1001 craintes de femme enceinte

1001 craintes de femme enceinte
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
10 septembre 2015
À chacune de mes grossesses, je réalise que j’entretiens, sans trop savoir pourquoi, des peurs. La grande majorité n’a pas de raison d’être.

Je regarde l’écran de mon téléphone intelligent. J’y ai téléchargé un calendrier de gestation. L’application me confirme que j’en suis à ma 34e semaine de grossesse.

J’ai accouché de mon aînée à 34 semaines.

L’évènement dramatique a beau remonter à six ans déjà, c’est comme si c’était hier : le sang dans la toilette, la panique à l’hôpital, la césarienne d’urgence, la peur de perdre mon bébé si petit. Je redoute toujours la prématurité de mes enfants. Même si la cadette et la benjamine sont nées à terme et en santé. C’est une crainte qui ne me quitte pas.

Lorsque j’étais enceinte de Blanche, je me suis mise à redouter qu’elle naisse avec des tours de cordon ombilical autour du cou. Ça m’obsédait! Pourtant, je n’ai jamais vécu une situation semblable et aucune maman dans mon entourage ne m’a raconté une telle expérience. Allez savoir pourquoi, j’étais convaincue que c’était ce qui se produirait avec ma belle Blanche. L’accouchement m’a donné tort. C’était juste une crainte non fondée.

À ma deuxième grossesse, je redoutais les chutes. Simone est née en janvier ; les trottoirs glacés et les marches glissantes me donnaient la frousse! Je ne compte plus le nombre de sacs de sable que mon amoureux a saupoudrés dans l’entrée de la maison pour me rassurer. Je me déplaçais à pas de tortue… J’étais aussi maniaque de sécurité au volant de ma voiture. Je trouvais que les autres conduisaient en fous! J’avais peur d’être impliquée dans une collision et que mon bébé en soit victime.

À chacune de mes grossesses, je réalise que j’entretiens, sans trop savoir pourquoi, des peurs. La grande majorité n’a pas de raison d’être. Je devrais adopter une attitude zen et penser positif. Pourtant, je ne peux m’empêcher de redouter certains malheurs.

Peut-être parce qu’avec une fausse couche et un accouchement prématuré à mon actif, je connais la fragilité de la vie. Peut-être parce que je suis une angoissée de nature. Peut-être parce que l’instinct de survie se met en branle quand on porte la vie et souhaite la voir éclore.

Et vous? Avez-vous des peurs non fondées pendant vos grossesses? Qu’est-ce que vous redoutez?

Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Je suis la maman de 3 grandes filles et d’un petit garçon. Je souhaite échanger avec vous sur une foule de sujets reliés à la vie de famille.
Tous les billets de l'auteur

Commentaires (33)

  1. Geneviève Côté 10 septembre 2015 à 10 h 51 min
    Je suis enceinte de 16 semaines de mon 3ème enfant, j'ai 2 enfants tout à fait normal avec des grossesses qui se sont déroulés quand même bien malgré du diabète de grossesse au premier et de l'hypertension de grossesse aux 2. Cette fois-ci j'ai la peur non fondé que le cœur de mon bébé cesse de battre pour aucunes raisons ou encore que le bébé ait des malformations. Pourtant j'ai déjà passé la première écho et tout semble tout à fait normal!!!!
  2. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 08 h 14 min
    Bonjour, Geneviève! C'est étrange, n'est-ce pas? Et vous n'avez aucune idée d'où peut vous venir cette crainte? Un reportage vu à la télé, une conversation avec une collègue de bureau, etc? Faut croire qu'on a besoin d'un exutoire pour notre trop plein d'hormones. ;-) Josée XX
  3. Catherine 10 septembre 2015 à 11 h 41 min
    La peur que bébé ne se vire pas et reste en siège et de de oir subir une césarienne! Tsé, au fond... Si bébé ne se vire pas, c'est pas l'idéal, mais pas la fin du monde non plus!!
  4. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 08 h 16 min
    Bonjour, Catherine! Vous avez raison, ce n'est pas la fin du monde. Mais on rêve toute d'un accouchement idéal où l'on accueille bébé sur notre ventre et on peut le prendre dans ses bras. La césarienne, c'est autre chose... Cela dit, si jamais le problème survenait, sachez qu'un bon acupuncteur peut faire des miracles pour retourner bébé la tête en bas. ;-) Josée XX
  5. Amelie 10 septembre 2015 à 11 h 44 min
    Allo! Je suis redue a 28 semaines de grossesse et certaines peurs sont présentes : tomber, contractions prématurées! Il faut dire qu'après 7 fausses couches et un bébé de 2 ans donc j'ai failli accoucher à 32 semaines, je trouve mes peurs relativement saine !!!
  6. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 08 h 19 min
    Allo, Amélie! Tant que les peurs ne sont pas envahissantes, je pense aussi qu'elles peuvent être saines. Après tout, c'est un mécanisme de survie. Le passage de la 32e semaine risque d'être très émotif pour vous. Prenez bien soin de vous et de bébé, reposez-vous et parlez de ce que vous ressentez. C'est ce qui m'a aidé, personnellement. Josée XX
  7. Emilie 10 septembre 2015 à 11 h 57 min
    Être infirmière et attendre son premier enfant n'est pas de tout repos... Au début, j'ai eu peur que mon bébé n'ai pas de bouche puis j'ai imaginé toutes les malformations buccales et palatines possibles.. Les fentes, les becs de lièvres... Maintenant a 37 semaines de grossesse, l'accouchement m'effraie... mon bébé sera-t-il normal (malgré les échos sans anomalies) et si je faisais une embolie pendant mon accouchement .... Des peurs deraissonnées et que je dois raisonner !!!! Tout ira bien! Pensons positif!
  8. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 14 h 34 min
    Allo Émilie. Trop connaître un sujet peut effectivement être source de stress. Vous avez dû en voir de toutes les couleurs et vous savez tout ce qui peut se présenter de dramatique. Avoir de l'expérience n'est pas toujours une bénédiction. ;-) Je vous souhaite un grand calme serein pour votre accouchement qui, je l'espère, se passera à merveille! Assurément, j'aborderai la peur de l'accouchement dans un prochain billet. Je pense que très peu de femmes y échappent. Josée XX
  9. sophie 10 septembre 2015 à 13 h 09 min
    2e grossesse FIV pour ma part! Mon premier enfant est un beau petit garçon âgé maintenant de 22 mois. Ayant une relation mère-fille chaotique depuis toujours, j'ai une peur intense d'avoir une fille cette fois-ci. J'en fait des cauchemars, j'angoisse. Je ne veux pas savoir le sexe du bébé avant la naissance de peur d'apprendre que c'est une fille. Je ne me réjouit pas durant cette grossesse et je me sens coupable de ne pas me réjouir de cette 2e grossesse. Lorsque nous sommes en FIV et qu'il nous ait finalement possible d'être enceinte, il y a une pression sociale d'être heureuse et de se réjouir de cette merveilleuse nouvelle!
  10. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 14 h 37 min
    Bonjour Sophie. Votre commentaire me touche beaucoup. Devenir parent fait souvent remonter plein de souvenirs personnels reliés à notre enfance. Les bons, mais aussi les douloureux. J'ai la chance d'être en bon terme avec mes parents, mais je peux imaginer vos craintes et les comprendre. Peut-être qu'une fillette serait l'occasion rêvée de faire du ménage et de repartir sur des bases plus positives? De faire la paix avec votre histoire à défaut de la faire avec votre mère... Josée XX
  11. Roxanne 10 septembre 2015 à 13 h 14 min
    À ma première grossesse, je n'ai pas vraiment eu de craintes. Même si l'accouchement ne s'est pas super bien passé, on dirait que je savais qu'en bout de ligne tout irait bien. Et tout s'est bien terminé. Mais dernièrement, j'ai vécu une fausse couche à 9 semaines de grossesse. Depuis le jour où j'ai vu la ligne rose sur le test, j'ai eu des craintes que j'essayais de taire. Peu de nausées, pas trop de fatigue, je me disais que c'était juste trop beau pour être vrai mais j'essayais de me convaincre qu'aucune grossesse n'est pareille et que j'étais simplement chanceuse. Et finalement, ma petite voix ne m'avait pas trompée. Maintenant, j'ai hâte de retomber enceinte mais j'ai déjà des craintes avant même d'être enceinte. Je souhaite revivre une grossesse zen comme ma première grossesse mais j'ai bien peur que ça ne puisse être le cas, car j'aurai peur de le perdre encore une fois. J'imagine que le plus gros du stress s'en ira lorsque j'aurai atteint la fin du premier trimestre.
  12. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 14 h 41 min
    Allo Roxanne. On réagit toutes différemment, mais je peux vous partager mon histoire. J'ai aussi fait une fausse couche. Comme vous, cette grossesse était différente: moins de vomissements, etc. Ensuite, j'ai porté ma belle Blanche. Et quand je suis retombée enceinte (cette grossesse-ci) j'ai connu une grossesse semblable à celle de la fausse couche: pas de vomissements. J'étais convaincue de revivre ce douloureux deuil. Mais bébé en est à 33 semaines et se porte bien. les symptômes peuvent être différent sans annoncer un malheur. Chaque grossesse est unique. ;-) Je vous souhaite une future grossesse zen et en santé. Josée XX
  13. Valerie 10 septembre 2015 à 14 h 20 min
    Étant anxieuse de nature, c'est bien certain qu'enceinte ça ne s'améliore pas! Je n'ai pas une peur en particulier mais plutôt des dizaines qui viennent et qui repartent au fil des semaines. J'ai peur de perdre le bébé, qu'il soit malade, qu'il arrive trop tôt ou trop tard, d'être seule ou pire, juste avec mes autres enfants au moment de l'accouchement. Je pourrais dresser une longue liste des sujets qui m'ont empêchée de dormir...
  14. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 14 h 43 min
    Je souris en vous lisant, Valérie. Je vais bientôt écrire sur la peur de l'accouchement. Je me reconnais dans vos scénarios catastrophes (être seule avec les enfants au moment où les contractions se déclenchent, etc) Ça doit être humain de s'imaginer le pire. ;-) Josée XX
  15. Audrey 10 septembre 2015 à 14 h 23 min
    Pour mes deux premieres grossesse je n'ai pas eu tellement de craintes, en fait si j'en ai eu elles se dissipaient bien vite! A la troisieme une malfromation rare 1/5000 d'etre porteur de ce bebe ! Puis un deces in utero a 14 sem maintenant des craintes j'en ai plein! Mais jai decidé malgré tout de foncé et de tenter le quatrième ! A suivre...
  16. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 14 h 46 min
    Allo, Audrey! Bravo de remonter en selle et de ne pas laisser vos malheurs mettre fin à votre rêve de maternité. Ça prend du courage pour surmonter ses peurs. Et même si je suis convaincue qu'il y aura des moments de doutes et de nouvelles peurs d'ici la naissance de votre prochain enfant, je vous souhaite une nouvelle grossesse très bientôt. En espérant apprendre la bonne nouvelle sur le blogue dans les prochains mois. ;-) Josée XX
  17. ROMERA LUDIVINE 10 septembre 2015 à 16 h 22 min
    Je pense que c'est normal d'avoir des peur, on veut protège notre bébé, c'est notre instinct. Pour ma première grossesse, j'ai été angoissée car ma fille avait un retard de croissance (à cause de problème de notch et un problème placentaire), j'avais la frousse qu'à chaque écho, on me dise, il faut te déclencher.Elle est née à 37 sa +4 et elle pesait 1k900, les premiers mois ont été hyper durs car elle n'arrivait pas à téter et j'ai été super mal conseillée pour mon allaitement. Donc j'ai eu peur pour mon deuxième que cela se reproduise, j'avais peur qu'il meure à tout instant de ma grossesse heureusement qu'il bougeait, il me donnait de bon coups de pieds car pour sa soeur je n'ai rien ressenti. Et en fait, il est né à 41 sa + 1j et encore on m'a déclenché à cause du problème de placenta que j'avais eu pour sa soeur et il faisait 3kg190 un joli bébé! Donc je te comprends c'est dur de faire face à ses peurs. Même encore, alors qu'ils sont nés, j'ai peur qu'ils meurent, je vais toujours voir dans leurs chambres s'ils sont toujours en vie. C'est bête mais je ne peux pas dormir sans faire ce petit rituel
  18. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 14 h 58 min
    Bonjour Romera Ludivine. J'avoue que je passe aussi dans la chambre des filles le soir et je les embrasse ou leur caresse les cheveux. Je ne veux pas les réveiller, mais ça me soulage toujours de les voir réagir, se tourner ou bouger un bras pour me chasser. ;-) C'est une réalité qu'on constate une fois bébé né: le plus difficile est à venir! Il faut se détacher, laisser les enfants voler de leurs propres ailes, faire confiance à ceux qui les accompagnent lorsqu'ils ne sont pas dans nos jupes. C'est l'apprentissage d'une vie, j'imagine! Josée XX
  19. Jade 10 septembre 2015 à 16 h 46 min
    Je suis à 32 semaines et depuis le début, j'ai une peur viscérale que le bébé ne soit pas en santé, qu'il ait un handicap physique, moteur ou psychologique. Dans le même ordre d'idées, je ne sais pas si c'est parce qu'on en entend beaucoup parlé ces temps-ci, mais les troubles du spectre de l'autisme ou les différents diagnostics de problèmes neurologiques me font peur. Il n'y a pas d'antécédents, mais on dirait que je ne peux m'enlever cette crainte de la tête. Je souhaite plus que tout au monde que mon bébé soit en parfaite santé!
  20. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 15 h 02 min
    Allo, Jade. On vit dans une société où le contrôle s'exerce à tous niveaux. Ce qui se passe en secret dans la chaleur d'un utérus est plein de mystère. Normal qu'on fabule un peu et s'inquiète de ce qu'on ne peut pas contrôler, voir, toucher. On est si habitué à ça! Il est vrai qu'avec la multiplication des sources d'informations, on entend beaucoup parler des problèmes des autres. C'est souvent angoissant. La santé est tellement précieuse et fragile. Je vous souhaite un poupon débordant de santé!!! Josée XX
  21. Aglaë 10 septembre 2015 à 17 h 20 min
    Bonjour Josée! Je ne crois pas que nos peurs durant la grossesse soit infondées: Surtout après une fausse couche et/ou un accouchement prématuré ou difficile. Pour ma part, je n'avais pas vraiment de crainte avant de faire une fausse couche à 12 semaines + 4 jours. À ma deuxième grossesse, j'avais évidemment peur de faire une seconde fausse couche et j'évitais de faire du ski-doo et même d'avoir des relations sexuelles... C'est plutôt à la naissance de bébé que la peur irrationnelle de mort subite du nourrisson me hantait: J'ai été 10 jours sans dormir surveillant constamment la respiration de bébé, allant même jusqu'à le réveiller lorsqu'il dormait car je n'arrivais pas à sentir sa respiration: comment peut-on respirer avec de si petites narines?? Ayant parfois moi-même des idées suicidaires, j'ai peur que mon gaillard de 19 ans passe à l'acte un jour, ou qu'il ait un accident. La peur de la mort de sa progéniture est sans répit!
  22. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 15 h 06 min
    Allo, Aglaë. Vous n'êtes assurément pas la seule à craindre pour la vie de votre enfant. J'imagine que même lorsqu'ils sont adultes, on s'inquiète autant, sinon plus. Le proverbe "petits enfants, petits problèmes; grands enfants, grands problèmes" résume à lui seul votre commentaire. Josée XX
  23. Veronique 10 septembre 2015 à 19 h 14 min
    J'ai à la maison une véranda dont la porte ferme parfois mal (en hiver) avant d'entrer dans la maison. Enceinte, j'étais terrorisée a l'idée que je pourrais un jour arriver chez moi le soir, et qu'il y ait dans n'ai jamais vécu une telle situation!
  24. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 15 h 07 min
    Allo Véronique. Je vous comprends. Mon amoureux travaille parfois de nuit et j'avoue que je suis plus craintive lorsque je suis enceinte. Un craquement et je peux rester éveillée pendant une heure! ;-) Josée XX
  25. Annie Tremblay 11 septembre 2015 à 08 h 54 min
    Enceinte de mon fils, j'avais peur de faire une fausse-couche. J'ai été très "précieuse" et très stressée pendant les premières semaines. Il faut dire qu'à ma première grossesse j'ai su que j'étais enceinte lorsque je l'ai perdu, alors je considère que c'était fondé. À sa naissance il avait un tour de cordon autour du cou et il avait commencé à faire des selles dans mon ventre. Ça aurait pu amener des complications, mais finalement tout a bien été. Je suis tombée enceinte de nouveau quand Émile avait 4 mois. Et j'ai fait une fausse-couche. On a su à l'échographie qu'il ne restait que le placenta. J'ai dû prendre de la médication pour l'évacuer parce qu'il restait obstinément bien implanté. J'ai fait une grosse hémorragie avec la médication. Alors Quand j'ai su 5 mois plus tard que j'étais de nouveau enceinte, ce n'est pas les peurs qui manquaient! Je craignais que mon utérus ne se soit pas suffisamment bien remis et que ça provoque encore une fausse-couche. Et cette fois, la peur ne m'a pas complètement quittée une fois les 3 premiers mois passés. Et plus loin dans ma grossesse je priais pour accoucher un peu avant la date prévue. Je ne voulais pas me rendre au déclenchement, que bb fasse des selles dans mon ventre, aie des tours de cordons autour du cou et que cette fois ça se passe mal... je paniquais vraiment, j'avais un très intense feeling que ma fille était en danger si elle restait dans mon ventre trop longtemps. Finalement on s'est rendus au déclenchement. Mon doc avait dit mardi. Quand l'hopital a appelé, ils ont dit mercredi....j'ai refusé et j'ai insisté pour mardi, il FALLAIT qu'elle sorte de là. Mais ça ce sont des peurs qui bien qu'un peu irrationnelles, ont une raison d'avoir été présentes. Celle qui n'avait pas de raison, c'était la peur d'accoucher toute seule. Peur que mon amoureux ne soit pas là. Maudit que j'ai stressé avec ça! Et quand la poulette s'est décidée, mon chum était parti se chercher à manger...je l'ai texté frénétiquement et il a courru dans place Laurier....et il est arrivé à temps pour m'aider à pousser. Fiou!!! Mon doc était dans le stationnement, lui...mais ça m'était égal, mon chum était là. 😊
  26. Josée Bournival 11 septembre 2015 à 15 h 11 min
    Allo Annie! J'adore votre anecdote. On dirait une scène de film. J'imagine votre amoureux courir au centre commercial. ;-) Étrange tout de même que cette peur se soit glissée entre les autres, plus compréhensibles de par votre vécu. Josée XX
  27. Annie Tremblay 11 septembre 2015 à 08 h 55 min
    Enceinte de mon fils, j'avais peur de faire une fausse-couche. J'ai été très "précieuse" et très stressée pendant les premières semaines. Il faut dire qu'à ma première grossesse j'ai su que j'étais enceinte lorsque je l'ai perdu, alors je considère que c'était fondé. À sa naissance il avait un tour de cordon autour du cou et il avait commencé à faire des selles dans mon ventre. Ça aurait pu amener des complications, mais finalement tout a bien été. Je suis tombée enceinte de nouveau quand Émile avait 4 mois. Et j'ai fait une fausse-couche. On a su à l'échographie qu'il ne restait que le placenta. J'ai dû prendre de la médication pour l'évacuer parce qu'il restait obstinément bien implanté. J'ai fait une grosse hémorragie avec la médication. Alors Quand j'ai su 5 mois plus tard que j'étais de nouveau enceinte, ce n'est pas les peurs qui manquaient! Je craignais que mon utérus ne se soit pas suffisamment bien remis et que ça provoque encore une fausse-couche. Et cette fois, la peur ne m'a pas complètement quittée une fois les 3 premiers mois passés. Et plus loin dans ma grossesse je priais pour accoucher un peu avant la date prévue. Je ne voulais pas me rendre au déclenchement, que bb fasse des selles dans mon ventre, aie des tours de cordons autour du cou et que cette fois ça se passe mal... je paniquais vraiment, j'avais un très intense feeling que ma fille était en danger si elle restait dans mon ventre trop longtemps. Finalement on s'est rendus au déclenchement. Mon doc avait dit mardi. Quand l'hopital a appelé, ils ont dit mercredi....j'ai refusé et j'ai insisté pour mardi, il FALLAIT qu'elle sorte de là. Mais ça ce sont des peurs qui bien qu'un peu irrationnelles, ont une raison d'avoir été présentes. Celle qui n'avait pas de raison, c'était la peur d'accoucher toute seule. Peur que mon amoureux ne soit pas là. Maudit que j'ai stressé avec ça! Et quand la poulette s'est décidée, mon chum était parti se chercher à manger...je l'ai texté frénétiquement et il a courru dans place Laurier....et il est arrivé à temps pour m'aider à pousser. Fiou!!! Mon doc était dans le stationnement, lui...mais ça m'était égal, mon chum était là. 😊
  28. karine1329 11 septembre 2015 à 15 h 59 min
    Bonjour Josée, Enceinte ou pas, j'ai tendance à m'imaginer tous les pires scénarios possibles dans les situations stressantes. À mes deux grossesses, j'avais peur de faire une fausse couche et ensuite de découvrir une malformation à l'échographie de clarté nucale, ensuite d'accoucher prématurément puis finalement de dépasser mon terme et que ça entraîne la mort de mon bébé! Finalement, à toutes les étapes j'avais une peur prédominante. Puis après la naissance, la peur de la mort subite du nouveau-né etc.. Je n'avais aucune raison de m'en faire sérieusement puisque tout se passait normalement et que je n'ai pas vécu de mauvaises expériences. La seule étape qui ne me faisais pas peur, c'est celle de l'accouchement, probablement parce que j'avais l'impression d'avoir un certain contrôle malgré toutes les complications possibles et que j'ai une bonne confiance envers l'équipe médicale.
  29. flore 12 septembre 2015 à 12 h 04 min
    toutes les craintes qui peuvent nous envahir durant une grossesse ou un accouchement sont vraie.Les malheurs n'arrivent pas qu'aux autres . Il ne faut pas banaliser la fragilité qu'est de porter la vie .Ma première grossesse c 'est termine brusquement avec une fausse couche a 18+5 semaines de gestation .À ma seconde grossesse on m'a diagnostiqué une incompétence cervicale a 23 semaines.J'ai été hospitalisé d'urgence en clinique GARE pour un cerclage du col .Mes chances de mettre mon fils au monde a terme étais très minces.Tellement de stress que j 'ais oubliée d’apprécié ce moment magique.heureusement l'accouchement c'est fait sans complications.Maintenant je suis l'heureuse maman d'un adorable petit garçon de 5 mois . chaque grossesses est différente les Miracles existent.
  30. Geneviève 15 septembre 2015 à 14 h 09 min
    Je comprends parfaitement toutes ces angoisses de futures mamans, car j'en ai eu moi-même tout un tas!! À mon 1er, j'avais peur de ne jamais pouvoir tomber enceinte, d'être infertile, puis après 6 mois d'essai et un succès, j'avais peur de faire une fausse couche au 1er trimestre. Puis, dès que j'ai commencé à sentir le bébé bouger, à chaque moment où je ne le sentais pas, j'angoissais au maximum, j'avais peur qu'il soit mort in utero. Puis à 30 semaines, j'ai eu 20-25 fausses contractions par jour et mon col s'effaçait dangereusement et était dilaté à 1 cm. J'ai été mise au repos complet jusqu'à 34 semaines. Ce fut l'enfer et j'angoissais sans cesse d'accoucher prématurément. J'ai finalement accouché à terme (38 sem) et mon garçon était en santé, mais son périmètre crânien était sous la normale. Les médecins et infirmières se sont alarmés (et nous par la même occasion) et mon fils a eu une batterie de tests. Un risque de maladie génétique ou physique grave planait au-dessus de notre tête durant des semaines et nous faisait paniquer. Finalement tous les tests étaient beaux et mon fils de maintenant 11 mois se développe très bien. Malgré tout, durant des mois, j'ai eu une angoisse intense à chaque jour que mon fils meure de la mort subite du nourrisson. Cette crainte est maintenant disparue. Sauf que j'en suis à 22 sem de ma 2e grossesse et dès 17 sem, j'ai déjà plusieurs fausses contractions par jour, et j'ai une angoisse indescriptible et de chaque seconde d'accoucher prématurément et perdre ma fille, ou qu'elle souffre de retards ou handicaps importants.
  31. Marie Eve 15 septembre 2015 à 20 h 18 min
    J'ai trop de peur pour toutes les nommer... J'aime mieux vivre dans le déni ;) je trouve juste ca drole qu'on soit encore enceinte en meme temps. J'attends une belle fille pour fin octobre/début novembre, je suis a 33 semaines. J'ai accouché de mon garcon en aout 2011... Tu etais enceinte aussi dans ce coin là si je me rappelle bien non ? Je trouve ca toujours plaisant de te lire (surtout quand je suis enceinte en meme temps hihi) Mais celle-ci sera ma derniere ;)
  32. Isabelle 21 septembre 2015 à 10 h 34 min
    Bonjour Josée, je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai jamais vécus de peurs face à la grossesse (j'angoisse sur tout normalement). Mais, quand j'étais enceinte de ma 1ere, j'angoissais terriblement que ma fille soit autiste. À ma 2ème, j'avais peur d'un décollement placentaire à l'accouchement, une amie ayant perdu son bébé de cette façon. Depuis que j'ai les enfants, se sont les ponts qui me font extrêmement peur, surtout l'hiver. Peur qu'il casse, peur de tomber à l'eau avec les filles. Je capote chaque fois.
  33. Claude 29 septembre 2015 à 10 h 11 min
    C'est drôle, je discutais de cela avec ma mère justement hier... Ce que je trouve difficile avec les peurs c'est de trouver l'équilibre! En fait, il y a plusieurs personnes autour de nous, les femmes enceintes, qui disent "voyons, ne t'en fais pas avec tout, ça finira pu! et "tu lis trop dans tes livres, dans notre temps il n'y avait pas de livre et on s'inquiétait moins"(dont ma mère vous l'aurez deviné). De l'autre côté, nous sommes submergés d'informations et de précautions à prendre. Le médecin qui fait mon suivi, mes sœurs qui ont de l'expérience, mes amies qui viennent tout juste de passer par là... nous disent de ne plus boire de tisane à la camomille (oh mon dieu, c'est poison pour le foetus?! c'était pas supposé aider à dormir?!), d'éviter les suhis, les pâtés de foie gras, d'arrêter le quatre roues, de ne plus courir, etc. Eh bien voilà je n'arrive pas à me faire une idée! Je travaille fort toutefois pour ne pas être trop d'un côté et trop de l'autre. Toutes mes efforts sont portées sur la recherche de l'équilibre: trouver la capacité à garder mon calme et à rationaliser les situations et mes symptômes, et m'assurer d'être la plus sécuritaire possible pour l'enfant qui s'en vient, après tout, 9 mois ce n'est pas bien long!