Les larmes aux yeux

Les larmes aux yeux
27 septembre 2012

Depuis la rentrée, ma fille évolue dans son groupe comme un poisson dans l’eau. Elle est heureuse. Or, la semaine dernière, j’ai reçu un petit mot de la direction qui expliquait à tous les parents que le comportement de notre enfant avait pu ou pourrait changer à cause de l’excitation, du stress, de l’adaptation à de nouveaux apprentissages, etc. On nous demandait donc d’être indulgent en nous promettant, sauf exception, un retour à la normale, le temps que nos enfants s’adaptent à leur nouvel environnement. En parcourant la liste des symptômes possibles (manque d’appétit, désobéissance, agitation, etc.) , je me suis dit que cela ne nous concernait pas, jusqu’à ce que je tombe sur celui-ci : émotivité extrême, pleure pour un rien.

Le film de ma vie quotidienne s’est subitement rembobiné et j’ai compris pourquoi ma fille avait recommencé, entre deux éclats de rire, à pleurer pour un oui ou pour un non.

Repas
Moi : « Tu veux un kiwi? »
Elle : « Oh que oui! »
Je lui coupe en deux et lui tends une cuillère pour qu’elle le creuse de l’intérieur. Elle éclate en sanglots!
Elle (entre 2 litres de larmes) : « Ze voulais pas la peauuuuuuuuuuuuu. »

Cours de danse
À la fin de son premier cours, la professeure ouvre la porte pour que les enfants nous montrent ce qu’ils ont appris durant leur séance. 1, 2, 3, musique! Ma fille est tellement heureuse de me voir assister à sa chorégraphie, qu’elle passe son temps à me regarder avec un sourire jusqu’aux oreilles en me faisant systématiquement coucou de la main comme si on  se voyait pour la première fois. Du coup, elle rate la moitié des mouvements et sa prestation ressemble plutôt au bal statique de la momie heureuse qu’à celle de la gazelle sautillante et concentrée. Une fois dans l’auto, j’essaie subtilement de lui en glisser un mot.

Moi : « Tu danses vraiment bien, tu sais. Je suis fière de toi. Tu sais, pour que je te vois encore mieux danser, tu pourrais me regarder seulement au début et à la fin de ta chorégraphie parce que si tu me regardes tout le temps pendant que tu danses, tu ne vois pas ce que fait la professeure et tu fais moins bien tes mouvements. »
Elle gémit aussitôt comme un animal agonisant puis pleure à chaudes larmes. « Tu t’es fais  mal quelque part? » Elle me répond: « T’as dit que mon pestacle est pas biennnnnnnnnn! »

Je vous épargne le détail des autres scènes de notre vie quotidienne, mais j’en aurais des pages et des pages à vous écrire.  J’ai l’impression de me revoir en plein baby blues. Heureusement, tranquillement mais sûrement, elle arrive à reprendre le contrôle de ses émotions.

Et vous? Avez-vous remarqué des changements de comportement chez vos enfants? Comment les gérez-vous?

 

Catherine Goldschmidt
Je suis une drôle de maman qui adore dénicher ou inventer des jeux simples et peu coûteux pour amuser les enfants.
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Commentaires (6)

  1. Sophie 27 septembre 2012 à 14 h 11 min
    Mes deux garçons ont vécu le même genre de chose au début des années scolaires. L'année la plus difficile a été celle de l'entrée à la maternelle.

    Toutefois, à chaque année au début de l'année scolaire, nous devons les coucher plus tôt et ce, jusqu'au début octobre environ. On dirait que le nouveau groupe, le retour à la routine, les devoirs, le service de garde et les longues journées les épuisent. Ne sommes-nous pas, nous parents, épuisés en septembre?

    Cette année, nous avons surtout vécu des difficultés avec notre petite fille de 3 ans. Je crois que le retour à la routine scolaire est difficile pour elle. À notre retour du travail (pour elle, son retour à la garderie), nous avons les devoirs des grands à faire faire, le souper à préparer et notre petite a bien peu de place dans ça. Elle pleure, mange mal, dort mal et est constamment accrochée à mes baskets. Je l'invite à faire le repas avec moi, me réserve des périodes juste pour elle, mais on dirait ces temps-ci qu'ils ne sont jamais assez nombreux. Et... très franchement, je m'ennuie tellement, moi aussi, de mes enfants quand l'école commence!

    Bref, très difficile de concillier travail et famille ou, dans le cas de nos enfants, école et plaisir. : )
  2. Geneviève 27 septembre 2012 à 15 h 02 min
    Merci pour ce billet!

    Je comprends tellement mieux ce qui se passe avec mes deux trésors maintenant! Ma fille agit exactement comme la vôtre... Ça me rassure beaucoup! :o)
  3. Cindy 27 septembre 2012 à 15 h 19 min
    Très bon billet, merci!
    Mon garçon de 3ans aussi a du vivre une fin d'été difficile à la garderie puisqu'il quittait un SDG pour une nouvelle garderie. Donc début septembre a été aussi très agité pour lui...et pour moi. Pleurs le matin pour ne ''pas aller gargerie'', pleurs le soir au retour ''moi voulait toi!'', pleurs pour ci, pleures pour ça, repleure et pleure encore.... ouf! À la maison, nous avons du sortir nos réserves de patience. On le comprend, d'autant plus que sa nouvelle éducatrice a eu un accident d'auto 2 semaines après le début ''de l'année'' et que pendant les 2 semaines, il a été changé de groupe / éducatrices pour palier temporairement à la situation.
    Ça va mieux maintenant. :)
  4. Valérie 27 septembre 2012 à 20 h 01 min
    ici mes 2 garçons ont changé de groupe au CPE. le plus jeune ne veux plus s'endormir seul et le plus vieux se réveille maintenant très tôt le matin! ils mangent peu au souper et sont très agité, surtout le plus vieux. il est bien possible que ça soit le changement de routine (ou la pleine lune d'en fin de semaine:) ) mais j'espère que ça va rentrer dans l'ordre bien vite. merci de nous avoir fait par de ses symptômes possibles.
  5. Pascale 6 octobre 2012 à 05 h 16 min
    Ah! C'est donc ça! J'ai l'impression d'avoir lu l'histoire de ma puce. Mêmes réactions ici. Je lui pose des questions, j'essaie de lui faire dire avec des mots plutôt que des pleurs. J'imagine que le temps et la patience arrangeront les choses!
  6. Catherine Goldschmidt 9 octobre 2012 à 06 h 35 min
    Ça me rassure de vous lire. Je me sens moins seule! On y va un jour à la fois, mais j'ai quand même hâte que ses larmes se traduisent en mots.

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