Ces logos qui attirent l’attention des petits

Ces logos qui attirent l’attention des petits
Par Marie-Ève B-Gaudin, Orthophoniste
30 juin 2015

C’est surprenant de constater à quel point les enfants peuvent faire des associations que nous, adultes, ne comprenons pas toujours, mais qui ont un sens! Je me souviens de mon grand Jules qui, à 18 mois, s’était mis à pointer partout où il le voyait le logo de la ville de Québec, un bateau. Il me disait toujours en même temps « ribou ». Ce mot était associé pour lui à « Karibou », des séances d’activités motrices auxquelles il assistait avec plaisir. Je ne faisais pas le lien, jusqu’à ce que j’aperçoive sur un mur du centre de loisirs où se tenaient les séances un immense logo de la ville de Québec! Il associait le bateau illustré à son activité. J’ai remarqué dernièrement que mon Renaud, 20 mois, peut faire le même type de lien lorsqu’il a pointé sur une affiche le logo d’une institution bancaire en disant « guichet ».

Inspirée par l’épisode « ribou », je me suis mise à observer tout ce qui était « écrit » sur le chemin nous menant de chez nous au CPE : des pancartes qui indiquent les heures permises de stationnement, des adresses, des arrêts, des pancartes « no parking », un restaurant au nom toujours écrit de la même façon, des graffitis, des grandes affiches publicitaires qui changent de temps en temps. Alors que Jules avait 3 ans environ, nous nous sommes mis à parler de tout ça ensemble et il a montré un enthousiasme inattendu! Il s’est même mis à me montrer des éléments écrits lorsque nous empruntions d’autres chemins. Il m’a d’ailleurs fait prendre conscience que les voitures et les camions présentant un logo sont nombreux!

Jouer avec les logos et les panneaux

Bon, mon grand Jules a toujours présenté un grand intérêt pour l’écrit. Je verrai bien si Renaud est tout aussi motivé, l’objectif demeurant que les activités qui entourent l’écrit se déroulent dans le plaisir. Bref, rien ne sert de trop insister! De mon côté, je trouve que ces activités rendent le voyage en poussette plus agréable : ça change de « J’ai faim!» ou de « Quand est-ce qu’on arrive? ». Souvent, j’ajoute un aspect ludique en « transformant » la poussette en auto que Jules doit conduire, en tenant compte des différents panneaux. Depuis que Jules est plus grand (bientôt 5 ans, déjà!) et qu’il reconnaît des lettres et des chiffres, nous pouvons aussi jouer à en trouver autour de nous. Je pense que l’activité est tout à fait possible en voiture, particulièrement aux feux rouges et dans les bouchons de circulation. Dans les plus longs voyages, il y a aussi les pancartes annonçant des originaux qui sont bien intrigantes!

En somme, éveiller à l’écrit peut être tout simple et ne passe pas toujours par les livres. Il est vrai que les livres sont l’outil par excellence pour éveiller à l’écrit, puisqu’ils permettent d’attirer l’attention de l’enfant sur une foule de choses : les lettres, les mots écrits séparés par des blancs, la lecture de gauche à droite, etc. Par contre, l’écrit est partout! Et plus tard, les enfants devenus grands oublieront sans doute comme nous qu’ils passent leur temps à lire : en consultant une recette, en commandant un plat au restaurant ou en s’orientant simplement sur la route.

Marie-Ève B-Gaudin, Orthophoniste
À la fois orthophoniste et maman, je vous parle dans mes mots du développement de la communication et du langage de mes deux enfants.
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Commentaires (2)

  1. Marie-Eve Croteau 1 juillet 2015 à 20 h 42 min
    C'est toujours un plaisir de te lire. J'apprends toujours beaucoup! Merci!
  2. Marie-Ève Bergeron-Gaudin 2 juillet 2015 à 21 h 01 min
    Merci Marie-Ève, c'est bien apprécié : )

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