Airs de famille

Airs de famille
Par Geneviève Doray, Directrice, Naître et grandir
1 mars 2014

À ne pas manquer dans le numéro de mars de Naître et grandir, un dossier sur les relations entre frères et soeurs. Pour savoir où vous procurer un exemplaire gratuitement, consultez notre localisateur.

Je ne compte plus le nombre de fois où ma fille m’a exprimé son souhait d’avoir un petit frère ou une petite sœur. Je crois qu’elle s’imaginait le nouveau venu comme un double d’elle-même avec qui elle aurait pu jouer... Et avec qui elle aurait probablement fini par se disputer (mais ça elle ne le sait pas!) parce que  les sentiments de jalousie et de rivalité, les chamailleries et les colères font bel et bien partie du quotidien d’une fratrie.

Mais avoir des frères et sœurs comporte aussi des avantages : la joie, les jeux et la solidarité entre les enfants l’emportent largement sur le reste. Même si un enfant unique bénéficie de ce bonheur inouï d’avoir ses parents pour lui tout seul, cet avantage comporte aussi des risques. Il faut être attentif à ne pas le surprotéger et lui faire vivre autrement la notion de partage, d’échange et… de patience! En fait, avoir plusieurs enfants, ce n’est ni mieux ni moins bien qu’en avoir un seul. Les défis ne sont pas les mêmes c’est tout.

Décider d’avoir un autre enfant n’est pas simple. Rêver d’une grande famille est une chose, la vivre au quotidien en est une autre. Parfois, c’est le contexte familial ou professionnel qui ne s’y prête pas, d’autres fois des questions de santé ou d’argent. Chose certaine, ce n’est surtout pas la place dans notre cœur qui manquerait…

 

 

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Commentaires (9)

  1. Marie-Hélène Séguin 1 mars 2014 à 12 h 44 min
    C'est bien vrai, parfois c'est des situations qui emmènent la décision d'avoir un seul enfant. Moi, j'ai 43 ans et à ma première grossesse, notre enfant avait la trisomie 21 alors nous avons arrêté la grossesse. J'ai remis ça mais ça a fait en sortie que ma fille va avoir 2 ans alors que je vais avoir 44 ans et un risque de trisomie 21 à 1 / 50 si je remettais ça. Il n'est pas question que je reprenne ce risque alors elle sera fille unique. Nous inviterons des amis pour qu'elle apprenne la vie en communauté.
  2. Isabelle 1 mars 2014 à 14 h 37 min
    Pour ma part premier enfant a 29 ans. Bon âge pour moi pour pouvoir suivre nos rêve d'en avoir un deuxième. Malheureusement le sort en a décidé autrement. Embolie amniotique à l'accouchement. Film catastrophe en directe. Aujourd'hui j'ai un magnifique petit garçon de 18 mois et je vais très bien mais un gros vide dans le coeur.
  3. Marie-Andrée 1 mars 2014 à 17 h 13 min
    Pour celles qui ne peuvent pas en avoir... Il y a tellement de petits bébés québécois qui n'attendent que de trouver une famille a eux!
  4. Véronique 1 mars 2014 à 18 h 21 min
    Je n'ai jamais voulu d'enfant et j'ai toujours vécu ma vie en sachant qu'il en serait ainsi. J'étais très heureuse et j'ai gâté mes neveux, surtout mon filleul, comme les enfants que je n'aurais jamais. Je savais au fond de moi que je n'étais pas faite pour être mère. À 39 ans, j'ai rencontré mon amoureux et, à la surprise de tous, je suis -volontairement- tombée enceinte à 40 ans. Aujourd'hui, j'ai une fille magnifique et je trouve ma vie merveilleuse. C'est comme une deuxième vie pour moi. Et finalement, oui, j'étais faite pour être mère! Et si je ne m'étais pas séparée de mon amoureux, je crois bien que j'aurais voulu répéter ce bonheur, mais ne le dites pas trop fort, personne ne me croirait ;-)
  5. Tina 2 mars 2014 à 09 h 20 min
    Effectivement, parfois ce sont les circonstances de la vie qui vont décider si l'on va avoir un ou plusieurs enfants. Avant de me marier, j'ai toujours voulu un garçon et une fille, et qu'ils aient deux ans de différence. J'ai eu mon premier bébé à 27 ans, un beau garçon en santé malgré sa prématurité à 35 semaines. Suite à cette césarienne en T (une intervention assez rare selon les médecins), je n'ai eu aucune recommandation des médecins pour les prochaines grossesses.

    Lorsqu'il avait 6 mois, j'ai eu la bonne nouvelle d'une 2e grossesse. Malheureusement, la 2e grossesse a mal tourné : le placenta était sorti de l'utérus par la cicatrice de la césarienne et ils ont dû faire une hystérectomie (ablation de l'utérus). Les médecins n'avaient pas pu détecter ça d'aucune façon, aucune échographie de routine ne le montrait. Dans leur département de gynéco, c'était la première fois qu'une telle chose arrive. Donc à 28 ans, j'apprends que je ne pourrais plus jamais avoir d'enfants. Mon rêve de vouloir donner un petit frère ou une petite soeur au premier s'éteint. L'adoption existe, mais ce n'est pas une considération pour le moment.

    Mon fils a 15 mois, en santé, et il occupe tout notre temps. Et oui, j'ai toujours cette peine en moi de ne pas pouvoir avoir un 2e enfant biologique.
  6. Soso 2 mars 2014 à 17 h 38 min
    Vos histoires me donnent la larme à l'œil... J'ai moi-même vécu un début de maternité difficile, mais avoir un beau bébé en santé apaise le cœur et l'âme.
    L'adoption n'a rien à voir avec le fait de porter un enfant et de le savoir fait de notre chair. Je suis certaine que les mamans d'enfants adoptés les aiment tout autant, toutefois.

    Ce qui me fait surtout sourire, c'est de voir de jeunes couples affirmant haut et fort dans leur émouvante naïveté de la vie qu'ils désirent beaucoup d'enfants -certains disent au moins quatre (!). Je leur souhaite vivement, mais je songe qu'après un, on prend soudainement conscience de l'ampleur de la tâche et parfois, nos envies changent...
  7. Sandra 4 mars 2014 à 12 h 06 min
    J'ai un garçon de 2 ans et 3 mois exactement et je suis en plein dans ce questionnement difficile à savoir si j'en veux un deuxième. Le déchirement est vraiment présent. J'ai toujours voulu une grosse famille et j'avoue qu'après le premier enfant et la période énormément difficile que j'ai vécu (Diagnostique de cancer, opération , dépression et trouble anxieux...), j'ai peur.
    Et de l'autre côté, ayant moi-même une sœur, j'aimerais tant pouvoir donner un frère ou une sœur à mon fils pour tous les bien faits que ça comporte....
    Je ne sais pas si j'en suis capable psychologiquement...et pour moi-même, avoir un seul enfant me comble énormément et ma vie est bien remplie!
  8. Soso 6 mars 2014 à 22 h 27 min
    Sandra, ce n'est pas facile ce que vous avez vécu!

    Je crois qu'il faut désirer ardemment un second enfant, à l'instar de notre premier. On ne peut pas faire un bébé seulement pour le bien-être de notre aîné. Mais je comprends ce que vous voulez dire. Je viens d'une famille de plusieurs enfants et j'en suis bien heureuse. Les familles à enfant unique, c'est trop triste. Mais parfois, c'est mieux ainsi. Il faut avoir de l'énergie pour élever un autre enfant, même si on sait que dans le futur ce sera génial.

    Peut-être que dans un an ou deux, votre choix vous semblera plus facile. Parfois, nos réserves d'énergie reviennent alors qu'on croyait cela impossible!
  9. Valérie 7 mars 2014 à 11 h 35 min
    Plusieurs de ces histoires me donnent le "motton". C'est le genre de chose qu'on ne souhaite à personne. Je sympathise très fort avec vous et salue votre courage.

    Je suis présentement enceinte de sept mois de mon deuxième, la grossesse va merveilleusement bien (je roule à vélo tous les jours depuis le début). J'ai un fils de 19 mois. Mon seul regret: qu'ils ne soient pas plus rapprochés! J'ai eu un problème avec un oeil et j'ai dû recevoir des traitements qui ont repoussé la deuxième grossesse. Et je vous garantis que ce ne sera pas le dernier, à moins que le sort n'en décide autrement (un à la fois, par contre). Il faut dire que mon copain est très impliqué dans les soins et dans les tâches quotidiennes. Je ne pourrais pas y arriver toute seule, en plus de mon travail à temps plein. Pour moi ça n'a jamais été une question, j'en veux plein! J'ai 34 ans et je vais faire mon gros possible pour qu'ils soient rapprochés en âge. On rit souvent en disant que ce sera 5-6 ans de couches et de nuits blanches suivis de 2 ans d'accalmie et encore un 5-6 ans de nuit blanches et d'inquiétude...

    Être parent, c'est dur des fois, mais quand on reçoit un câlin gratuit plein d'amour et de bave, on oublie toutes les difficultés!

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