J'ai le pouvoir de faire aimer l'école à mon enfant

J'ai le pouvoir de faire aimer l'école à mon enfant
31 août 2016
Ça y est! Mon plus vieux entre à la maternelle. Ça devait arriver un jour et je vois tout ce que ça implique.

Ça y est! Mon plus vieux entre à la maternelle. Ça devait arriver un jour et c’est à mon tour de trouver que le temps passe bien trop vite!

Je vois tout ce que ça implique : les lunchs, les devoirs, les premières blondes, les partys, me demander où il est à minuit, devoir lui prêter mes clés d’auto… D’accord, j’ai peut-être tendance à voir un peu loin!

J’ai une énorme influence

À l’aube de cette première rentrée, l’une des choses qui me frappent c’est à quel point j’ai une énorme influence sur la façon dont mon garçon va aborder l’école. Je vois que lorsque je lui parle de mon cheminement scolaire, des activités qui m’ont marqué, du plaisir que j’avais à jouer au hockey Cosom, à monter des pièces de théâtre, à apprendre l’algèbre (non, je rigole sur celle-là!), ses yeux s’illuminent.

Lorsque je lui raconte mes camps de fin d’année ou ceux d’hiver, je vois qu’il aimerait bien revivre la même chose et qu’il trouve que ça a l’air drôlement trippant l’école!

Je ne lui parle pas de bureaux, de devoirs et d’obligations. Parce que l’école, c’est bien plus que ça pour moi. Il va apprendre des tas de notions. Ce sera parfois hyper intéressant, d’autres fois plus ennuyant. Mais il va surtout apprendre à vivre avec les autres, à les découvrir, à SE découvrir, à se forger une personnalité et à voir quels seront ses intérêts principaux pour le reste de sa vie.

Ses professeurs auront un rôle important, mais moi aussi

Oui, des professeurs extraordinaires contribueront assurément largement à lui faire aimer l’école. Toutefois, je pense que même si mon enfant avait les meilleurs profs du monde, si je lui envoyais un message négatif par rapport à l’école, je pourrais bousiller une bonne partie de son expérience.

Comme papa d’un petit bonhomme qui entre à l’école, j’ai le pouvoir de lui faire aimer cette nouvelle étape avant même qu’il soit plongé dedans et je crois que j’aurai un grand rôle pour la suite. C’est énorme quand même!

Je sais que je ne pourrai pas faire des miracles seul et que je ne possède pas de baguette magique. Il est évidemment plus difficile d’aimer l’école lorsqu’on a des difficultés scolaires, lorsqu’on est victime d’intimidation ou lorsqu’on doit passer une année avec un enseignant blasé. Je ne sais pas ce que l’avenir lui réserve et tout ça pourrait lui arriver.

Ce que je sais, c’est qu’à partir de maintenant, une partie de mon devoir de parent sera de l’aider à trouver ce qui l’allume dans l’école et à bâtir sur le positif.

Mais le soir où il me demandera de l’aider avec ses devoirs d’algèbre, je me promets de lui dire toute la vérité et rien que la vérité là-dessus!

 

Jean-François Quessy est aussi l’auteur du blogue  Un gars, un père.

 

Photo : iStock.com/shironosov

Jean-François Quessy
Je suis un père passionné, mais aussi un grand amoureux qui aborde sa vie avec humour.
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