Sèche tes pleurs

Sèche tes pleurs
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
20 octobre 2016
Si seulement tous les chagrins de mes enfants disparaissaient aussi facilement!

Blanche pleure à en fendre l’âme. Ses cris retentissent aux quatre coins de la maison.

- Tu veux un bisou?

Elle hoche la tête à plusieurs reprises et chasse les larmes qui déboulent ses joues à la queue leu leu. Rapidement, elle trouve refuge dans mes bras et le baiser de maman agit comme une potion magique qui chasse sa douleur.

Si seulement tous les chagrins de mes enfants disparaissaient aussi facilement!

Avec Clémentine, l’humour est efficace pour désamorcer une situation. Mon aînée adore que je fasse des pitreries. Et même si elle affirme que je ne suis pas drôle, elle finit toujours par détourner le visage pour ne pas que je voie son envie de rire. J’ai mis quelques années à comprendre que j’envenimais la situation en essayant de la comprendre ou de la raisonner avec mes mots. Elle ne faisait que répéter mille fois la même chose, sur tous les tons. Quand elle a du chagrin, elle veut se faire distraire.

Quant à Simone, n’essayez surtout pas de faire une blague pour lui remettre un sourire aux lèvres. Votre comportement lui donnerait l’impression que vous riez d’elle. Elle se renfrognerait de plus belle. Ma Bobinette a besoin de verbaliser son chagrin. M’asseoir en silence et lui tendre l’oreille est le meilleur moyen de la voir sourire à court terme.

Pour Blanche, c’est la proximité physique qui fonctionne le mieux. Elle a besoin de s’arrimer à mon port pour se ravitailler de bonne humeur. Après quelques instants à se faire câliner, elle demande toujours qu’on la chatouille. Envolé, le chagrin!!

Et Léonard? Je verrai bien dans quelques années. Je n’ai pas encore résolu l’énigme…

Et vous? Savez-vous toujours quel geste poser ou quelle parole prononcer pour apaiser vos enfants? Qu’est-ce qui fonctionne bien chez vous?

 

Photo : iStock.com/Steve Debenport

Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Je suis la maman de 3 grandes filles et d’un petit garçon. Je souhaite échanger avec vous sur une foule de sujets reliés à la vie de famille.
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Commentaires (8)

  1. Caroline 20 octobre 2016 à 13 h 27 min
    Bonjour, Pour ma part, j'ai encore du chemin à faire . Je m'en suis bien rendu compte que mes interventions pour calmer le chagrin n'avait pas toujours l'effet voulu et je commence à mieux connaître mes filles . Cela peut paraître étrange mais c'est vrai ! Mes filles vont bien apprécier les chatouilles et le cabotinage... Malory, aime se faire changer les idées par des niaiseries dont je suis l'auteur mais essayera de ne pas rire et parfois se contrariera d'avantage mais fini toujours par rire et vouloir un câlin. Annabelle , je lui dit en niaisant '' Veux-tu de l'amour ? '' Et je tend la main pour faire un gros câlin ou bien la chatouiller ...et pour Lyvia , le câlin et étrangement comme votre petite Simone ,la blague l'offusquera et apprécie mon écoute . Elle a seulement 2 ans mais c'est comme si elle était plus vieille que sont âge . Et pour mon beau Oxence? Il n'a que 7 mois et pour le moment le câlin et faire des niaiseries ont l'aire de lui convenir mais ça pourrait changer. Mais se n'est pas toujours facile et ça ne fonctionne pas à chaque fois et parfois je suis maladroite où bien il y a les fameuse journées ou rien ne marche et on dirait que c,est la pleine lune ou une super tempête qui s'en vient . Faut surtout pas que sa pleur tous en même temps ;-) Merci et c'est un réel plaisir de vous lire !
  2. Josée Bournival 21 octobre 2016 à 14 h 40 min
    Bonjour Caroline! À la lecture de votre réponse, une idée me vient en tête: avez-vous observé chez vous que les chagrins difficiles à consoler sont ceux qu'on ne comprend pas? Je m'explique. Un enfant peut pleurer parce qu'il vient de renverser son verre de lait et on a beau banaliser l'accident, l'enfant reste inconsolable. Quand on gratte un peu, on réalise parfois que l'enfant pleurait une chicane plus tôt dans la cour d'école ou le refus d'un privilège une heure avant l'accident.Comme si le dégât n'était qu'un déclencheur pour évacuer d'autres chagrins. Je ne sais pas si je suis claire... Ça arrive chez vous? Josée XX
  3. Caroline 25 octobre 2016 à 13 h 09 min
    Bonjour Josée, Oui, cela arrive chez nous ! Un peu comme nous d'ailleurs, on accumule certaines choses et pouff un élément déclencheur qui fait sortir cette accumulation. Mais ça m'a pris quelques temps a comprendre ça .Avec ma fille de 5 ans j'ai l'impression que c'est plus facile de gratter pour comprendre ce qui se passe qu'avec mon autre fille de 4 ans !?Je sais pas si c'est seulement parce que c'est l'âges et une meilleur compréhension de ses émotions ou juste question de personnalité ? Parfois je ne saisi pas toujours que c'est justement une accumulation ... je met toujours ça sur le dos de la fatigue ;) Merci et bonne journée !
  4. Josée Bournival 27 octobre 2016 à 13 h 10 min
    Allo Caroline. Comme dans toute les relations, il est difficile de comprendre l'autre, surtout s'il ne s'exprime pas aisément. Il faut continuer à faire des efforts. ;-) Josée XX
  5. Valérie 28 octobre 2016 à 12 h 55 min
    Ici, il n'y a pas de recette magique unique pour apaiser les larmes. La solution variera plutôt en fonction du motif du chagrin: parfois, l'humour fonctionne, d'autres fois c'est plutôt un câlin alors qu'à certains moments il faudra une petite discussion. Ce que je trouve le plus difficile, c'est de trouver la bonne attitude face à mon mini-pré-ado qui se referme sur lui-même et refuse de nous expliquer ce qui le rend triste. Trop insister pour qu'il s'ouvre ne semble pas efficace, l'humour rate sa cible et le laisser à lui-même est juste trop difficile pour mon coeur. J'imagine qu'au fil du temps je trouverai comment faire face à ce nouveau genre de chagrin chez mon enfant...
  6. Josée Bournival 29 octobre 2016 à 08 h 54 min
    Bonjour Valérie. Quel âge il a votre mini préadolescent? J'imagine bien à quel point il doit être déstabilisant de le voir changer et ne pas réagir de la même manière qu'avant. N'oubliez pas qu'en bas âge, il vous a fallu le décoder aussi. Il faut juste recommencer. ;-) Avec amour, je suis certaine que vous y arriverez. Josée XX
  7. Anne 1 novembre 2016 à 14 h 40 min
    Petite poupoune de 16 mois aime beaucoup les 'bequots chasse-bobos' lorsqu'elle se fait mal. Nous donnons un bizou et disons bye bye bobo en soufflant devant nous pour qu'il s'éloigne... Ce petit jeu la fait rire et la remet de bonne humeur. Sinon, un gros calin est très efficace lorsqu'elle a de la peine. Il reste une situation ou nous cherchons toujours une solution aux larmes et aux cris: chez le médecin! Ces pauvres infirmiers et médecins ont beau user de mille et un stratagème pour apprivoiser petit minou, rien n'y fait. Afin de faciliter nos visites et faire en sorte que l'expérience vécue par notre fille soit moins traumatisante, nous avons acheté une petite trousse de docteur en jouet. À la maison, nous faisons semblant d'écouter son coeur, regarder sa gorge et ses oreilles, tout en jouant. Lors de notre dernière visite, chez le médecin, miracle!, elle n'a pas pleuré lorsque le médecin a écouté ses poumons et son coeur... Une solution serait-elle en développement avec la trousse de docteur pour enfant? À suivre...
  8. Kathleen 2 novembre 2016 à 08 h 09 min
    Hmmm... Mon plus vieux de 4 ans est facile à faire rire. Mais, ça ne marche pas si c'est son père, ça le fâche encore plus. Je lui propose une caresse et s'il ne veut pas, je dis des niaiseries : "As-tu faim? Veux-tu un pet en pot?" Et ça le fait rire, fini les larmes. Mon plus jeune, je ne suis pas sûre encore. Il a 18 mois et je peux le faire rire. Mais, si j'essaie de lui faire une caresse, il tasse ma main et dit "Na". Si je fais la musique de Jaws, il trouve ça drôle. C'est difficile de ne pas rire quand il s'écroule par terre avec des cris désolés parce qu'il n'a pas ce qu'il veut. J'ai moins de patience avec lui alors il va falloir que je fasse attention aux "Ça va faire, là." S'il a un gros chagrin, je veux être là pour l'aider.

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