand les nuits du dernier auront de l'allure ou vrai déséquilibre des neurotransmetteur demandant de la médication?
  12. Josée Bournival 18 avril 2018 à 14 h 55 min
    Bonjour Marie. Difficile de faire la part des choses, surtout fatiguée ou dépressive. Si vous hésitez à prendre de la médication, peu importe la raison, respectez-vous. Rien ne vous interdit de voir un autre professionnel de la santé, de consulter un psychologue et de simplement vous reposer le plus possible (demander de l'aide pour les repas, oublier le ménage, s'en tenir à l'essentiel). Si c'est une dépression, vous vous sentirez de plus en plus submergée et de moins en moins fonctionnelle. Il faut parfois toucher le fond du baril pour rebondir... Bonne chance à vous! Josée XX
  13. Isabelle 4 avril 2018 à 12 h 48 min
    Comme toi j ai 3 filles et 1 garcon, le temps a passer mais je n oublierai jamais ce matin de janvier 2008 ou ma vie a basculer, je n etais plus capable de prendre soin d eux , des autres et de moi! Je cherchais une recette, une phrase, un activite , un remede a l herboriste pour que sa passe plus vite, pour pouvoir reprendre mes activites a la meme cadence! Mais cette depression etais pour moi l avertissement que je ne pouvais pas continuer a la meme cadence!10 ans on passer et je peu te confier que le temps est un alliee tres precieux, prendre le temps s arreter un peu chaque jour a ete un cadeau pour moi et ma famille qui sont maintenant rendu presque tous adulte! Mes enfants n a garde aucun souvenir souffrant, ils ont acces a une mere plus sensible a eux et a elle!! Bonne suite a toi!!!
  14. Josée Bournival 4 avril 2018 à 16 h 49 min
    Merci beaucoup, Isabelle. Ça me touche. Josée XX
  15. jess 4 avril 2018 à 12 h 59 min
    oh my... c'est tout à fait ça... le bout où vous mentionnez : 《j'ai piqué une de ces crises de colère à mes enfants parce qu'ils lambinaient》.. (la peur dans leurs yeux)... a été mon déclic aussi! Je me suis regardé dans le mirroir et je me suis dit : la ça va pas bien ma grande!... Ça a commencé pour moi à la naissance de mon 2e. dépression post-partum totale... j'ai été du genre à "nier"... même si mon conjoint le voyait très clairement que je n'allais pas bien. Finalement mon fils a commencé à faire ses nuits, le sommeil revenu la situation était moins "pire"... retour au boulot après le congé de maternité, debut de la maternelle pour ma fille, diagnostique de TDAH + opposition + agressivité + impulsivité (oui, coccinnelle toute équipée 🤣) et j'ai tellement replongée, tête première... ça a fait POW! j'ai dû me l'avouer, j'ai fini par accepter, ça me permet de remonter, tranquillement, afin de redevenir la femme et la maman que j'étais! Ce n'est pas facile, pour ma part je me sentais dont coupable.. je me disais : coudonc... des femmes ont 3 et 4 enfants et ça se passe bien.. et toi tu n'es meme pas capable d'en gérer 2!!!! mère poche!!!! aujourdhui je suis sur le bon chemin et je vous comprend tellement! Tout va trop vite.. Il faut s'arrêter des fois, si non notre corps le fait à notre place! -xx-
  16. Josée Bournival 4 avril 2018 à 16 h 52 min
    Bonjour Jess. Il ne faut pas oublier que la dépression s'installe rarement pour une seule raison. Elle découle souvent d'un ensemble de facteurs. Dans votre cas, je suis certaine qu'il n'y avait pas que les enfants. Moi, j'essaye même d'en rire et de faire passer ça sur mon passage dans la quarantaine. ;-) Josée XX
  17. jess 4 avril 2018 à 17 h 25 min
    ça c'est certain! je crois que dans mon cas, il s'agit d'un éboulement d'évènement!!! bébé #2 très difficile, déménagement, diagnostique de tdah de ma plus vieille etc! on veut toute être des supers mamans ... mais c'est souvent difficile de concilier tout!!! et on s'oublie, trop souvent!!!!
  18. Josée Bournival 6 avril 2018 à 06 h 41 min
    C'est un combat constant pour moi. Ma priorité, ce sont les enfants. Disons que j'essaye de penser à moi tout de suite après eux. ;-) Josée XX
  19. Myriam 12 avril 2018 à 08 h 36 min
    Ah ! Ce commentaire, je me le suis tellement ressassé moi aussi... "Voyons, pourquoi je n'y arrive pas comme toutes les autres mamans, en plus je n'en ai que deux ! Je n'étais peut-être pas faite pour être maman, je n'aurais peut-être pas dû..." Pour ma part j'ai sombré 3 mois post-partum de mon premier enfant, qui était un babi, pleurait constamment sans que je puisse y trouver une cause (aujourd'hui un jeune garçon très très actif, impulsif, oppositionnel...), j'étais de plus en plus anxieuse et le sentiment de culpabilité a fait son apparition. Je ne dormais plus alors je suis allée consulter en urgence, car du jour au lendemain, j'étais rendue incapable de trouver l'énergie de faire quoi que ce soit. Je me trouvais donc poche d'en être rendue à devoir prendre une médication pour arriver à me gérer. J'ai même dû aller passer 2 nuits à l'extérieur pour tenter de récupérer. Mais 2 semaines plus tard, je bénissais la personne qui a inventé les antidépresseurs, qui m'ont aidée à redevenir moi-même. Évidemment, depuis, la culpabilité est demeurée omniprésente (toujours peur de ne pas en faire assez, en donner assez à mes enfants, de temps, d'apprentissages, d'énergie, de présence, etc.) et l'anxiété et l'insomnie reviennent lors de grandes adaptations (naissance de ma 2e, changement de travail...). Mais à ma 2e, je n'ai pas attendu 3 mois avant de me soigner, je ne voulais pas revivre ça. Je me dis qu'un jour, j'aurai le temps de consulter et d'investiguer tout ça, mais pour l'instant, j'ai le sentiment que de m'ajouter un rendez-vous par semaine ne ferait qu'augmenter ma charge mentale et ma culpabilité de ne pas passer assez de temps avec mes enfants. Mais je cherche à y remédier en cherchant activement un poste chômé l'été ou à temps partiel.. Je pense que notre mode de vie actuel est un terreau fertile aux maladies mentales; ce n'est vraiment pas surprenant que tant de gens tombent au combat du stress, de la surcharge, du mal de vivre, de la comparaison aux autres...
  20. Josée Bournival 18 avril 2018 à 14 h 58 min
    Effectivement Myriam. Le problème réside souvent dans nos choix de vie, dans nos mauvaises habitudes. En prendre conscience est déjà un pas dans la bonne direction. Josée XX.
  21. Annie 4 avril 2018 à 13 h 07 min
    Bonjour, Ton article me viens me chercher, je suis en arrêt de nouveau apres avoir réessayé de travailler, j’été en arrêt 4 mois et demi. J’etais pas pret a recommencer. Le stresse de mon travail m’a rattrapé après 2 mois. Je me sens a la case départ à nouveau. C’est pas facile. Le yoga aide beaucoup mais j’ai des changements professionnels à apporter dans ma vie. Je le sais. Merci de ton partage
  22. Josée Bournival 4 avril 2018 à 16 h 53 min
    Ma chère Annie, je vous souhaite le courage de faire ces changements que vous savez essentiels. Prenez bien soin de vous. Josée XX
  23. Julie Charbonneau 4 avril 2018 à 13 h 10 min
    Salut Josée, Si tu savais le nombre de maman dans ta situation, c’est incroyable. J’en vois énormément dans mon bureau d’ostéopathe... et elle se sente tous aussi seule que toi, mais c’est rendu courant. Si tu savais le nombre de maman en arrêt de travail en dépression ou bien sur la médication... tu serais surprise! J’ai aussi vécu une situation familiale très difficile, et je ne suis pas encore tout à fait remise sur pied... Combiner travail/famille c’est une immense job, et à peu près chaque maman craque un jour ou l’autre, on a qu’à en parler un peu, et les gens s’ouvrent. Bravo de briser le silence et de permettre à d’autres mamans d’en parler elles aussi! Plus on va en parler et moins on se sentira seul, car on est tous dans le même bateau, et vulnérable ou épuisée un jour ou l’autre.
  24. Josée Bournival 4 avril 2018 à 16 h 55 min
    Allo Julie. Je suis contente de te lire. Le pire, c'est que je suis très consciente de cette réalité. C'est probablement la raison première pour laquelle j'ai décidé de raconter mon histoire. J'ai, moi aussi, constaté en m'ouvrant aux mères autour de moi, que la situation est fréquente. Tant mieux si le blogue est le coup de pouce nécessaire pour qu'une femme aille demander de l'aide et ne reste pas seule avec sa souffrance. Au plaisir de se revoir bientôt. ;-) Josée XX
  25. caroline 4 avril 2018 à 13 h 42 min
    Bonjour Josée, Merci de partagé ce moment de votre vie. Ouvrir les yeux et faire le constat n' est pas toujours évident. Je me suis longtemps posé cette question à savoir si je n'allais pas bien. Par mon manque de patience, ma facilité à faire devenir quelque chose d'anodin en catastrophe, de me sentir débordée etc. Mais ce n'était pas tout les jour comme ça et j'ai discuter avec mon Médecin, selon elle, je n'étais pas en dépression. Bon, sur le coup, on se dit, je gère mal quelque chose mais quoi. Les discutions avec mon conjoint, son point de vue extérieur, me r'assurait et m'orientait vers un lâcher prise forcer sur la vie en générale. Je ne peux être la tour de contrôle en tout temps pour la famille en entier. Faire d'avantage confiance à mes enfants ( autonomie) Faire participer d'avantage les autres membres de la famille pour certaines tâches domestique .... Parler, demander, s'ouvrir etc bref je ne peut pas dire si j'ai fait une dépression mais le fameux lâcher prise et de mettre en évidence les situations qui engendraient du stress négatif pour moi et les autres et faire un choix de les éviter. Remettre en place l'organisation en l'écrivant pour visualiser. Mettre les priorités en avant plan et accepter que le reste peut attendre. Planifier les choses pour ne pas arriver à un moment et d'avoir le sentiment qu'il faut tout faire, là ,maintenant . Le plus beau cadeau que je me suis fait est de ne plus vouloir être la tour de contrôle sur tout. Accepter le changement, peut être très bénéfique. Bref, nous sommes tous confronter à des situations de la sorte, à différent moments de notre vie et d'être bien accompagner,faire confiance,de mettre de l'eau dans notre vin et accepter qu'on doit peut-être faire une introspection, s'avère positif . C'est beaucoup de travail sur nous même mais apporte quelque chose de très gratifiant. Dépression ou pas :) Vous souhaitant une '' Ben'' belle journée ;)
  26. Josée Bournival 4 avril 2018 à 16 h 58 min
    Bonjour Caroline. Ma "ben" belle journée est ensoleillée grâce aux commentaires qui s'accumulent sur le blogue. C'est toujours gratifiant de constater que des liens se créent, que des idées se partagent et que tout ça, peut-être, pourra aider quelqu'un, quelque part... Merci pour vos belles idées. Josée XX
  27. Stéphanie Delisle 4 avril 2018 à 13 h 43 min
    J’ai fait une grosse dépression post-partum en novembre 2016 et elle se poursuit encore. J’ai dû être hospitalisée pendant deux mois et une semaine, car j’étais tellement fatiguée et anxieuse que j’en avais des idées noires. Une chance que j’avais mon conjoint qui s’occupait de moi et mes parents qui s’occupaient de mon bébé de trois mois. Je faisais des crises de panique tellement j’étais anxieuse et j’en perdais conscience. Maintenant je vais mieux, mais je suis toujours en ajustement de médication. Je n’ai pas encore recommencé à travailler. Je me suis achetée une maison pour être plus près de chez mes parents afin de me sentir moins angoissée. Il faut prendre le temps pour nous. J’ai commencé à faire du crochet pour me changer les idées et ça fonctionne! Le temps arrange les choses.
  28. Josée Bournival 4 avril 2018 à 17 h 00 min
    Bonjour Stéphanie. Au moins, on sent clairement que vous vous êtes mise en action. Vous avez posé des gestes concrets pour améliorer votre santé. Bravo! Pour ma part, c'est la couture qui me fait du bien. Travailler de ses mains et créer... une belle thérapie! Josée XX
  29. Manon Quesnel 4 avril 2018 à 14 h 13 min
    Mère et grand-mère , et nouvellement retraitée d'une longue carrière d'infirmière en psychiatrie j'aime entendre les femmes qui doivent s'arrêter pour se soigner car elles sont responsables et méritent qu'on les aide. Prendre du temps , offrir de l'écoute sans jugement , permettre le repos et de la distance, une médication qui permet un certain confort, plus de compassion et d'empathie enfin!!! La reconnaissance du caractère transitoire de la dépression. Courage.
  30. Josée Bournival 4 avril 2018 à 17 h 01 min
    Merci beaucoup, Manon. ;-) Josée XX
  31. Michèle 4 avril 2018 à 14 h 21 min
    Bonjour Josée, Bravo pour ton courage d avoir ecrit ce billet. Je travaille en santé mentale, je comprend cette realité. Comment tu t en doutais au moment d écrire, tu es loin d être la seule dans cette galère. Ta tete, ton humeur, ton moral, appel cela comme tu veux, t envoie ton message. Depuis trop longtemps on le mets de cote et il finit par prendre le controle et se faire entendre, bien malgre nous. Comment toutes les autres, j en suis moi aussi, et en plus, je vis toujours dans le deni. Bien que ton mot m ait fait pleurer, il m a fait un grand bien. Merci de t etre ouverte a nous.
  32. Josée Bournival 4 avril 2018 à 17 h 02 min
    Votre commentaire me touche beaucoup, Michèle. Cordonnier mal chausse, comme on dit. ;-) Prenez soin de vous aussi. Josée XX
  33. Mélissa 4 avril 2018 à 14 h 39 min
    J'ai fait une dépression post-partum en 2012, j'ai voulu mourrir, m'effacer, me soustraire à ma vie de famille. Je n'étais plus moi. Je ne savais plus comment m'occuper de ma fille de 3 ans et de mon bébé garçon, je les donnais toujours à mon conjoint. Je passais des journées entières couché à pleurer. J'ai passé ma journée de fête a pleurer dans mon lit parce que ma fille avait échapper son bol de céréales, j'ai lancé le plat au bout de mes bras. Je me détestais d'être comme ça. J'avais un rendez-vous de routine chez ma médecin et mon conjoint m'a demandé de lui parler de tout. Je suis revenue avec une prescription (que je ne voulais pas prendre). Mon conjoint ne m'a pas laissé le choix, il s'assurait que je prenais bien chaque dose. J'ai tout doucement émergé de ce trou noir. En 2015 j'ai cessé les antidépresseurs. J'ose sur le bout des lèvres dire que j'ai fait une dépression postpartum, c'est tellement 'tabou'. J'ai eu la chance d'avoir un conjoint merveilleux dans tout ça. Mes enfants sont rendu à 9 et 6 ans et c'est un moment de ma vie que je voudrais oublier, car il ne me représente tellement pas comme personne. Prend soin de toi pour la vie Josée xxx
  34. Josée Bournival 4 avril 2018 à 17 h 06 min
    Allo Mélissa. C'est étrange comme un même évènement peut être vécu différemment par deux personnes. Pour ma part, mon épisode de dépression fait partie intégrante de qui je suis. Ça ne veut pas dire que j'aime la "femme-dépressive" que je suis, mais j'accepte qu'elle soi une partie de moi et d'en prendre soin. Josée XX
  35. Mazi 4 avril 2018 à 15 h 02 min
    Bonjour José Je comprends très bien votre situation, moi aussi j'ai quatre enfants, des fois je me retrouve débordé, épuisé, seul face à une liste de corvées qui fini jamais. Je passe des journées à me planifier, comment m'aider à surmonter tout ça ? Rien ne mérite dans la vie de me mettre dans une mauvaise état ! J'essaie toujours de maîtrisé ma perception aux choses, je regarde la vie dans un angle possible, je simplifiée les soucis, je ri de moi quand je n'arrive pas à trouver une solution, si je chicane avec mon mari, je sors pour magasiner et m'offrir des cadeaux. Je fais des langues marches qui me soulage beaucoup et me fait renouveler une belle énergie en moi, je partage mes peines avec mes amies . Dans la vie ya des choses qu'on oublie, regardant nous ou visage souriant de nos enfants, une thérapie gratuite, je me sens épanouie quand je rends mes enfants heureux. je prie dieu de donner la grande force à toute les mamans .
  36. Josée Bournival 4 avril 2018 à 17 h 07 min
    Merci pour vos bons mots, Mazi. Je vous seconde concernant les marches en plein air. C'est excellent pour le moral et la santé. ;-) Josée XX
  37. Andrée-Anne 4 avril 2018 à 15 h 19 min
    Bonjour Josée, Ton billet me rejoint en TOTALITÉ. Après la naissance de ma 2e fille, il y a bientôt 5 mois, je tente de me remettre d'une dépression post partum. Mon défi est d'inclure 2 soirs d'activité par semaine POUR MOI. Je débute d'ailleurs la semaine prochaine (natation). Je recommence à voir mes amis à l'occasion. J'essaie de dormir quand je peux. Pas facile avec toute cette charge mentale... J'essaie de déléguer de plus en plus aussi. La médication et psychothérapie m'aident aussi. Et le grand air... Je te souhaite bonne chance, et garde en tête que c'est temporaire. xxx
  38. Josée Bournival 4 avril 2018 à 17 h 08 min
    Je vais essayer de mettre votre conseil en application, Andrée-Anne. Merci d'avoir pris le temps d'écrire. Josée XX
  39. Naître et grandir 4 avril 2018 à 16 h 06 min
    Merci beaucoup pour vos encouragements et vos témoignages tous très touchants!
    Nous vous invitons à lire ou à partager cet article qui permet de comprendre la dépression: La dépression post-partum
  40. Danièle Maheu 4 avril 2018 à 16 h 38 min
    Courage. Je m’en suis sortie avec l’immense aide de mon conjoint. Je souffrais d’anxiété et je pleurais presque tout le temps et je paniquais et ne dormais pas. Avec mon conjoint je suis allée voir mon médecin m’a prescrit une médication appropriée pour moi et depuis décembre, je fais de la luminothérapie depuis décembre et j’y vois un immense bien. Je dors maintenant beaucoup mieux et mon sourire, mon rire et d’etre bien physiquement et mentalement me sont revenus. Je vous conseille la luminothérapie. Bonne chance.
  41. Josée Bournival 4 avril 2018 à 17 h 11 min
    Bonjour Danièle. Merci pour la suggestion. Je ne m'y connais pas beaucoup en luminothérapie. Je vais donc me renseigner. ;-) Quant au rire, ça m'a aussi frappée. Lorsque j'écoutais une émission à la télé avec mon conjoint et qu'on a ris en même temps d'un commentaire. Il me semble que ça faisait des siècles que je n'avais pas eu le rire aussi facile... même chose pour les petites folies des enfants. Elles recommencent à m'amuser plutôt que de m'énerver. ;-) Josée XX
  42. Nathalie 4 avril 2018 à 17 h 14 min
    Bonjour Josée! Ton texte me rejoint beaucoup. Je suis aussi maman de trois beaux enfants (10-8 et 6) et avec le travail à temps plein ça occupe déjà assez. Nous avons entrepris en 2014 le projet d’acheter un terrain pour se faire construire. Nous avons fait par nous même nos plans, gardé qques travaux dans la maison et entrepris l’auto construction d’un garage observatoire et ça ne fini plus!!!! Je me sens souvent dépassé et épuisé et ça me rend folle à l’idée de voir tout ce temps passer et sans trop pouvoir en profiter. Je me dit qu’il y a toujours une lumière au bout du tunel et que je vais enfin la voir un jour. Il faut surtout prendre du temps pour soi et m’entraîner 3 midi par semaine est pour moi très bénéfique! Très bon texte en passant!
  43. Josée Bournival 6 avril 2018 à 06 h 42 min
    Allo Nathalie. L'activité physique est une très bonne idée. Le problème, c'est de faire le premier pas. Car la dépression vous vole toute votre énergie. Pas facile... Josée XX
  44. PigJoy 7 avril 2018 à 11 h 42 min
    Tellement vrai Josée! Je n'aurais pas mieux dit.
  45. Catherine 4 avril 2018 à 19 h 28 min
    Bonjour.... Votre texte me touche vraiment....je me reconnais beaucoup et j'avoue que ça me fait peur...j'hésite à consulter...je me sens complètement à bout...pourtant, je regarde des histoires de d'autres femmes qui vivent des choses bien plus intenses que moi et je ne peux m'empêcher de me dire "ah taie toi la et arrête de te plaindre!" Je ne sais plus quoi faire...
  46. jess 4 avril 2018 à 20 h 31 min
    j'ai tellement eu tendance à me dire ça aussi.. du genre hey y'a des femmes qui ont 3 enfants +.. arrete de de plaindre... mais vous savez... l'esprit de chacune est différente! accepter et avouer que je n'étais pas bien a été un gros soulagement pour ma part! chaque situation de vie est différente et chacune les vivons du mieux que nous le pouvons! ☺
  47. Josée Bournival 6 avril 2018 à 06 h 46 min
    Ma chère Catherine, pourquoi hésitez-vous à consulter? Avez-vous peur que votre médecin vous diagnostique une dépression ou, au contraire, qu'il banalise votre état? Est-ce la médication qui vous fait peur? La dépression n'est pas une faiblesse de caractère: c'est une maladie. C'est ce que je me répète à l'occasion. ;-) Bon courage et donnez-moi de vos nouvelles. Josée XX
  48. caroline 4 avril 2018 à 19 h 54 min
    premièrement je vous envoie plein d'onde positive a Vous et prenez soin de vous! J'ai déjà fait une dépression plus jeune et j'ai trouvé sa très difficile de m'en remettre. Je vous aie lue et lue plusieurs des commentaires et plus jy pensse plus je crois que ceetains signes reviennent et je suis terrifiée a y pensser... Faut être forte dans la vie mais oufff pas toujours facille.
  49. Josée Bournival 6 avril 2018 à 06 h 50 min
    Bonjour Caroline. La dépression, c'est clair qu'on n'a pas envie d'y revenir. Comme on n'a pas envie d'attraper la gastro de nouveau dans le temps des fêtes. ;-) Surtout que la dépression est souvent longue à disparaitre... combien de temps dans votre cas? Que vous sentez-vous la force de faire présentement pour améliorer votre état? Josée XX
  50. Karine 4 avril 2018 à 20 h 55 min
    Bonjour Josée, Je me reconnais énormément dans votre billet. En décembre, j'ai eu à vivre une séparation non attendu en plus d'un burnout parentale et au travail. Cela.faisait des mois que je ne me reconnaissais plus. J'ai décidé de prendre du temps pour me guérir car en plus je souffre d'un trouble anxieux généralisé. Je ne suis plus la même depuis et ne veut pas revenir en arrière. Il a fallu ces épreuves pour que je commence à penser à moi. J'ai aussi compris que ma fille avait besoin d'une maman en santé et heureuse. Je m'entraîne maintenant 2-3 fois par semaine et aie recommencer plusieurs passe temps. Bonne chance dans votre poursuite de la guérison.
  51. Josée Bournival 6 avril 2018 à 06 h 51 min
    À vous aussi Ma chère Karine. Désolée de lire pour votre séparation et votre burn-out. Je vous souhaite le meilleur. Josée XX
  52. Mélanie 4 avril 2018 à 21 h 05 min
    Au nombre de fois où j'ai crié. Parfois à faire peur aux enfants aussi. Je pensais que c'était la fatigue. Pas une dépression 🤔 Comment faire la différence?
  53. Josée Bournival 6 avril 2018 à 06 h 53 min
    Bonjour Mélanie. Je ne suis pas une experte, mieux vaudrait en parler à votre médecin. Mais je vous dirai ceci: la dépression, contrairement à la fatigue, est envahissante et hypothèque votre capacité à faire face à vos journées. Elle ne disparaît pas après une bonne nuit de sommeil et se manifeste par plusieurs symptômes, pas uniquement de la fatigue. J'espère que ça répond un peu à votre question. Désolée de ne pouvoir vous en dire davantage. Josée XX
  54. Julie 4 avril 2018 à 22 h 09 min
    Aujourd'hui, pratiquement tout le monde a au moins un épisode dépressif dans sa vie. Maladie du siècle, principalement causée, par notre mode vie, les pressions sociales et le fait qu'on perd notre nature profonde de vue. Maman d'un grand pou de 18 ans et à deux mois d'accoucher d'une tite puce. Diagnotiquée depuis la jeune vingtaine, je le suis depuis l'âge de 10 ans! Dans mon cas, c'est plus le symptôme d'une autre affection mentale que notre merveilleux système de santé ne m'a pas permis d'identifier. Je vis sans médication. Bref, pour aller mieux: on a tous notre recette... Revisiter son passer, pardonner aux autres, mais encore plus sois-même... Art, couture, méditation, etc.. À découvrir, peut-être : retrouver qui on est en pratiquant les "8 therapeutic lifestyles chages" selon nos intérêts, talents et passions. (Désolée pour l'anglais, j'arrive pas à trouver en français) À noter, le temps seul à gérer son stress et vivre sa spiritualité est inclus! Et plus on apprend jeune à s'accorder du temps à s'approvoiser, moins on risque de se perdre en grandissant. Donc à enseigner à nos enfants. Pour le burn-out des super-mamans... On délègue!!! Chacun sa part des responsabilités, des tâches, préparation des repas en famille (dès 2 ans les enfants peuvent aider) et décisoins pour le groupe, ben, prises en groupe! (incluant les enfants, ils sont une resource de simplicité spontanée qui nous rapelle que la vie peut... Devrait... Être simple!) Bref, la dépression c'est le message urgent de notre besoin d'être plus naturelement humains, nous même; de se simplifier la vie pour avoir le temps d'y voir la joie. On fait tous et toutes du mieux qu'on peut avec les connaissances qu'on a. Quand rien ne va plus, c'est qu'on ne respecte plus ses valeurs ou qu'on ne prend plus le temps de les réevaluer et de respirer. Bisous et bonne chance à tous. 😽🌤
  55. Josée Bournival 6 avril 2018 à 06 h 56 min
    Bonjour Julie. Merci pour les suggestions, même anglophones. ;-) Je vais regarder le tout avec intérêt. Vous avez sûrement contribué, avec votre message, à outiller plusieurs parents. Pour ça: merci! Josée XX
  56. Julie 6 avril 2018 à 08 h 37 min
    Merci de trouver le temps et la force de dire quelque chose de positif à toutes, doit pas être facile. 😘 Bravo aussi de briser le silence et de faire tomber le tabou. Il est important, pour s'en sortir, de se déculpabiliser en remettant les choses en perspective. Bien qu'on ait tous notre histoire personnelle de souffrance, on est trop nombreux à avoir le même mal, pour que la cause soit purement individuelle. Je vous aime! 💗 (Tous et toutes)
  57. Julie 6 avril 2018 à 13 h 12 min
    Pour ce qui est des outils... J'écrirais bien un livre, mais il y en a déjà tellement; semble que le monde ne lit plus, le nombre de dépression continue d'augmenter!!! Tiens, un projet tv pour toi, Josée, si ça t'intéresse, une série, film, dicumentaire, ce que tu voudras, sur comment remonter la pente, retrouver sa voie. ;)
  58. Josée Bournival 8 avril 2018 à 09 h 46 min
    Je prends note de l'idée, Julie. Pour quand j'aurai l'énergie... ;-) Josée XX
  59. Osos 4 avril 2018 à 22 h 36 min
    J'ai déjà fait un épuisement professionnel dans le passer qui m'a remise en question sur ma profession et changer de domaine. Suite à celui-ci on m'a diagnostiqué de l'anxiété généralisée et prise de médication. J'ai eu une première enfant retour au travail plus tôt tout à bien été. Aujourd'hui j'ai eu mon deuxième, mais çela est plus difficile car j'ai perdu ma garderie donc les deux à temps plein. Ma plus vieille de 3 ans, bien qu'elle adore son frère réagit fortement à sa presence(régression propreté, recherche attention +++). J'ai parfois un petit répit une ou deux journée ou ma grande sé fait garder, mais plus jeune à temps plein. Je dort peut car j'allaite et il est en poussé de croissance et à mal à ses gencives il peut se lever 5fois par nuit et je doit me lever le matin pour ma plus vieille donc ne peut dormir ouf une chance que j'ai l'exercice pour me changer les esprits sinon je virerais folle😔 Pas facile d'avoir du temps pour soi et quand on dort peu l'anxiété est très présente, c'est une roue qui tourne. J'ai peur parfois encore de tomber en épuisement😰
  60. Josée Bournival 6 avril 2018 à 07 h 41 min
    Je vous comprend, Osos. Le tourbillon familial est grand avec de jeunes enfants. Il est souvent difficile de souffler un peu. Vous n'êtes pas seule! Il faut essayer de prendre de petites pauses (se faire un thé qu'on aime, faire jouer une chanson qui nous met de bonne humeur, etc) et d'apprécier les petits bonheurs qui passent. Il y en a énormément quand on s'y arrête. C'est ce que je vous souhaite aujourd'hui: un tout petit bonheur accessible. Josée XX
  61. Crystal 5 avril 2018 à 00 h 48 min
    Maman de 3 petites filles aussi et bébé garcon en route. J'ai fais une dépression après la naissance de ma 2eme cocotte. J'ai étiré ça durant presque 2ans avant de consulté, croyant que c'étais seulement la fatigue qui me rendais a bout de tout. Quand j'ai compris que je n'y arriverais pas seule, j'ai consulté. Mon anxiété, mon tdah, la charge mentale et la pression que je me mettais a être une maman "parfaite" on fini par m'épuiser complètement mentalement. La grande fatigue venant avec la maternité, a tant qu'a elle été le coup de grâce. 1an et demi d'anti dépresseur et de traitement pour "gelé" l'anxiété n'ont rien donné. Par contre ma 3eme grossesses, la joie d'attendre un autre petit trésor, on suffit a me redonner le courage de me reveler. Dans mon cas, je n'ai reçu aucune aide de mes proches. Moi toujours souriante ne pouvait donc pas aller si mal... mes proches ont totalement banaliser ce que je vivais, ressentais. Aujourd huis enceinte pour la 4eme fois, attendant mon 1er garcon, il m'arrive encore de me sentir a bout mais j'essais de ne pas trop y penser et juste apprécié la belle petite famille que j'ai crée en acceptant de plus en plus que non, je ne suis pas et ne serai jamais la maman parfaite que je voulais tant être. Mais j'aime mes enfants plus que tout au monde et je fais de mon mieux pour les rendres heureux. Voir leurs petits yeux briller, c'est ca qui me rends heureuse et m'aide a avancer.
  62. Josée Bournival 6 avril 2018 à 07 h 43 min
    Bonjour Crystal. On dirait bien que vous avez trouvé LA recette qui fonctionne pour vous. Bravo! Je vous souhaite une belle fin de grossesse et un beau garçon en santé. Josée XX
  63. Marilyne 5 avril 2018 à 01 h 57 min
    Bonjour Josée! Je tiens à te féliciter pour ton authenticité, on ose pas trop en parler de la dépression et surtout publiquement sur internet comme ça, je peux dire que je t'admire secrètement, et je suis certaine que tu serais le genre de personne que j'aimerais côtoyer dans ma vie personnelle! J'admire les gens vrais, qui osent dire les vraies affaires, dans le but d'aider d'autres à se sentir moins seuls. La société serait tellement gagnante si seulement les gens pouvaient lâcher leur orgueil un peu! Pour ma part, je peux comprendre comment tu t'es sentie, j'ai jamais fait de dépression qui dure plus que la dizaine de jours suivant mon ovulation, mais lorsque je suis en SPM, je sens que je perds le contrôle. Je peux être presque bon deux semaines dans le mois à me sentir sur le bord de craquer...Je ne sais pas si c'est vraiment dépressif mais je me reconnais dans les symptômes dépressifs quand je suis dans cette période. Donc, je me dis que je suis fragile et que je dois faire attention pour ne pas tomber en vraie de vraie dépression un jour ou l'autre!
  64. Josée Bournival 8 avril 2018 à 09 h 48 min
    Bonjour Marilyn. Merci pour les bons mots. Il y a effectivement un aspect génétique à plusieurs types de dépression, une "fragilité personnelle" disons. ;-) Apprendre à se connaître et connaître son histoire familiale peut toujours s'avérer utile. Josée XX
  65. Nath 5 avril 2018 à 05 h 52 min
    Je me reconnais tellement dans votre témoignage que les larmes me remontent aux yeux. J'ai eu des jumeaux avec un mari qui ne crois pas vraiment à la dépression... C'est en plus moi qui s'occupe de presque tout chez-moi... je vous laisse imaginer. Ma vie est une lutte perpétuelle de bien-être mais ça va mieux car mes enfants ont maintenant 7 ans.
  66. Josée Bournival 8 avril 2018 à 09 h 50 min
    Ma chère Nathalie. Je vous envoie le peu d'énergie qu'il me reste. Je reconnais ma chance, vous savez. J'ai un entourage en or et un conjoint très compréhensif. J'espère que vous aviez au moins une autre personne dans votre entourage immédiat pour vous comprendre pendant toutes ces années? Josée XX
  67. Mel 5 avril 2018 à 12 h 31 min
    Bonjour Josée, Je te souhaite de poursuivre ta guérison et de prendre soin de toi. J'ai eu "la chance" (si l'on peut le dire ainsi) de vivre un trouble de l'adaptation il y a quelques années et qui m'a forcé à arrêter le travail pour 2 semaines mais surtout à remettre en question ce qui ne fonctionnait pas dans ma vie (professionnelle et personnelle). Je dis chance, parce que ce signe m'a permis d'éviter de me rendre jusqu'à la dépression. J'ai depuis changé d'employeur mais cela ne m'a pas empêcher de vivre de l'anxiété et de faire une grosse crise de panique quelques années plus tard. C'est pourquoi j'ai décidé de consulter une psychologue pour m'aider à mieux vivre avec mon anxiété. Cette démarche m'a permis de devenir plus consciente de mes limites et de me connaître mieux. Cela m'a également permis de me sentir (enfin) prête pour devenir maman. Mon petit homme a maintenant 12 mois et je suis très heureuse de ma vie de famille. Mais pour m'assurer de rester dans la bonne voie, je continue de voir ma psychologue régulièrement.
  68. Josée Bournival 8 avril 2018 à 09 h 52 min
    Bonjour Mel. L'accompagnement, qu'il soit professionnel ou fait par l'entourage, est essentiel, je pense. Je ne sais pas comment on peut traverser ces épreuves sans aide. Josée XX
  69. Imene 5 avril 2018 à 15 h 24 min
    Bonjour tout le monde Moi aussi j'ai souffert d'une dépression juste après mon accouchement j'ai détesté plusieurs personnes de mon entourage et les gens ne m'ont pas laissé tranquille avec des jugements.... bref maintenant je me sens bien et je profite avec mon beau bébé
  70. Josée Bournival 8 avril 2018 à 09 h 54 min
    Bonjour Imene. Quel âge a bébé à présent? Est-ce que ça a été long pour vous cet état dépressif? Josée XX
  71. Imene 8 avril 2018 à 15 h 49 min
    Maria a maintenant 10 mois ça à pris un mois , mais je t'assure que je me suis repris juste pour ma fille à chaque fois que je la vois je me dis que je dois être forte juste pour elle et dieu merci jusqu'a maintenant tout va bien :)
  72. Ginette Leroux 5 avril 2018 à 19 h 14 min
    Bravo pour ton courage ! Le vivre est une chose, se livrer en est une autre. Je te souhaite du temps... et plein de petits bonheurs avec les tiens qui grandiront dans l ouverture d esprit et la tolérance face à ces maldies que trop peu de gens osent encore aborder .
  73. Josée Bournival 8 avril 2018 à 09 h 55 min
    Merci Ginette. Votre message me touche beaucoup et m'insuffle un peu de bien-être. Bon dimanche à vous et au plaisir de vous relire. Josée XX
  74. Marilou Gagnon 5 avril 2018 à 19 h 46 min
    En 2016, j'ai eu le diagnostic de dépression.... outch! Comment j'ai pu en arriver là?! Les milles et uns questionnements, la peur du regard des autres...mes enfants.... mon conjoint...... et tout le tralala....la seule chose dont je ne me souciais, le travail. Pas plus grave selon moi, j'étais blasée! Exténuée! J'aurais tant voulu un bandage sur la tête pour éviter ces regards.... ces jugements. Il y a eu la thérapie, une merveilleuse travailleuse-sociale, suivi d'une psychiatre, tout aussi extraordinaire! Les médocs, les ajustements, les incompréhensions, le mauvais mélange chimique.... pour avoir un autre diagnostique : Bipo type 2! WAW! Rien de moins.... on recommence.... médocs, ajustements, etc. La dépression partait de là! Tout venait de là! À 32 ans j'ai compris...ce que j'étais et SURTOUT, POURQUOI j'étais comme ça... Quel soulagement pour moi. Je me suis donc relevée du mieux que j'ai pu avec tout le soutient que j'ai eu. J'ai fait une réorientation de carrière et, hier j'ai terminé mon cours et je rentre sur le marché du travail lundi!!!! Le 24 juin 2016, j'ai tombée, ma vie a changée, j'ai changée, j'ai évoluée.... je suis MOI et je m'aime.
  75. Josée Bournival 8 avril 2018 à 09 h 57 min
    Marilou... quel fabuleux témoignage!!! Merci de nous faire voir qu'on s'en sort grandi. Que ce passage difficile peut aussi apporter son lot de bonnes choses si on sait en tirer profit. Josée XX
  76. Philomène 5 avril 2018 à 20 h 30 min
    Bonjour, J'ai, moi aussi, souffert de dépression majeure... tout a été ébranlé dans ma vie. Je n'avais plus la force de rien et je devais m'occuper de mes deux enfants en bas âge. D'un côté, ça exigeait de moi une force qui me paraissait surhumaine, mais d'un autre côté, mes enfants ont été littéralement ma raison de vivre. Je leur ai expliqué que maman était malade et que c'est pour ça qu'elle pleurait et dormait tout le temps. Au plus creux de la vague, ils étaient tout le temps collés sur moi, même la nuit. Je me suis lentement sortie de ma dépression et j'ai vu que notre lien entre mes enfants, mon conjoint et moi avait été renforcé par l'épisode dépressif. Et mes enfants avaient maturés, ils avaient acquis une sensibilité à la souffrance et un bel altruisme. Ça été toute une aventure familiale, mais tout compte fait, on en est tous sorti plus complices. Bonne chance à toi...❤️
  77. Josée Bournival 8 avril 2018 à 09 h 58 min
    Merci Philomène. Je pense aussi qu'il n'y a aucune honte à avouer nos faiblesses à nos enfants. Je vais d'ailleurs écrire un billet sur le sujet, je crois. ;-) Josée XX
  78. Marion 9 avril 2018 à 02 h 08 min
    Bonjour Josée, bravo pour votre courage et pour votre force. En tant qu'enfant de parent dépressif : ça a été très important que mes parents m'en parlent. Ça a évité beaucoup d'angoisses et de culpabilité :) Courage courage, il y a des passages dans la vie où on a besoin d'aide, puis ça repart en mieux sur le bon chemin.
  79. Josée Bournival 18 avril 2018 à 14 h 59 min
    Merci beaucoup, Marion. XXXX
  80. Diane 5 avril 2018 à 22 h 13 min
    J'ai vécu une dépression moi aussi en 2009 et 2010, c'est à dire que ça m'a pris un an avant de trouver. Je retournais à l'urgence 5 fois en un mois, on me disait que mon coeur était correct, c'est toujours à ça que les médecins pensaient quand j'arrivais à l'urgence. J'en ai souffert très fort, Et un jour pour partir au travail, j'en ai été incapable. J'étouffais, je ne pouvais aller travailler. Je travaillais dans un hôpital, à faire l'admission de gens comme moi (des dépressions, des essais de suicide qui étaient très près de la mort), et d'autres cas bien sûr. J'encourageais les familles qui le vivaient. Je savais par où ils ou elles passaient. Moi j'ai gardé beaucoup pour moi, ma fille était en grossesse à risque, je l'encourageais et je lui parlais peu de ce que je ressentais. Enfin c'est cette fois où je n'ai plus été capable de souffler, j'étouffais (toutes les peines, les misères, les souffrances que j'ai vécu).. J'ai consulté une thérapeute ce qui m'a fait un bien fou mais mes antidépresseurs m'ont ramenés à une réalité plus belle. Je sais aujourd'hui que ça prend peu de choses pour qu'on s'écroule. Je suis bien maintenant, j'ai même voyagé seule, sans angoisse pour aller en Tunisie. Je trouvais que c'était miraculeux. Inutile de refuser ces médicaments qui nous sauvent la vie. Tout ce que je peux te dire, je pense que tu le sais déjà. Les médicaments et le temps font le travail. Et n'aies pas peur de le dire quand ça te dépasse. Trop vouloir, penser qu'on peut toujours tout faire et qu'on est forte, ça fait un temps. OUI ON EST FORTE. On a été tellement forte qu'un jour notre corps nous dit qu'on devrait penser à nous. J'ai vécu l'AVC de ma mère, plus tard sa mort en 2007, la mort de ma belle-mère en 2008 (l'oeil avec un accident des ophtalmologistes qui ne croyaient pas à ma grande douleur), la mort de ma chienne de 12 ans que j'ai dû faire euthanasier, j'ai un fils qui a des problèmes avec l'alcool et les drogues dites douces (je n'en crois rien), des actions de son père qui viennent me jeter la confiance à terre. Enfin j'en passe, je vis tout plein de situations très difficiles. Je suis optimiste de nature mais quand le corps n'en peut plus, il nous le fait savoir autrement. En tous les cas, ne te juges pas . Tu as fait et tu feras toujours de ton mieux. Une maman c'est d'habitude comme ça. Mais penses un peu à toi de temps en temps et fais-toi des plaisirs qui ne sont qu'à toi. Oui le partage du conjoint c'est bien mais le plus important c'est qu'il croit en cette dépression et qu'il essaie de comprendre comment t'aider. Juste de le savoir pour faire les tâches que tu n'es pas capable de faire, c'est déjà un soulagement. Laisses le temps passer c'est le meilleur remède mais surtout essaies de changer ce qui te demande une énormité dans ton pouvoir. Reconnais ce qui t'épuise et laisses à celui qui est capable. Mais je veux surtout te dire que tu peux croire que ça ira mieux. Durant ce temps de dépression, on a bien l'impression que de crever serait la solution mais quand ces moments seront passés, tu retrouveras ta joie de vivre. Et partages avec tes enfants, même les jeunes en leur expliquant du mieux que tu peux selon leurs âges, le circuit dans la tête qui ne passe plus. Et que leur amour à tous t'aidera à guérir. Que tu as toujours besoin de leurs jolis sourires, de leurs bisous, de leurs câlins, de leur affection. Les miens étaient des jeunes adultes, c'était plus difficile. Pas besoin d'expliquer mais ils ne cherchaient pas à m'aider plus qu'il ne faut. Même ma fille qui vivait sa grossesse difficilement, n'a pas compris que je n'avais pas le choix, que je n'étais pas capable de faire autrement. J'en ai souffert énormément, elle était très occupée aussi avant son arrêt prématuré. Alors donnes-toi le droit d'être malade. Acceptes cette situation qui t'emmènera vers ailleurs, un mieux-être et une belle joie de vivre. Tu retrouveras ton sourire. Et n'hésites pas à raconter à ton conjoint, tu ne te sentiras pas aussi seule. Bon courage. Je comprend tellement ce passage obligé. Tout ce que je peux te souhaiter c'est d'être encore plus forte qu'avant en acceptant TES faiblesses. Et regardes en avant, droit devant toi, le soleil est encore radieux. Gros câlins ma belle. Tu vas réussir je te promet.
  81. Josée Bournival 8 avril 2018 à 10 h 02 min
    Merci, chère Diane, pour cette méga-dose de positivisme et d'énergie. Ça me fait le plus grand bien. Je vous trouve bien généreuse de m'écrire "avec vos tripes". Josée XX
  82. Eve 6 avril 2018 à 07 h 29 min
    Allô! J'ai vécu exactement la même chose deux ans après la naissance de mon dernier. J'ai vite compris que ça n'allait pas. Tout comme toi le déclic c'est fait après une crise au près des enfants! J'ai pris congé, des anti-depresseurs, mais maintenant ça va bien. Ça pris une bonne année me remettre sur pied. C'était un épisode difficile et je demeure fragile. Mais ma famille m'ont vraiment aidé. C'est tellement souffrant, on se sent tellement comme une merde...mais je te promet que ça passe si on fait ce qu'il faut. Bon courage! Xxx
  83. Josée Bournival 8 avril 2018 à 10 h 05 min
    Bonjour Ève. Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, je pensais sincèrement que quelques mois seraient suffisants pour me remettre sur pieds. Je me donnais jusqu'en janvier pour reprendre le travail plus activement. Et le plus difficile a été d'accepter que je n'étais pas prête, même après 6 mois à prendre soin de moi. Je pense que ça a été plus difficile à accepter que le verdict initial. Josée XX
  84. Catherine Leblanc 6 avril 2018 à 13 h 10 min
    Mon dieu qu'en te lisant j'ai eu l'impression de l'avoir écrit moi-même cet article. Je suis tout comme toi maman de trois filles et un bébé garçon en plus hihi. Pour ma part les symptômes dépressifs ont débuté cet été (disons qu'avec l'été pluvieux que nous avons eu, c'était pas pour aider au moral!) j'en suis au stade de me dire qu'il me faudrait aussi du temps juste pour moi, une activité serait sans doute super mais on dirait que rien ne n'allume en fait... J'ai tendance à m'isoler aussi alors je dois me fouetter pour sortir et voir du monde... en tout cas, je suis pas sortie de tout ça encore mais te lire m'a fait sentir moins seule. Merci et prends bien soin de toi.
  85. Josée Bournival 8 avril 2018 à 10 h 08 min
    Ma chère Catherine. Je suis de tout coeur avec vous. Je ne sais pas si je peux aider, mais pour trouver une activité à faire, pensez à ce que vous aimiez faire avant d'avoir des enfants... avant d'être "trop adulte". Et si c'est simplement de se coucher sur le divan pour écouter de vieux classiques du cinéma ou de ressortir vos succès musicaux préférés pour les écouter en boucle... c'est un départ vers quelque chose qui vous fera du bien. Bonne chance. Josée XX
  86. Sophie 6 avril 2018 à 14 h 25 min
    Je n'ai jamais souffert de dépression mais comme je ne crois pas qu'il faut avoir eu le bras arraché pour comprendre que ça puisse faire mal, ça ne m'empêche pas d'éprouver de l'empathie pour tous ceux et celles aux prises avec des enjeux de santé mentale. Je vous souhaite la meilleure des chances dans votre processus de guérison. Le meilleur est à venir. Merci d'utiliser la tribune qui vous offerte pour en parler et ainsi contribuer à faire tomber les tabous. Bonne journée!
  87. Josée Bournival 8 avril 2018 à 10 h 09 min
    Merci pour ce message Sophie. Il représente beaucoup pour tous ceux et celles qui, comme moi, traversent cette épreuve. C'est la preuve que les gens ont l'esprit ouvert et qu'on n'a pas à se cacher quand on vit des difficultés. Merci! Merci! Merci! Josée XX
  88. Katherine 6 avril 2018 à 14 h 34 min
    Bonjour Josée! Je me souviens si bien du reportage sur les banques d’allaitement et l’allaitement ou le manque de lait maternel pour un bébé prématuré. Je t’ai trouvé si bonne, si courageuse!! À l’époque, j’allaitais mon troisième, mon gros garçons gourmand. Je voulais t’ecrire pour t’envoyer mon lait. J’en avais tellement... ce gros bébé était un b.a.b.i. Je l’ai allaité jusqu’à 15 mois aux 2 heures... ouf, avec du recule, je ne sais pas comment j’ai fait. Il en avait besoin, de ce réconfort, de sa maman, juste de sa maman.. j’avais même hâte de retourner travailler... malheureusement, le retour ne fut pas ce que j’espérais. tout le monde connait le milieu scolaire et son besoin de changements, d’amélioration pour les enfants ainsi que pour le personnel... bref, diagnostic tombé, arrêt de travail, crises d'angoisse, insomnies, culpabilité, maudite culpabilité, fatigue extrême, manque énorme de patience et j’en passe... encore là je ne me croyais pas.. moi en dépression, Bin voyons, je dois me faire des accroires.. mais au moment où enfin je me l’admets et je me rencontre que c’est là depuis un long moment, et bien c’est mon entourage qui ne comprends pas.. c'est Quoi son problème à la dépression?? J’ai tout ce que j’ai toujours voulu!! Un chum qui m’aime, qui ferait n’importe quoi pour moi! Trois enfants adorables, intelligents et en pleine santé. Une belle grande maison, un beau grand terrain. Un travaille qui était ma passion! Mais non, j’ai envie, en secret, de prendre l’auto sur l’autoroute et de me laisser partir... je ne ferais jamais ça voyons, je ne peux pas leurs faire ça, mais si ils savaient combien j’ai mal à l’âme... mon grand (mon gros bébé) aura 5 ans à la fin de l’été, je commence à bien aller! Je commence à me retrouver!! Enfin!! J’ai pris des antidépresseurs, j’ai embarqué dans des projets, des formations, je me suis même partie en business... pour essayer te m’en sortir... jusqu’au moment où j’ai compris; ou j’ai compris que je devais l'écouter cette petite voix en moi.. cette petite fille qui avait besoin de moi!! Des rencontres avec une psychologue merveilleuse, du sommeil sans compter et sans culpabilité, une alimentation saine et un peu pas mal d’exercice physique, vraiment moins de vin! Voici mon remède à moi. Chacun sa façon. Aujourd’hui c’est Une excellente journée, demain je verrai. Et j’aurai le droit!! Merci pour ces mots, pour ce sujet. C’est pour moi une première de m’exprimer ainsi et ça fait du bien!
  89. Josée Bournival 8 avril 2018 à 10 h 13 min
    Bonjour Katherine. Merci pour ce partage. Merci pour les beaux souvenirs entourant "Seins à louer". Un peu à l'image de ce que vous écrivez, j'apprends à vivre au jour le jour. Au départ, j'avais l'impression que je remontais la pente et que ça irait toujours mieux. J'ai bien vu que certaines journées sont plus difficiles que d'autres, qu'on a l'impression de régresser. Ces jours-là, j'essaye d'accepter. Je n'y arrive pas encore... mais ça viendra. ;-) Josée XX
  90. Isabella 6 avril 2018 à 15 h 38 min
    Prompt rétablissement Josée! Ça m est arrivée il y a 15 ans et j’ai du changer ma façon de vivre pour toujours mais .. pour le mieux je pense! J’ai du accepté que j avais une fragilité à ce niveau et ça a pris presque 10 ans de thérapie et de médicaments pris on & off pour le comprendre. Aujourd’hui encore je dois me rappeler de prendre soin de moi, je travaille moins, je laisse passer les promotions, je n’ai qu’un enfant (merveilleux!!!), je fais beaucoup de sport, etc. J’essaye de ne plus viser la perfection mais c’est encore un défi car on veut être bonne partout. Apprendre à s'accepter Telle qu’on est et accepter des limites surtout quand on est indisciplinée et impulsive comme moi! Bonne chance!
  91. Josée Bournival 8 avril 2018 à 10 h 15 min
    Merci Isabella. Votre témoignage ajoute un peu de force à mon combat... c'est précieux. Au plaisir de vous relire bientôt. Josée XX
  92. Marion 9 avril 2018 à 02 h 08 min
    Bonjour Josée, bravo pour votre courage et pour votre force. En tant qu'enfant de parent dépressif : ça a été très important que mes parents m'en parlent. Ça a évité beaucoup d'angoisses et de culpabilité :) Courage courage, il y a des passages dans la vie où on a besoin d'aide, puis ça repart en mieux sur le bon chemin.
  93. Josée Bournival 18 avril 2018 à 15 h 01 min
    Je vous répond en double, je crois... mais MERCI. Votre gentillesse s'ajoute à toute celle reçue et m'aide à continuer. ;-) Josée XX
  94. Catherine 9 avril 2018 à 11 h 15 min
    Merci Josée pour ce billet. J'ai lu le commentaire d'une autre Catherine qui vous disait hésiter à consulter, considérer que d'autres vivent tellement pire qu'elle; je me trouve dans la même situation. Pour qui n'a jamais vécu de dépression et qui n'a pas de symptômes "graves", ce n'est pas évident de savoir si on se trouve en situation réelle de dépression ou non. Je ne sais pas reconnaître si mes réactions depuis 1 an 1/2 (colères injustifiées face à ma fille, démotivation et quasi-inaction face à la recherche de contrats, etc.) sont simplement dues à ma personnalité, à ma situation professionnelle et conjugale, ou s'il y a plus. Est-ce que différents facteurs extérieurs sont venus à bout de moi, affectant ma santé mentale, ou est-ce que mes défauts antérieurs sont simplement exacerbés? Vous demandiez à l'autre Catherine si elle craignait que son médecin sous-estime ses problèmes; connaissant mon médecin, je sais qu'il ne me diagnostiquerait pas dépressive! Mais je crois que, justement, je me conforterais dans son jugement, puisque, oui, l'idée de devoir prendre des anti-dépresseurs me fait horreur, ayant des amies qui en ont fait l'expérience -- et l'expérience semblait tout sauf heureuse! J'envisage consulter plutôt un psychologue puisque je veux absolument opérer des changements importants dans mon attitude et ma façon d'agir (notamment face à ma fille)... mais, encore là, une certaine répugnance face à la thérapie (et un budget limité!) font en sorte que je repousse le moment depuis des mois! Et, malgré toute ma bonne volonté et mes efforts pour "changer", je me retrouve plus souvent qu'autrement en train de regretter ce que j'ai ou n'ai pas fait.
  95. Naître et grandir 10 avril 2018 à 12 h 17 min
    Bonjour Catherine,
    En parler à quelqu'un peut faire une grande différence. C'est un premier pas de le faire ici.
    Saviez-vous que vous pouvez obtenir du soutien professionnel gratuit, confidentiel et accessible jour et nuit? Contactez la LigneParents au 1-800-361-5085. Pour une assistance immédiate, vous pouvez aussi appeler Info-Santé (8-1-1).
    Nous sommes de tout coeur avec vous!
  96. Josée Bournival 18 avril 2018 à 15 h 04 min
    Bonjour Catherine. Pas facile d'y voir clair, en effet. Si vous avez quelqu'un de confiance dans votre entourage, vous pourriez peut-être commencer par vous ouvrir à elle? Écoute gratuite et point de vue extérieur objectif. ;-) Sinon, je vous recommande UNE visite chez le psychologue. Parfois une ou vraiment quelques rencontres sont suffisantes pour prendre connaissances de ce qui ne va pas et réfléchir aux actions possibles pour régler le problème. Bonne chance. Josée XX
  97. Stephanie 11 avril 2018 à 11 h 18 min
    Bonjour Josée, Merci. Merci d'avoir écrit cet article. Merci de m'avoir ouvert les yeux. Merci d'avoir mis en mots ve que je ressens depuis quelques mois en dedans de moi. Novembre 2017: j'accouche de mon 3e enfant. En fait, depuis juin 2013 je suis soit enceinte ou soit j'allaite. Aucun répis et je retourne travailler à temps plein entre chaque grossesse. Nous en voulions 3. Objectif atteint. Je les adore tous, mais je suis fatiguée. Vraiment fatiguée! J'en parle à mon médecin qui me dit que c'est normal d'être épuisée avec 3 jeunes enfants. Il me dit de dormir... J'en parle à mon entourage et eux aussi me disent que c'est normal. Seul mon conjoint me vois mal aller. J'essaie par moi-même de me convaincre que tout va bien. Dernièrement je me fait demander : "pourquoi maman toujours fâchée?" Ouf. Mon coeur est en mille miettes. Maman est fâchée, parce que... En fait elle ne le sait pas! Elle est juste vraiment fatiguée. Et puis, le 10 avril 2018 je lis ce billet. Je comprends enfin ce qui se passe. Je vais au clsc demander de l'aide. On m'écoute sans me juger et on me donne de l'aide... Tout ça en moins de 24h. L'espoir peut maintenant se lire dans mes yeux.
  98. Josée Bournival 18 avril 2018 à 15 h 06 min
    Oh, Stéphanie... J'ai les larmes aux yeux à lire votre témoignage. Merci de ce beau cadeau. En écrivant mon texte, je me disais que s'il changeait la vie d'un seul parent, j'aurais eu raison de le publier. Vous venez de confirmer ma victoire. MERCI!!! Josée XX
  99. Mélissa 11 avril 2018 à 21 h 24 min
    J'ai passé aussi un moment difficile après la naissance de mon fils. Je vivais déjà une certaine insécurité professionnelle car j'avais perdu mon poste pendant ma grossesse et 'ai eu des soucis de santé suite à l'accouchement, puis le manque de sommeil, les difficultés liées à l'allaitement, les projets ambitieux de mon conjoint, la charge mentale, les rénovations, le budget, puis le nouveau travail, bref, tout ça a finit par me mettre à bout de nerfs. Je me rendais compte que j'étais pratiquement toujours en colère, j'avais tellement de ressentiment et de culpabilité en même temps de me sentir aussi médiocre comme mère et comme conjointe, j'aurais vraiment souhaité m'éclipser dans un monastère tibétain pour me retrouver seule avec moi-même et échapper à cette réalité que je n'arrivais plus à gérer ni à apprécier. Ni mon coinjoint, ni mes proches ne réalisaient vraiment ce que je ressentais, c'est tellement tabou de dire que ça ne va pas quand on a aucune raison "valable" aux yeux des autres pour mal aller...et pourtant...je pleurais pour un rien, d'exaspération. N'en pouvant plus et ne trouvant aucun support dans mon couple, j'allais me séparer de mon conjoint temporairement pour prendre du recul et c'est une maman que je ne connaissais même pas qui, en m'offrant l'hospitalité, m'a aussi conseillée d'aller consulter au CLSC. Ultimement, mon médecin m'a mise en arrêt de travail, disant que ce n'était pas une dépression, mais j'ai obtenu tout de suite un suivi en CLSC avec une travailleuse sociale et cela m'a permis de voir la lumière au bout du tunnel et tenir un bout de plus. Juste le fait d'être écoutée sans jugement, de chercher à comprendre ensemble des solutions au quotidien pour tous les petits irritants auxquels on n'arrive plus à faire face, libérer son agenda pour se retrouver seule aussi, faire des choses qu'on aime pourtant et qu'on ne trouvait plus le temps de faire en raison de nos trop nombreuses "obligations". Dans mon cas, il a fallut réorganiser le quotidien, reparler des "ententes tacites entre conjoint dont on n'a jamais vraiment discuté" pour changer le statut quo, ouvrir une discussion plus large aussi sur mes propres aspirations, mes difficultés/limites aussi, m'inclure davantage dans les projets "familiaux", remettre mes envies et priorités personnelles sur la map au sens d'apprendre à connaître et mettre davantage mes limites dans ma vie personnelle pour au final, mieux me respecter et m'écouter. Avoir une vie qui me ressemble davantage. Ça va beaucoup mieux 1 1/2 an plus tard, je n'ai pas eu de médication, mais j'ai demandé à mon conjoint d'accepter un suivi en thérapie de couple. On s'est aussi aménagé plus de temps en tête-à-tête et cela nous a aussi fait le plus grand bien. Notre couple était sur le bord de s'effondrer et nous remontons la pente doucement, ensemble depuis. Je compatis avec votre situation. C'est dur de se sentir "fragilisée" ou vulnérable dans ses relations avec les autres, particulièrement avec nos proches, mais si on regarde le côté positif de tout ça, je crois sincèrement que cela peut être une excellente occasion pour recentrer ses objectifs autour de ce qui nous motive profondément et qui fait du sens pour nous-même et cette réflexion une fois menée à terme ne peut être que salutaire pour la suite! Dans mon cas, j'envisage une réorientation de carrière. La vie est courte et la pression que l'on se met est immense! Il ne faut pas hésiter à se pencher sur les causes de nos insatisfactions dans la vie pour mener une vie heureuse, en accord avec nos valeurs profondes! Je vous souhaite donc une réflexion riche et une transformation empreinte de bienveillance envers vous-même chère amie! xxx
  100. Josée Bournival 18 avril 2018 à 15 h 09 min
    Merci beaucoup Mélissa. J'espère que votre courage déteindra sur moi. ;-) Josée XX
  101. Amélie 13 avril 2018 à 09 h 55 min
    Bonjour, il y a un peu plus de 2 ans je croyais être en dépression et c'est finalement en février 2017 que j'ai décidé d'aller voir un psychologue. À force de lui parler lors des rencontres, je me suis rendue compte que je m'étais oubliée dans mon couple et dans mon rôle de maman et que j'étouffais. On était aussi dans l'énorme processus à 20 000 étapes de découvrir si mon fils était autiste et il y avait une sorte de non acceptation de mon côté. Bref, je n'étais pas encore en dépression mais vraiment limite. La raison pour laquelle je vous envoie ce message aujourd'hui c'est pour vous dire que parfois si on va chercher de l'aide plus tôt (même si notre conjoint nous dit que ça va passer avec le temps et qu'on est juste fatiguée) on peut parfois éviter de sombrer trop profond. Je ne suis pas parfaite et je dois souvent me parler pour ne par retomber dans mes vieux pattern. J'ai débuté des cours de danse hip hop (intérêt que je n'ai jamais osé essayer avant mes 30 ans) et ça me fait tellement de bien. Il n'y a pas de honte à aller chercher de l'aide psychologique. Ce n'est pas le fun de jouer dans nos bobos mais c'est parfois la seule manière de pouvoir guérir ou de simplement recadrer les choses qui ne fonctionnent plus pour nous. Bon courage Josée et merci pour ton partage.
  102. Josée Bournival 18 avril 2018 à 15 h 11 min
    Merci à vous, Amélie, de contribuer au succès du blogue en partageant aussi votre vécu avec nous. C'est très apprécié. Josée XX
  103. Josie 15 avril 2018 à 17 h 12 min
    Bonjour Josée, je commence par te souhaiter un prompt rétablissement et te dire à quel point je trouve ça courageux d'écrire ouvertement à propos de ta dépression. Personne n'est à l'abris de cela et c'est quelque chose qui a été présent dans ma famille pour plusieurs personnes. Je suis sûre que ton témoignage en aidera plusieurs et contribuera à ce que les gens soient moins gênés d'en parler. Je suis moi-même en train d'essayer de me convaincre d'aller consulter. Je ne sais pas si c'est une dépression qui m'afflige, mais je sais qu'il y a quelque chose et quand je suis allée demandé de l'aide je me suis trouvée tellement stupide après que je n'ai pas réussi à continuer le processus et je n'ai jamais rappelée la travailleuse sociale qui m'a contacté. Je suis la mère d'une petite fille merveilleuse de 2 ans et demi et moi non plus je n'ai pas envie de devenir cette personne impatiente, anxieuse et déconnectée qui commence à prendre trop de place dans ma personnalité. Lorsqu'on ne semble pas avoir raisons de se sentir mal, c'est juste difficile d'aller faire face à quelqu'un qui veut chercher d'où ça vient, j'ai l'impression de peut-être être juste pas assez combative ou lâche. Si j'avais eu un gros élément déclencheur, exemple, la mort d'un proche ou une perte d'emploi, il me semble que ça aurait été plus facile de comprendre, mais là, je ne sais pas d'où ça vient, tout ce que je sais c'est que ça affecte ma vie de façon importante, Comment on fait pour expliquer l'inexplicable et faire face au possible jugement de la personne qui va essayer de trouver des raisons à ça alors que je n'en ai aucune?
  104. Josée Bournival 18 avril 2018 à 15 h 20 min
    Ma chère Josie. Quand j'attrape un rhume, je ne cherche pas toujours à savoir si je suis sortie trop peu vêtue, si je n'ai pas assez mangé de légumes, etc. J'accepte juste que mon corps est attaqué par les microbes et que je dois en prendre soin, lui offrir du repos pour guérir. J'ai la même approche avec ma santé mentale. Si j'arrive chez le médecin avec une grippe, on ne me demandera pas comment ça se fait que j'ai attrapé la grippe. On va observer mes symptômes pour confirmer que j'ai bien une grippe. Si vous ne vous sentez pas bien, à mon sens, c'est suffisant pour s'en ouvrir à un professionnel de la santé. Dans un premier temps, on va vous questionner sur vos symptômes, ce que vous ressentez et vivez pour confirmer ou infirmer le diagnostic de dépression. On ne va même pas essayer de comprendre d'où ça vient. Ça, ça vient après. Je comprends votre peur du jugement, mais je crois sincèrement que la grande majorité des travailleurs de la santé sont compatissants et dédiés au bien-être des patients. Ils ne sont pas là pour vous diminuer ou vous rendre mal à l'aise. Courage. Josée XX
  105. Marie 16 avril 2018 à 09 h 31 min
    Bonjour Josée, Merci de partager sur un sujet si personnel et si difficile. Plus nous en parlons, plus nous oserons chercher de l'aide quand ça ne va pas. Bon courage, prenez soin de vous. Marie
  106. Josée Bournival 18 avril 2018 à 15 h 20 min
    Merci, Marie. Josée XX
  107. Stephanie 18 avril 2018 à 01 h 55 min
    Ouffff que je viens de m’en voir dans votre texte!!!!! Ce n est pas évident de mettre en évidence notre besoin de se recentrer sur nous meme et de se remettre en question...avec cette vie qui avance à vive allure!!! Je suis maman monoparentale de 3 enfants depuis presque 9 ans.... une fille de 15 ans un garçon de 12 ans et ma ptite dernière 2 ans (j ai su à 31 semaines et 6/7 que j etais enceinte OUFFF le choc) Je ne regrette rien de toute cette aventure qui a demander du temps pour s adapté mais j ai passer à travers. En lisant ton témoignage ça me fait comprendre bien des choses. Je ne porte aucun jugement sur la maladie mentale mais on dit ah ça n arrive qu aux autres mais quand ça frappe a ta porte ca fait mal!!! Depuis quelques années j’ai eu des plus ou moins bonnes expériences de vie qui m ont permis d etre ce que je suis aujourd’hui.....mais le temps nous rattrape tout le temps et maintenant je dois prendre mes jambes à mon cou et aller consulter un professionnel qui sauras me diriger vers les bonnes ressources!!! J’aimerais tellement me dire que c st une passe difficile que Le Soleil reviendras mais je commence à perdre espoir ....si la vie serait un conte de fée ça serait 100x mieux
  108. Josée Bournival 18 avril 2018 à 15 h 22 min
    Allo Stéphanie. Bravo de vous mettre en action et d'aller chercher de l'aide. C'est un début de guérison... Bon courage!! Josée XX
  109. Stephanie 18 avril 2018 à 01 h 55 min
    Ouffff que je viens de m’en voir dans votre texte!!!!! Ce n est pas évident de mettre en évidence notre besoin de se recentrer sur nous meme et de se remettre en question...avec cette vie qui avance à vive allure!!! Je suis maman monoparentale de 3 enfants depuis presque 9 ans.... une fille de 15 ans un garçon de 12 ans et ma ptite dernière 2 ans (j ai su à 31 semaines et 6/7 que j etais enceinte OUFFF le choc) Je ne regrette rien de toute cette aventure qui a demander du temps pour s adapté mais j ai passer à travers. En lisant ton témoignage ça me fait comprendre bien des choses. Je ne porte aucun jugement sur la maladie mentale mais on dit ah ça n arrive qu aux autres mais quand ça frappe a ta porte ca fait mal!!! Depuis quelques années j’ai eu des plus ou moins bonnes expériences de vie qui m ont permis d etre ce que je suis aujourd’hui.....mais le temps nous rattrape tout le temps et maintenant je dois prendre mes jambes à mon cou et aller consulter un professionnel qui sauras me diriger vers les bonnes ressources!!! J’aimerais tellement me dire que c st une passe difficile que Le Soleil reviendras mais je commence à perdre espoir ....si la vie serait un conte de fée ça serait 100x mieux
  110. Marie 18 avril 2018 à 14 h 35 min
    Moi aussi je ne compte plus les fois où j'ai crié, complètement a bout... C'est vrai que c'est dur de faire la différence entre fatigue et dépression. Je commence tout juste à penser que je suis en dépression puisqu'une ou deux bonnes nuits de sommeil ne règle rien. Une journée seule avec moi-même ne règle rien non plus. Tout est une montagne avec 3 jeunes enfants, un travail a temps plein et un travail à temps partiel pour les compagnies de mon conjoint. Plus aucune libido, tout m'irrite, je pogne les nerfs pour des niaiseries a tout bout de champs. Je n'aime pas la personne que je suis présentement. Ca me gêne d'aller voir mon médecin de famille. Pourquoi ? Je l'ignore...Je me demande si elle peut percevoir quelque chose ou si je dois voir quelqu’un dautre en particulier ? Un psy ? Qui peut être apte à savoir si je suis en dépression ou pas ? Et les médicaments me font peur…
  111. Josée Bournival 18 avril 2018 à 15 h 27 min
    Allo Marie. J'imagine que le cheminement peut être différent pour chacun. Si vous êtes plus à l'aise de consulter en psychologie d'abord et d'essayer de vous en sortir de cette façon, pourquoi pas? Pour ma part, j'avais besoin d'antidépresseurs pour passer à travers mes journées. Je n'aurais même pas eu la force d'appeler pour un rendez-vous avec un psychologue. J'avais besoin de cette aide pour la suite des choses. Une chose est certaine: à quelque part dans le processus, il faut opérer des changements dans sa vie. Certains y arrivent seuls, d'autre avec l'équilibre offert par les antidépresseurs et certains doivent fouiller à fond leur mal-être avec un psychologue. À chacun sa route. Quelle sera la vôtre? Josée XX
  112. Valerie 22 avril 2018 à 21 h 48 min
    Bonjour Josee, je vous comprend énormément, je suis mère de 2 beaux enfants de 4 et 7 ans avec un conjoint qui a sa propre entreprise. Et je vous dirais que depuis juin passé, j,ai remarqué un changement physiquement et mentalement. Je sais que j,ai dû changer ma fille 2 fois de garderie, j’ai eu l,épisode de poux (2 fois) et après 3 mois de difficulté avec mon garçon j,ai su qu’il se faisait intimider à l,école et plus d,avoir du stress au bureau. De plus, je pensais bien que l,année 2018 serait mieux mais, j,ai eu le stress de savoir que mon garçon était pour changer d,école et je me suis faite tassée de mon poste au travail. J,ai été voir mon médecin il y a 2 mois et tout ce qu,il me dit est .... prenez du temps pour vous. Comment, peut-on prendre du temps pour nous quand nous sommes mère et femme au travail. J,essaie mais je trouve cela très difficile. Il me semble que je voudrais simplement rester à rien faire. J,essaie de continuer de m,entraîner car cela me fait du bien mais parfois cela est difficile. Je veux le bien pour mes enfants car je les adore mais il me semble que parfois j!aimerais avoir la paix. Cependant, cela est très difficile car je suis enfant unique et mes beaux-parents sont à 1 gros de route et mes parents en font déjà trop car je ne veux pas ambitionner sur eux. Merci en bonne soirée!
  113. annie 23 avril 2018 à 09 h 25 min
    Oh que oui que nous sommes légions à tomber au combat... Intervenante au secondaire et mère de 2 anges de 6 et 7 ans, mon conjoint m'a OBLIGÉ à consulté notre doc de famille il y a maintenant 11 mois et demi. J'en suis ressortie avec un diagnostique de dépression majeure, papiers pour consultation en psychologie et psychiatrie... Pour une femme terriblement orgueilleuse et perfectionniste, on s'entend que je suis tombée de haut! J'aide les autres dans la vie, je ne suis pas celle qui consulte!!! Bref, mon amoureux m'a sauvé car lui, il l'a vu que je n'allais plus du tout. Toujours envie de dormir (il était difficile d'attendre 19h30 le coucher des filles avant d'y aller moi-même), migraines, pas d'énergie, impatiences monstres, perte de poids importante, plus aucun intérêt en général sauf pour dormir, pertes de mémoire et concentration d'un poisson rouge, plus aucune émotion... Mes enfants ne m'inspiraient que de la colère et elles m'énervaient sans bon sens... Horrible pour une mère de réaliser qu'elle doit se faire violence pour passer du temps avec eux et qu'elle peine à les embrasser et les border le soir venu... Aujourd'hui, je prends toujours des anti-dépresseurs et Ritalin, je suis suivie en psychologie et j'ai participé à un suivi de groupe de 8 semaines de l'hôpital psychiatrique de jour. Pas facile d'accepter tout ces mots tabous! Je vais beaucoup mieux et surtout, les bouffées d'amour envers mes enfants et mon conjoint sont revenu. Un jour à la fois, nous ne sommes que des humaines... Tout ces suivis m'ont appris que la perfection n'existe pas et que si l'on se trompe ou qu'on oublie de mettre la fourchette dans le lunch, "so what?" !!! Prendre du temps pour soi à tout les jours fait parti d'une bonne hygiène de vie. Moi c'est le trico qui me vide l'esprit !!! Se permettre de tomber est un immense cadeau d'amour à s'offrir. Merci Josée d'oser parler d'un sujet si tabou !
  114. Melanie 25 avril 2018 à 07 h 41 min
    Ouf ce texte me va droit au coeur. Maman moi aussi de 4 enfants ..je me suis effondrée..charge mental..insomnie..je n'arrivais plus a enlignee 2 idées. Depression majeur a ma porte...jai dormi dormi..et redormi..jme suis isoler, mal menee..clsc, groupe de soutien, meditation..respiration.. Jai eu le soutien de mon mari. Il a sorti ses talents de cook, sa patience et surtout tout son amour. Mes enfants ont pas toujours tout compris mon fils de 9ans disait maman va-t-elle rester zombie..maman etre malade dans la tete on en meurt?mes ados me croyais invincible ils ont compris que maman est aussi humaine que les autres.Ca ete beaucoup plus difficile avec mon entourage qui je crois n'accepte pas ce qui m'arrive cela leur appartient..tse wonderwoman s'est de famille.. Je sors tranquillement mais surement de ma noirceur.. mom anxiete de performence a faussé la guérison tse elle a pensait que ca devait ce faire dans un delai respectable..mais qu'elle peut etre épuisante celle la. J'ai rechuté ..et c'est bien ainsi puisque cette fois je ne suis pas en compétition avec le temps..je m'accorde le droit de me dorloter et ca prendra le temps que ca prendra!!
  115. annie 25 avril 2018 à 08 h 28 min
    Ouais,la maladie qui affecte les supers mamans et qui les transforme en zombie... Ton fils a bien cerné la maladie! Le goût de manger des cerveaux en moins ! Cette maladie vient en partie de nous, faute de demander de l'aide ou de tout simplement laisser de la place au conjoint... Moi aussi il a du ressortir ses talents de Cook datant du temps de sa garçonnière ! Les plats congelés dépannent un soir ou 2 mais on en fait pas une alimentation régulière... Mon père change encore de sujet lorsque je parle de dépression. Par contre, lorsque je suis sortie du placard avec les amis et le reste de la famille élargie, les offres se sont bousculées. On a du mettre à l'agenda qui prenait les enfants et quand ! Les beaux parents sont décédés et les miens sont dans une autre région alors pas de grand-mère à la porte d'à côté pour nous. J'ai découvert que j'étais vraiment plus entourée que je ne le croyais. Je n'ai jamais rien demandé à personne, décliné toute offre mais en offrant la lune aux autres! Définition de la super women qui est à risque de devenir zombie !!! Vraiment intéressant la façon que tu amènes la notion du temps! C'est ma dernière bataille contre moi-même. Bientôt un an que je suis à la maison. Je rumine en me sachant "pas prête" à retourner au travail! Peur du jugement des collègues, de la famille, d'être une profiteuse du système, bla, bla, bla! Je dois encore me forcer à m'asseoir lorsque je suis fatiguée pour me dorloter. Comme je vais mieux, je n’emballe et m'affale par la suite! Pas mieux! Je dois doser et ce, même si ça fait un an! La super women, comme tu le dis, ça ne vient pas de chez les voisins alors on doit apprendre à déprogrammer ce qu'on a appris; comment prendre tout en charge, prendre soin des autres et demain, si on a le temps, peut-être penser à soi. Je parlais de mon " coming out", car s'en fut un pour moi. Avouer aux autres que je suis une humaine et en dépression... Ce fut horrible ! Monstre d’orgueil... Tellement libérateur par la suite! Les gens étaient tout simplement heureux pour moi que je puisse enfin en parler et l'accepter. L'aide est venue ainsi que les vagues d'amour. J'étais aussi terriblement libérée par la suite. La communauté gaie a tout mon respect !!! Pas facile de se dire différant de de s'exposer à la critique et au jugement. Bref, bon rétablissement, bonne continuation dans la lutte anti-temps et reprenons le "dorlottage" négligé depuis tant d'années !
  116. Geneviève 25 avril 2018 à 09 h 18 min
    Bonjour Josée, Moi aussi j'ai souffert de dépression, deux fois plutôt qu'une. La première fois que j'ai été diagnostiqué ça été 8 mois après la naissance de ma 2e merveille (j'ai deux enfants). Après 4 fausses couches, 2 grossesses difficiles et une 5e fausse couche, je me suis écroulée. En plus ça n'allait pas bien dans mon couple après la naissance de la 2e, mon mari se sentait pris et sortait souvent, me laissant seule avec tout à m'occuper. Je pense en quelque par qu'il a eu aussi une dépression, mais jamais diagnostiqué. J'ai aussi été consulté car j'avais peur de l'impact de mon état sur mes enfants. Ça m'a pris 2 ans avant que je me sente à nouveau moi-même et d'arrêter les médicaments. J'allais vraiment mieux! Puis environ 2 mois après l'arrêt des médicaments je pensais avoir des problèmes de brûlement d'estomac. Ça devenait de pire en pire et j'ai fait des tonnes de tests... pour que plusieurs mois plus tard mon pharmacien détermine que c'était de l'anxiété ce que mon médecin a confirmé (en disant: "pourquoi j'y ai pas pensé!?"). Je suis donc retourné sur une petite dose d'anti-dépresseur pour aider mon anxiété. J'arrivais finalement à un stade où mon anxiété était sous contrôle lorsque j'ai appris que mon beau-frère qui semblait être un oncle merveilleux, qui nous avait apporter tellement de support pendant ma première dépression, en avait profiter pour abuser mes filles sexuellement. Je suis tombée plus bas que bas. Ma première dépression avait l'air d'une joke à côté de celle-là. Mon mari aussi a fait une dépression majeur. Imagine, c'était son frère! Et même si mon beau-frère a tout avoué, ses parents ont pris sa défense et nous ont traité comme si c'est nous qui avions détruit la famille! Donc, dans un moment où nous avions besoin de tout le support possible on les perdait eux aussi. Je ne sais pas trop quel miracle, nous avons remonter la côte (avec beaucoup d'aide de nos amis et de ma famille). Je vais mieux, je ne suis plus sur mes anti-dépresseur depuis 6 mois. Mon mari lui est encore médicamenté, mais il a attendu 18 mois avant de consulter car il avait honte (et je ne le juge pas pour ça, c'est pas facile). Notre couple a brassé en masse, mais nous sommes plus fort aujourd'hui. Je sais que je suis vulnérable et que j'ai de bonne chance de refaire une dépression dans le futur, mais je suis mieux équipée pour y faire face. Ça veut pas dire que ça va être facile, mais je sais que je peux m'en sortir. Contrairement à ce que beaucoup de gens croit, ça prend beaucoup de force mentale pour vivre une dépression. Je t'envois un gros câlins et du courage pour passer à travers. Prends le temps que tu as besoin, mais je ne doute pas que tu vas y arriver. xox
  117. Caroline 25 avril 2018 à 15 h 57 min
    C'est rare que j'écris sur les blogues, mais là je me suis tellement reconnue dans ton texte et tous les commentaires qui suivaient, c'est fou! C'est bien de s'occuper de sa petite famille, mais il ne faut surtout pas s'oublier... La santé mentale, c'est tellement important! Il y a 15 ans, alors que j'étais dans la vingtaine et sans enfant, j'ai eu diagnostique de trouble d'adaptation avec humeur dépressive, après une peine d'amour, et j'ai accepté la médication qui fait beaucoup bien. J'ai aussi pris une pause de mes études à ce moment là pour prendre du temps pour moi et faire seulement ce qui tentait. Et j'ai aussi consulté une psy pour m'aider à voir plus clair dans tout ça. Il y 4 ans, quand ma plus veille est entrée à l'école, j'ai été en arrêt de travail pendant 6 semaines. J'étais très anxieuse et très irritable, et on m'a diagnostiqué un trouble d'adaptation avec humeur anxieuse. Bref, j'ai clairement de la difficulté à m'adapter aux changements :-) Et Dieu sait qu'il y a des imprévus avec des enfants! À ce moment là, je n'ai pas eu besoin de médication, mais une pause pour prendre soin de moi et une autre psy m'ont permis de m'en sortir. Et par la suite, c'est mon conjoint qui a fait une sérieuse dépression de laquelle il a beaucoup de difficulté à se sortir. Et entre temps, il a aussi un accident qui l'a empêché de marché pendant plusieurs mois. J'ai tenu le fort pendant 2 ans, et je suis retombée au combat... Il y a 6 mois, j'étais pas du monde, toujours impatiente avec les enfants et mon chum et je ne souriais plus. Je faisais des attaques de panique à répétition. Je me suis donc rendue de nouveau chez mon médecin, complètement démolie et résultat : médication, arrêt de quelques jours au travail et autre psy. Le positif dans tout ça, c'est que je vais mieux aujourd'hui, et à travers toutes ces épreuves on apprend à se connaître et à reconnaître ses propres limites. Des superwoman ça n'existe pas et celle qui se vante d'en être, elles mentent tout simplement! Écoutez-vous, écoutez-vos besoins et ne vous sentez pas coupable de prendre soin de vous.

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