Ma fille veut des fruits et légumes du Québec!

Ma fille veut des fruits et légumes du Québec!
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste
18 juin 2012

Récemment, à l’épicerie, j’ai dit à ma fille de 5 ans :

- Laura, je te laisse choisir les pommes. Lesquelles veux-tu?
- Lesquelles sont du Québec?

J’ai été moi-même surprise de la réponse, ou plutôt de la question, de ma fille de 5 ans. Je m’attendais à la voir choisir en fonction de la taille, de la couleur ou de la forme des pommes. Pas selon la provenance. 

Je lui ai indiqué les étalages de pommes McIntosh, Cortland et Empire en lui demandant la raison pour laquelle elle privilégiait les fruits du Québec.

- Parce que c’est meilleur pour la Terre. Les pommes du Québec voyagent moins que les pommes des autres pays et ça fait moins de pollution.

Est-ce moi qui lui ai appris ça? Je parle de toutes sortes de choses concernant les aliments, mais je ne me souviens pas d’avoir parlé d’achat local. Ça vient peut-être de son éducatrice? Ou de la sortie éducative chez un pomiculteur l’automne dernier? Peu importe, la porte est ouverte. On poursuit nos achats à la fruiterie en vérifiant la provenance des fruits et des légumes. Investie d’une nouvelle mission – et fière de m’avoir impressionnée –, Laura cherche tout ce qui vient du Québec.

- Y’a pas de raisins du Québec?
- Non, ma grande.
- Y’a pas d’ananas du Québec?
- Non.
-  Y’a pas de kiwis, de mangues, d’oranges, ou de bananes du Québec?
- Non.
- Mais maman, je ne veux pas manger juste des pommes!

Laura trouve ça un peu moins drôle soudainement. Se limiter aux produits locaux implique des sacrifices auxquels elle ne s’attendait pas. Le sort de la planète est-il moins important tout à coup? Important questionnement dans la tête d’une fillette…

Ensemble, on décide qu’on peut faire notre part pour l’environnement sans changer toutes nos habitudes. On va privilégier les produits du Québec, mais on ne s’y limitera pas. On ira au marché plus souvent, pour acheter des fruits et légumes directement des producteurs. On pourrait même souscrire au projet d’Agriculture soutenue par la communauté d’Équiterre en recevant des paniers bios d’une ferme partenaire.

Nos bonnes intentions satisfont la fibre environnementale naissante de ma fille. Ce qu’elle ignore, c’est que les bénéfices pour l’économie locale sont aussi considérables. Je lui épargne cette information. Ça fait déjà beaucoup à gérer pour une petite de 5 ans. On y reviendra. En attendant, on se réjouit de l’arrivée des fraises du Québec!

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
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Commentaires (2)

  1. Émilie 23 juin 2012 à 20 h 39 min
    Haha! Ma fille est encore trop jeune, mais c'est exactement le genre de chose qu'elle pourrait me dire. Nous déménageons en Californie le mois prochain pour plusieurs années. On dit que cet état est la terre nourricière des États-Unis. J'espère qu'on va pouvoir se régaler de pleins de produits locaux!
  2. Alexandre Gosselin 26 juin 2012 à 13 h 08 min
    C'est tellement important de mangé local. Bravo votre éducation. Un bel avenir pour la relève

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