Conversations avec un «fucking four»

Conversations avec un «fucking four»
24 février 2015

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Parce qu’après le « terrible two » vient le « fucking four », je ne m’en sors pas non plus et je navigue présentement dans cette réalité avec mon plus vieux! Le 2, c’est de la petite gomme! Le 4, ça se corse un peu, mais je ne m’en plaindrai pas trop aujourd’hui!

Je préfère vous partager quelques-uns de nos récents échanges qui sauront certainement vous décrocher un sourire.

****

Moi : Go! C’est l’heure de brosser les dents et d’aller au dodo!

Fiston : Moi, je suis pas fatigué. Je suis presque un adulte, je peux me coucher quand je veux!

****

Moi : Pourrais-tu ramasser tes jouets, aller jeter ton mouchoir dans la poubelle et rapporter les toutous sur ton lit s’il te plaît?

Fiston : Ben là, j’suis pas une pieuvre! Regarde, j’ai juste 2 mains.

****

Moi : Ça fait 4 fois que je te demande de mettre tes bas, réveille un peu!

Fiston : Je fais d’autres choses là très importantes!

Moi : On met les bas...

Fiston : Non! C’est moi qui décide. Je veux pas que tu me parles. Je veux pas que tu me regardes, bon!

Moi : Heu... Je te regarde! Et puis là, je te parle! Et dans ma tête, je vois que tu vas bientôt mettre tes bas...

****

Moi : Achale pas ton frère avec ta main comme ça, tu le fais grogner!

Fiston : Je peux si je veux parce que c’est MON frère!

Moi : Tu peux pas tout faire même si c’est TON frère!

Fiston : Ben d’abord, moi je vais changer de maison.

Moi : Tu vas achaler qui si t’as plus ton frère?

Fiston : Hey! Je veux pas que tu me parles! Je veux pas que tu me regardes!

****

Moi : Je t’ai averti plusieurs fois et je t’avais dit que c’était la dernière. Tu ne manges pas et tu niaises à table. C’est terminé, tu descends.

Fiston : Aaaaahhhhh! Ben d’abord, moi j’t’aime pus!

Moi : Ok, mais moi je t’aime quand même. Pis sais-tu quoi, je vais toujours t’aimer pareil parce que t’es mon garçon. As-tu compris?

Fiston : Ouin, ben moi j’t’aime pus! Mais tantôt, quand je vais avoir pris mon bain, est-ce qu’on pourrait quand même jouer à un jeu quand je vais recommencer à t’aimer un peu plus?

****

En me lisant, ça a l’air facile, mais ce n’est pas toujours de tout repos! Sauf que je vous avouerai que ça m’amuse pas mal plus que les crises de « bacon » du passé!

Ça ne veut pas dire que je souhaite qu’il reste dans son « fucking four » trop longtemps non plus.

Et vous, vous avez survécu à cette étape?

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Jean-François Quessy
Je suis un père passionné, mais aussi un grand amoureux qui aborde sa vie avec humour.
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Commentaires (25)

  1. Karine 24 février 2015 à 10 h 42 min
    Hahaha! Mon fils a l'âge du tien et je le reconnait tellement au travers de tes écrits! Moi aussi j'ai souvent droit au "Je veux pas que tu me parle" "Je veux pas que tu me regarde" "Je t'aime pu!" Ils savent nous mettre sur les nerfs mais ils sont tellement attachants! :-)
  2. Mathilde 24 février 2015 à 12 h 22 min
    Haha! Je reconnais tellement ma fille...Elle veint de commencer ça, mais elle n'a que 3 ans 1/3...Je pense qu'elle a sauté directement du terrible two au fucking four! Est-ce arrivé à d'autres aussi? Probablement, mais ce n'est pas facile pour autant! Je suis épuisé de faire de la discipline, j'ai même pris une journée de congé aujourd'hui car je suis à bout et je suis épuisée...Une chance que je peux le faire au moins :) Avez-vous des trucs de discipline à partager pour ce stade? J'ai commencé un tableau de consignes et des collants-récompenses pour chaque consigne respectée par jour...Ça fonctionne quand même un peu!
    Ah, ce qu'on les aime fort, nos enfants!
  3. Sabrina 24 février 2015 à 12 h 32 min
    Nous, le tableau de motivation qui a fait des merveilles est fait de monsieurs sourires :-) et monsieurs babounes :-(
    J'ai fabriqué des "tableaux" de 2 lignes et 5 colonnes. Il y a donc des cases de libres pour mettre des monsieurs sourires sur la ligne du haut, et des monsieurs baboune sur celle du bas.
    Quand l'enfant fait une bonne action, ou a amélioré un comportement (p. ex. pas fait de crise à l'heure du dodo), il a un monsieur sourire. S'il fait quelque chose de reprochable, c'est un monsieur baboune. Et c'est à savoir quels "monsieurs" vont gagner. Si ce sont les monsieurs sourires, l'enfant a droit à une récompense. Sinon, il n'en a pas. Et on recommence un autre tableau.
    Nous avons parlé de ce tableau à plusieurs amis, qui l'on aussi adopté. C'est ultra simple à faire avec Word et bien efficace.
  4. Stéphanie 24 février 2015 à 12 h 33 min
    Wow je me reconnais dans ton message à 100% avec ma fille de 3 ans! J'ai aussi envie de débuter un tableau de "motivation" pour les bons comportements... car je suis à bout de nerfs des crises! Ma banque de patience est rendue à 0!
  5. Sabrina 24 février 2015 à 12 h 24 min
    Nos filles ont exactement 2 et 4 ans, nous sommes donc dans la même situation :-D
    Le summum, c'est quand tu dois argumenter autour des raisons les plus créatives les unes que les autres de ta grande, au même moment que ta petite a décidé de faire sa crise de bacon parce que c'est ELLE qui devait mettre son chapeau TOUTE SEULE BON!
    Ahhh, que de plaisir! :-)
  6. Jean-François Quessy 23 mars 2015 à 11 h 30 min
    Oui, des heures et des heures de plaisir, Sabrina! ;)
  7. Stéphanie 24 février 2015 à 12 h 31 min
    La mienne a 3 ans... et j'ai l'impression de vivre un mix de fucking four et de terrible two, un beau mic-mac! J'ai aussi droit au: "parle PAS" "ARRETE de me regarder" etc. etc. etc... Il y a eu une accalmie de 2 mois environ entre le 2 et le 3... et c'est repartie de plus belle!
  8. Pomme Cerise / Damia 24 février 2015 à 13 h 35 min
    Nous sommes présentement dans le T2. Et ce n'est pas beau, mais vraiment pas. J'anticipe déjà le F4. Avec mon ainée, ce fut quelque chose... :)
  9. Jean-François Quessy 23 mars 2015 à 11 h 31 min
    Il y a moyen d'y prendre plaisir quand même et tout finit par passer! Ça a son charme!
  10. Elyse 24 février 2015 à 17 h 11 min
    Nous, nous avons une grande fille de presque 2 ans et demi et un petit garçon de 8 mois. On a eu un T2 très intense du mois d'août au mois de janvier environ. Puis, 1 mois d'accalmie au cours duquel nous nous réjouissions de ce temps de repos et Ô! combien agréable avec les deux enfants. Et puis depuis 2 ou 3 semaines, BOUM! On dirait que le F4 nous est tombé dessus comme une tonne de brique complètement inespérée! Ma fille a un langage vraiment très développé (on dirait un adulte qui parle) et on est déjà dans les "regarde-moi pas", "parle-moi pas", "tant pis, je ne peux rien faire pour toi" (!!), "je ne t'aime plus" et autres phrases du genre! Je n'ose même pas imaginer ce que ce sera à 4 ans, mais je dois admettre qu'à travers les difficultés, on a vraiment beaucoup de plaisir :)
  11. Marie-Eve 24 février 2015 à 20 h 20 min
    c'est tellement drôle quand ce sont les autres qui en parlent! J'ai présentement chez moi une "terrible two", une "fucking four" qui étire la sauce (elle a 5 ans) et il doit bien avoir une phase pour l'âge ingrat de 7 ans quand ils commencent à réaliser que tout ce que tu dis n'est pas la vérité pure et qu'ils te répondent comme des ados? Bref, je comprends TELLLLLEMENT ce que vous dites! Bonne chance!
  12. Jean-François Quessy 23 mars 2015 à 11 h 31 min
    Je vous retourne la pareille!!!
  13. Pixie 24 février 2015 à 23 h 22 min
    Si on s'en sort? Oui, évidemment. Le hic, c'est qu'on ne sait pas quand ni comment. De mon côté, ma fille a 5 ans et demi. Elle ne fait que sortir, à peine, de son fucking four. On dit que 4 ans, c'est la petite adolescence. J'ai vraiment pas hâte de voir ce que va être la vraie adolescence. Rétorquer, répondre, menacer, combattre les idées par des idées (pas toujours les bonnes), négocier, intimider, insister et tout ça avec de "l'attitude". Ouf. En même temps, je me dis que c'est un signe d'intelligence. Mais mon Dieu que ça siphonne de l'énergie. Je suis brulée.
  14. Martine 26 février 2015 à 08 h 14 min
    J'apprend avec un certain dégoût ce terme plutôt vulgaire pour nommer cette attitude des touts-petits d'environ 4 ans! Ce que je ne comprend pas, c'est qu'à notre époque où l'on scrute à la loupe chacun de nos comportements envers nos enfants afin de leurs éviter humiliations et perte d'estime de soi, on en soit réduit à étiqueter certains comportements de nos touts-petits par des termes aussi dégradant!

    C'est drôle, nos parents et grands-parents ne semblaient pas vivre ce genre de difficulté. Face à ce genre d'attitude, la bonne vieille discipline et l'autorité des parents prévalaient. L'enfant n'avait tout simplement pas à agir ainsi face à ses parents. Il avait une conséquence (punition) c'est tout, et pourtant, la plupart des adultes de ces générations que je connais ne sont ni insécure, ni instable, ni traumatisé et sont très équilibré.

    J'ai parfois l'impression qu'on excuse notre laxisme envers l'éducation de nos enfants par des excuses passe-partout! Terrible two.... Et maintenant ce vulgaire fucking four!

    Un peut de bonne vieille discipline et d'autorité leurs enseignera le respect de l'autorité et leur évitera bien des ennuis une fois rendu à l'école ou sur le marché du travail. Et ne les traumatisera pas!
  15. Audrée 3 mars 2015 à 09 h 19 min
    Je suis d'accord que le terme n'est pas joli...

    Par contre je ne reviendrais pas en arrière. Les punitions comme tu dis c'était des châtiments corporels bien souvent.
  16. Lili 3 mars 2015 à 09 h 20 min
    Je suis assez d'accord avec ce commentaire. Quelle drôle de manière de nommer une étape du développement de l'autonomie chez l'enfant! gros malaise avec cette expression...

    Entre toutes ces «étapes difficiles», leur arrivent-ils d'être tout simplement des enfants, par hasard? Par surprenant qu'on «enchaîne» ces étapes avec seulement un ou deux mois de «répit»... C'est un peu ça, l'enfance, non?

    Je pense aussi que notre époque n'aide pas toujours les parents à se sentir en confiance avec toute ces explications qui mettent un peu les difficultés normales de la parentalité dans des parenthèses (Terrible Two...etc). Ne sommes-nous pas «épuisés» par nos enfants parce que, simplement, on s'attend toujours à ce qu'ils soient différents de ce que SONT des enfants (obéissants, gentils, etc...)? Surtout, parce qu'on trouve
    ça encore plus épuisant (psychologiquement, puisque c'est tellement mal vu socialement) de faire preuve d'un peu d'autorité? L'autorité, ce n'est pas tordre un bras, c'est imposer son idée PARCE QU'ON EST LE PARENT. That's it! Depuis que j'ai adopté la technique «Tu peux chialer si tu veux, mais je te mets ton manteau maintenant, parce que c'est l'heure de partir, que je suis ta mère et que c'est MOI qui décide» je trouve que mon fils est plus calme et étire beaucoup moins les crises. Pas la peine de le dire en criant, c'est pas nécessaire. Un parent qui vacille dans son autorité est le plus sûr chemin vers une psyché construite avec difficulté, tous les psys vous le diront. Nos petites plantes grimpantes ont besoin d'une clôture solide pour bien se développer!

    Ce n'est même pas une question de leur inculquer le «respect de l'autorité». L'autorité parentale par rapport à un enfant de 3 ans n'a pas grand-chose à voir avec le respect d'un patron à 33 ans... Mais la saine révolte et le respect de soi, ça passe aussi par l'imitation: une maman qui fond en larme dans une séance de manipulation en règle par son fils de 4 ans ne donne pas un exemple de respect de soi, au contraire, elle cède comme le travailleurs à qui on demande trop d'heures supplémentaires. Rien de bon pour la société de demain. N'oublions jamais, chers collègues parents, que nos petits sont intelligents, qu'ils sont en train d'apprendre (par essais et erreurs...) comment fonctionnent les relations. À nous de leur montrer que la confiance et la maîtrise de soi est le meilleur chemin vers la liberté.
  17. Mathilde 3 mars 2015 à 09 h 47 min
    Je suis tout à fait d'accord avec l'importance de l'autorité parentale et je dirais que je suis une maman plutôt "ferme". Il faut toutefois ne pas oublier que la façon de l'incarner au quotidien ça varier en fonction de la personnalité de notre enfant. Le renforcement positif fait également partie d'une approche claire et cohérente fondée sur des limites non négociables et qui tient compte du stade de développement de l'enfant...
  18. Jean-François Quessy 23 mars 2015 à 11 h 36 min
    Effectivement, le terme n'est pas l'expression qui a le plus de classe dans l'univers! Je l'ai utilisée parce qu'elle est bien connue et utilisée par de nombreux parents. Je suis d'accord pour dire que la discipline et l'autorité sont nécessaire (peut-être pas la « bonne vieille discipline » par contre, tout dépendant de ce que l'on entend... :) ).

    Je me permettrai de souligner que j'aime beaucoup la fin du commentaire de @lili qui écrit: « N’oublions jamais, chers collègues parents, que nos petits sont intelligents, qu’ils sont en train d’apprendre (par essais et erreurs…) comment fonctionnent les relations. À nous de leur montrer que la confiance et la maîtrise de soi est le meilleur chemin vers la liberté. »
  19. Gabrielle 27 février 2015 à 11 h 14 min
    On est juste au T2 ici et j'appréhende le F4... lol!!!
  20. Jack 2 mars 2015 à 08 h 10 min
    Je pense que tout ça est dû à un manque d'autorité. La génération de nos parents étaient trop durs et notre génération est trop molle.
    Sans aller jusqu'à une discipline militaire, il existe un juste milieu qui fait comprendre les limites. Selon moi, si ça arrive jusque là, c'est parce que vous l'avez laissé arriver petit à petit, jour après jour. Il faut apprendre à dire non et ne pas laisser les enfants "décider". Ils ont besoin de l'autorité parentale pour les guider.
  21. Jean-François Quessy 23 mars 2015 à 11 h 37 min
    Vous avez parfaitement raison. L'autorité est nécessaire. L'équilibre est la clé. Trop d'autorité n'est pas mieux, selon moi, que trop de laxisme.
  22. Isabelle 3 mars 2015 à 09 h 46 min
    Chez nous, nous avons eu un terrible two ben ben smooth...pour ne pas dire que j'ai rien remarqué! Jamais de crise de bacon ou quoi que ce soit. J'ai lu bien des trucs pour les éviter, c'est peut-être pour ça que jusqu'à il y a quelques temps j'avais une petite fille très raisonnable. Mais là, à 3 ans et demi on y goûte côté: je vais changer de maman, je ne t'aime plus, c'est moi qui décide, méchant caca.
    Par contre, je ne vois pas ça comme du terrible ou du fucking. Ça fait partie des étapes du développement de l'enfant de s'affirmer et de devenir autonome. Et quand ça dépasse la limite du respect, une petite punition, être assis dans un coin 3 minutes, c'est ben ben plate...
  23. perras 3 mars 2015 à 15 h 34 min
    Lili resume très bien mon opinion. Je rajouterais que bien qu'il soit important quun enfant exprime ses sentiments il y a des limites qu'on appelle le respect. C'est aux parents d'enseigner cela. J'ai une petite de 4 ans qui pete ses coches a l'occasion mais elle sait quelle ne peut pas tomber dans l'insolence. Elle va dire: "je suis tellement fachee!!! " et ca je trouve ca ok. Mais dexiger ou d'insulter son parent et de jouer au petit chef ne devrait pas être tolere. C'est leur rendre service que de leur inculquer cela dans la vie.
  24. Jean-François Quessy 23 mars 2015 à 11 h 38 min
    Exactement. La notion de respect est pour moi aussi très importante. Certains écarts de langage ou certains gestes ne peuvent être tolérés.
  25. Zahra 5 mars 2015 à 08 h 53 min
    C'est ça un "fucking four"? Ça me semble pas mal normal comme comportement d'un enfant d'âge préscolaire. Le mien me fait ça depuis plusieurs mois et il a 3 ans et demi. C'est loin d'être dramatique.

    Est-ce que notre perception du "fucking four" est due à notre enfance d'enfants rois?

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